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24 mai 2009 7 24 /05 /mai /2009 16:47

 



Pièce de théâtre ,L’amante anglaise, de Marguerite Duras.
Cette œuvre est inspirée d’un fait divers. Un roman du même nom a été écrit en 1967.

 

La véritable  histoire est celle d'une femme,Amélie Rabilloux, elle a tué son mari en 1949, et a dispersé les  morceaux de son corps dans différents trains de marchandises, lors de son arrêt elle a avoué son crime .

 

 Au début de la pièce, le mari Pierre Lannes, est assis lorsque l'interrogateur entre en scène. Le premier à être interrogé, il ne sait rien. Provincial un peu naïf, après leur mariage ils sont venus vivre à Paris, il développe la vie du couple, il trompe son épouse et s’absente souvent, il est resté avec elle car elle ne lui demande rien, il la trouve très étrange, elle parle peu d’après lui, et se réfugie dans son jardin, elle reste assise sur un banc pendant des heures. Au fil de l’interrogatoire, il n’est pas étonné de ce crime, et finit par dire qu’il aurait pu être le mort. Pendant ses absences son épouse reste avec une cousine sourde et muette, venue vivre avec eux, elle s’occupe de la maison et fait la cuisine.
 

Claire Lannes,à son tour est interrogée ,elle a avouée son crime, mais elle joue avec l’interrogateur, avec les mots, elle est roublarde, pourquoi ce crime par dépit, jalousie on ne sait pas, le corps a été retrouvé, mais elle n’avouera jamais ou se situe la tête, fait mine de ne pas savoir elle-même.

On est pris dans l’histoire de ce crime et tenus en haleine pendant tout le déroulement de la pièce, les rôles interprétés par André Wilms pour l’interrogateur, Ariel Garcia-Valdès le mari, préparent l’entrée en scène de l’accusée, Ludmila Mickaël ou Claire Lannes,  s’amuse de cette situation, jusqu’à la fin  on attend qu’elle avoue ou se situe la tête, mais en vain. Oeuvre d'une grande intensité, aussi bien par le texte que par la prestation des acteurs.

 Le décor  austère, un rideau de fer, une table deux chaises, un film projeté au début de la pièce montrant le passage des trains dans la région ou a eu lieu le crime, dans l’Essonne à la montagne pavée à Viorne. La nuit, les lumières dans le lointain au passage du train, le bruit des aiguillages, nous plonge dans l'atmosphère de ce crime.

 Marguerite Duras, c’est inspirée de ce fait divers, et a changé un peu l’histoire. Amélie Rabilloux est devenue Claire  Lannes, le mort n’est plus le mari mais une cousine vivant avec le couple venue de province

 

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18 mai 2009 1 18 /05 /mai /2009 10:27

 

Pour la première fois les trésors du Mont Athos sortent de Grèce pour s’exposer à Paris.



Un peu d’histoire :

Le Mont Athos « la sainte montagne » péninsule qui se situe dans le nord de la Chalcidique, offre l’un des plus beau paysage de Grèce. Le point le plus haut culmine à plus de 2000 mètres.

L’arrivée des moines au Mont Athos est surement due aux  événements de la seconde période de la crise iconoclaste 813-842. Persécutés pour la représentation des images, ils se sont réfugiés sur le Mont Athos favorisant leur isolement, cela depuis le V eme siècle. Ils vivent en solitaires, cela existe en Orient depuis VI eme siècles à la suite des premiers ascètes chrétiens de Palestine et d’Egypte. Ce type de vie monastique prend plusieurs formes : ceux qui se retirent du monde pour vivre à l’écart ils sont appelés anachorètes, chacun vit seul, isolé des autres cela fait un ermite. Lorsque les ermites vivent pas loin les uns des autres ils forment une communauté appelé laure, chacun vit comme il l’entend il n’y a pas de chef. Ces demi-solitaires s’exercent à l’ascète, ils peuvent consulter un ancien quand ils le souhaitent. Le plus célèbre est  Saint Antoine l’Egyptien, dont la vie, fut rédigée par son ami Athanase, évêque d’Alexandrie, qui devint le guide de la vie ascétique des générations de moines.

L’arrivée de Saint Athanase au Mont Athos X-XI eme siècle

 Saint Athanase arrive au Mont Athos en 963, il vient fonder le monastère de la grande Lavra, avec l’appui de Nicéphore Phocas, élu empereur la même année, il consacre de grands moyens à la fondation du monastère. Athanase veut importer au Mont Athos, le modèle cénobitique c'est-à-dire vivre et prier en communauté sous un même toit, avec un règlement intérieur et un chef. C’est la règle de vie « stoudite », elle aura une grande influence jusqu’au XV eme siècle et au-delà. Sa vision de la vie monastique se heurte a celle des moines anachorètes qu’il trouve a son arrivée. C’est pourtant son choix qui sera imposé avec l’aide de Byzance. Son successeur poursuivra son œuvre notamment la première réglementation ou typikon signée en 972 par l’Empereur. Ce typikon constitue le  droit athonite, encore en activité aujourd’hui

L’empire byzantin :

En 324, L’empereur Constantin décide de transférer la capitale de l’Empire à Byzance, situation stratégique  et économique favorable. La nouvelle capitale rebaptisée Constantinople, est inaugurée en 330, elle est désignée comme la nouvelle Rome, et montre ses liens avec la ville de Rome et la continuation de la tradition romaine.

Les deux siècles suivants, l’Empire doit défendre le christianisme, devenue religion d’état, et contre les invasions des nouveaux peuples tel que les Huns. Justinien 1 er (527-565)   réussit à reconquérir l’Occident et à rétablir l’unité de l’empire provisoirement. Son règne est marqué, par une grande œuvre, le fondement du droit civique moderne.

Au VII eme siècle, l’Empire traverse une crise. Il perd les provinces les plus riches de l’Orient, conquises par les arabes 636.Pendant des siècles, feront peser une menace sur Byzance. Dépossédé  d’une grande partie de la péninsule balkanique avec l’arrivée des  slaves, fin VI eme VII eme siècle.

La fondation de la Bulgarie date de 631, de cette crise nait l’Empire grec. La crise iconoclaste 730-843, opposent adversaires et défenseurs des images, cela dure pendant plus d’un siècle.

Le rétablissement du culte des images à lieu en 843, ce sera la période la plus glorieuse de l’histoire byzantine.

Les empereurs  de la dynastie macédonienne de 867 à 1056 reconquière l’Asie mineure, les Balkans et préparent une œuvre législative importante.

L’Empire connait au  IX et X eme siècle une renaissance culturelle de l’église de Constantinople et étend son influence sur les nouveaux états : 863  évangélisation de slaves, 864, baptême du tsar de Bulgarie, en 989 celui du prince russe Vladimir.

Fin XI eme, de graves troubles compromettent l’œuvre des macédoniens. La pénétration économique de Venise, Gènes et Pise, privent Constantinople  de ses ressources économiques. Les croisades ruinent et morcellent  l’Empire. La prise de Constantinople à lieue en 1204 est placée sous domination romaine. Après sa reconquête en 1261, malgré la reconstitution de l’Empire, il est affaibli  économiquement, bouleversé par des guerres dynastiques et des mouvements sociaux, l’Empire ne peut résister à l’avancé des ottomans, ils prennent Constantinople en 1453, sa chute marque la fin de l’Empire byzantin. Byzance a su créer de 1261 à 1453, une renaissance culturelle et artistique, qui survivra à la disparition de l’Empire.

Extraits du petit journal.




Mais revenons à l’exposition, à l’entrée une maquette du mont Athos, en suivant, nous avons  toute  l’histoire du Mont qui se déroule par date en même temps que la découverte des œuvres.

Les monastères sont au nombre de 20, les œuvres exposées viennent principalement de deux monastères  Vatopédi et d’Iviron.

Le Mont Athos dans l’Antiquité IV après JC.

Existence de 5 villes sur la péninsule à cette période. Des petits hameaux ont subsistés, des vestiges d‘une basilique paléochrétienne ont étés trouvés ainsi que des céramiques sans décor.

Présentation d’un bas-relief funéraire avec une inscription et une tête d’homme début II eme siècle après JC

L’arrivée des moines étrangers et de Saint  Athanase

Une icône est exposée le représentant, elle date de 1360, un psautier datant du Ix eme siècle pour les œuvres principales, une icône avec Saint Georges et Saint Paul Xeropotaminos entourant le Christ.

  Art Byzantin à Athos époque Byzantine

Cette époque correspond à l’apogée culturel et politique de l’Empire.

Les  ivoire grand succès au X  et XI  eme siècle, place importante dans la production artistique de l’époque.  Avec la dynastie des Commènes 1081-1185, c’est la floraison des arts et lettres qui atteignent leur apogée, la peinture monumentale qui orne les bâtiments monastiques.

Sont exposés : L’embrasement des apôtres Pierre et Paul 1170-1180, revêtement d’une reliure XIV eme XV eme siècle, argent doré pierres semi précieuses , icône représentant l’apôtre Marc et une icône de l’apôtre Pierre. Nous reconnaissons la peinture commène par le volume des visages, les aplats  rouges  sur les joues, les sourcils arqués et le rendu de la chevelure.

L’art Byzantin à Athos

Les 20 monastères renferment l’une des plus grandes collections d’art chrétien au monde, cela va de la renaissance macédonienne à la chute de l’empire de Byzance. Les églises et bâtiments monastiques offrent des sculptures et mosaïques, mais aussi beaucoup de manuscrits, reliquaires, broderies, mobilier et objets liturgiques.

Un certain nombre de ces objets sont à l’exposition.

 

L’art du XIII au XV eme siècle

A la faveur de la 4 eme croisade, la prise de Constantinople par les latins alliés aux vénitiens marque un passage difficile pour les monastères, qui sont occupés tour à tour par les croisés. Cette présence explique, l’arrivée d’œuvres occidentales, conservées dans les monastères.

Un exemple nous est montré par une plaque, l’adoration des mages, attribué à un atelier de Basse-Saxe entre le XII eme et XIX eme siècle, aussi une plaque en émail de Limoges.

La restauration de l’Empire byzantin par Michel VIII ouvre une période de renouveau pour la Sainte Montagne, elle correspond au renouveau de Constantinople. Ce développement monastique résiste à l’occupation serbe 1356-1371, puis à la prise d’Athos par les turcs en 1383 puis en 1393, puis la défaite des turcs à Ankara en 1406 n marque le retour e l’Athos dans l’Empire

A cette époque l’art de l’icône est fleurissant.

De grandes icones sont exposées, de Saint Georges, vers 1300, de Saint Dimitios, vers 1300

L’architecture à Athos

Le Katholikon c’est ainsi que l’on nomme l’église centrale d’un monastère. Les icones y occupent une grande place. Elles recouvrent l’iconostase (cloison séparant le sanctuaire de la nef recouverte d’icones) selon un programme bien précis. En temps que lieu principal e la liturgie, le Katholikon abrite l’ensemble des objets nécessaires au déroulement du culte. Livres saints, Evangiles, psautiers parfois richement décorés, rouleaux de liturgie, vêtements et ornements ecclésiastiques, des lutrins, mobiliers.

Présentation de lutrin XV eme en bois, de reliquaires, ornements liturgiques brodés.

Donations et protections impériales

De nombreuses donations furent faites aux monastères à l’époque byzantine. Les empereurs et leurs familles, les dignitaires byzantins, les souverains étrangers faisaient des dons aux monastères. Es œuvres précieuses des manuscrits, icônes revêtues souvent d’argent et argent doré, mosaïques. Ces dons visaient à, assurer la prière des moines. Ces donations pouvaient servir également à une admission ou bien une amélioration des conditions de vie  d’un parent moine. Ces cadeaux pouvaient jouer un rôle diplomatique.

Un exemple avec Jean VI Cantacuzène (1347-1354) au monastère de Vatopédi. Son règne marqué par des menaces extérieures, troubles sociaux au sein de l’Empire byzantin, détrôné il devient moine et pensait venir au monastère de Vatopédi dont il était un actif protecteur, il avait offert de grandes icones, des manuscrits, un epilaphios brodé la famille offrit aussi des terres.

Nous voyons ces objets tel que la croix d’iconostase fin XIV eme, un calice dit le jaspe, en argent doré seconde moitié du XIV eme, une icône de saint George, stéatite, argent doré.

Le Mont Athos après la chute de l’Empire byzantin

Repoussés deux fois les turcs sont aux portes de l’Empire. Dès 1423, le Mont Athos fait allégeance aux ottomans, 30 ans avant la chute de Constantinople. Les sultans adoptent une politique favorable aux moines. Cette alliance permet au Mont de garder son autonomie, après la chute de l’Empire, ce sera le refuge de l’orthodoxie et son défenseur, c'est-à-dire permanence de la vie monastique mais aussi une vitalité artistique. Depuis le XV eme siècle le mont Athos importe des œuvres de grandes qualités, des icones de Crète. Au XVI eme le moine crétois Théophane s’installe à Athos. Sa réalisation de la décoration en fresques des Kathonikata 1546 introduit un retour au style monumental.

 Nous pouvons voir Le prophète Ezéchiel montre une grande expressivité

Au XVII eme siècle la peinture perpétue le XVI eme, un exemple le Christ pantocrator.

Au XIX eme, un grand nombre de peintres moines travaillent à Athos, ils créent une peinture religieuse populaire qui marque la fin de l’Empire byzantin.

L’exposition se termine de nombreux livres venant des bibliothèques des monastères

Cette exposition est exceptionnelle par  la mise en valeur et la beauté des  œuvres présentées. De magnifiques panneaux photographiques de  Ferrante Ferranti   montrant  les monastères, ils permettent de situer les œuvres dans leur contexte.

Exposition  à ne pas  manquer, au petit Palais à Paris  jusqu’au 15 juillet.

 

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13 mai 2009 3 13 /05 /mai /2009 16:41

 

Onéguine, d’Alexandre Pouchkine.

Cette œuvre est le reflet de la société aristocratique russe du XIX eme siècle, le roman fut achevé en 1828.


Ballet en trois actes.   

Musiques de Tchaïkovski choisies par le chorégraphe John Cranko,

Argument extrait du programme

Le premier acte se déroule dans le jardin de Mme Lorina, ses filles reçoivent leurs amis, la joyeuse Olga est tout à sa robe tandis que Tatiana plus romantique est dans sa lecture, dans le miroir Olga découvre le visage de son fiancé, le poète Vladimir Lenski, tandis que Tatiana découvre le visage d’un inconnu, il s’agit d’Eugène Onéguine, il vient de Saint Petersburg rencontrer son ami Lenski. Il ne prête pas vraiment attention à Tatiana, c’est après son départ qu’elle est troublée. Lorsqu’elle est dans sa chambre Tatiana écrit une lettre à Onéguine qu’elle déchire et réécrit, elle rêve à cet homme qu’elle voit dans son miroir………………

Le deuxième acte, on fête l’anniversaire de Tatiana dans la maison de Mme Lerina, Lenski et Onéguine font partis des invités, Onéguine invite Tatiana à danser malgré qu’il garde ses distances, il s’installe à une table de jeu, Tatiana qui attendait un signe en réponse à sa lettre  est décontenancée, il lui rend sa lettre, elle éclate en sanglots. Le prince Grémine arrive, il est ami de la famille, Onéguine va flirter avec Olga, ce qui occasionne la jalousie de Lenski, ils se provoquent en duel. Alors que dans un parc désert au petit matin, Lenski arrive le premier, Tatiana et Olga le conjure de renoncer à ce duel, il refuse, Onéguine arrive avec un pistolet, il tire Lenski s’écroule.

Troisième acte, bal chez le prince Grémine, après 10 ans Onéguine a voyagé et revient à Saint Petersbourg, il est invité au bal, il reconnaît Tatiana mais elle est l’épouse du prince, l’adolescente romanesque est devenue une femme élégante, il se précipite vers elle, et voit défiler ses souvenirs et s’aperçoit qu’il a gâché sa vie en ayant négligé son grand amour.

Dans son boudoir, Tatiana  reçoit une lettre d’Onéguine lui annonçant son arrivée, elle supplie son mari de rester près d’elle, mais en vain. Onéguine arrive et lui voue ses sentiments, Tatiana tente de le repousser, ne voulant pas lui avouer son amour, elle déchire la lettre qu’il lui a fait parvenir sous ses yeux.

Cette chorégraphie est d’une grande sensibilité théâtrale, magnifiquement interprétée par les étoiles et danseurs de l’opéra de Paris. Le raffinement est au rendez-vous, le décor, est fait de toiles translucides. Beaucoup de délicatesse et de légèreté dans les costumes, ils ondulent avec les mouvements, les tons sont pastels avec quelques nuances de bruns.   

Le 11 mai : Onéguine : Manuel Legris , Tatiana : Clairemarie Osta, Lenski ami d’Onéguine Mathias Heymann, Olga sœur de Tatiana, Mathilde Froustey , le prince Grémine  Christophe Duquenne.

Manuel Legris fait ses adieux à la scène sur ce ballet.

Ce programme est présenté à l’opéra Garnier jusqu’au 20 mai. www.operadeparis.fr

 

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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 10:10

 

Carnet de bal à new York

New York, dégage une atmosphère particulière, elle est une ville cosmopolite. Les émigrants venus de tous horizons, ont apportés différentes cultures. La musique y occupe une place importante et est diversifiée, venue des pays de l’est et de toute l’Europe, d’Amérique centrale et du sud, d’Afrique.

New York fut un foyer important du jazz, du rock, du blues, la salsa y est née, ainsi que  le hip hop, beaucoup de musique irlandaise et juive (Klezmer), il existe de nombreuses salles de concerts et studios d’enregistrements,un grand nombre d’orchestres classiques, Broadway est le centre mondial des comédies musicales.  


Ce concert de musique de chambre, fut interprété par les musiciens de l’orchestre de l’opéra de Paris.

Au programme,  des œuvres  de Gershwin, Eric Sammut, Bela Kovàcs, John Williams (musique du film terminal), William Walton, Paquito d’Rivera, Leonard Bernstein, Alec Templeton, Artie Shaw. De la musique classique à la musique latino, Klezmer, au jazz, à la musique de film.

Grand moment musical aussi bien par sa diversité que par le talent des interprètes.

Quelques anecdotes, de la nostalgie, clin d’œil à Benny Goodman, ces artistes ont fait vibrer le public.

Philippe Cuper, clarinette,

 Jean-Dominique Burroni, pianiste,

Philippe Noharet, contrebasse,

 Damien Petitjean, percussions. 

 

Ces musiciens se produisent partout dans le monde, Usa, Europe, Amérique du sud, Australie.

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 09:50

Séraphine Louis, dite de Senlis,


Comme  les artistes de la Renaissance, Séraphine Louis, prend le nom de sa ville, et devient ainsi Séraphine de Senlis

Née en septembre 1864, à Saint-Nicolas-d’Acy, proche de Senlis, née dans un milieu pauvre, elle n’a qu’un an au décès de sa mère, et 7 ans à celui de son père, elle est élevée par sa sœur. Pour assurer sa survie, elle devient bergère puis fait des ménages à Senlis chez des bourgeois.

 Wilhelm Uhde, collectionneur allemand vivant depuis 1904 à Paris, avait organisé la première exposition du Douanier Rousseau, ami de Picasso et de Braque avait acheté plusieurs de leurs œuvres, il loue un appartement à Senlis, découvre par hasard, le talent de sa femme de ménage en 1912. 
Etre artiste et femme, d’un milieu modeste à cette époque, malgré le talent cela reste difficile.
 

Illustre inconnue dans le domaine de l’art, ne faisant parti d’aucun courant artistique. C’est par la peinture que Séraphine s’exprime, peignant à la bougie le soir chez elle, isolée du monde, son contact, la nature, avec qui elle a une relation particulière, elle parle aux arbres et aux fleurs. 
 

 C’est du « primitivisme moderne » dira Wilhelm Uhde.

 Contraint de quitter la France en 1914, il demande à Séraphine d’améliore son art, ce quelle fera, il ne  reprendra contact avec elle qu’en 1927.


 1929, il organise une exposition ce qui permet à Séraphine d’accéder à une certaine  prospérité.
 

Malheureusement, elle sombre très vite dans la folie, et rentre dans un hôpital psychiatrique en 1932, elle renonce à la peinture, elle meurt en 1942, à 78 ans.

 L’art de Séraphine est dense, elle fait partie des primitifs, avec une grande modernité, autodidacte elle confectionne ses couleurs elle-même, son mélange reste un secret. Sa signature gravée quelques fois au couteau laisse apercevoir une sous-couche de couleur contrastée

Les marguerites

Ses premières œuvres sont de petits formats. Son thème est  orienté vers les compositions végétales, des mélanges de fruits et fleurs, souvent imaginaires, des grappes de raisins se mêlant aux feuilles, des marguerites, des pommes, délicatement posées sur la toile avec un rythme dans la composition, sa palette est vive, les  tons bien harmonisés. Sur certaines œuvres, elle laisse une marge en bas du tableau  ou l’on y trouve un autre aspect de la composition, les fruits et les fleurs continuent de s’épanouir avec d’autres éléments, les feuilles plus sombres que sur le reste du tableau, comme si on pouvait voir les racines et tout ce qui est sous terre.                                                       

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                    
 Les feuilles

On ressent une force de créativité, même une obligation de peindre, Séraphine avait la foi, et n’avait vu que les vitraux et  la rosace de la cathédrale de Senlis, dont elle s’est surement inspirée.

Son œuvre comporte environ 80 toiles, les chardons 1920, bouquet de fleurs au fond rouge 1925, feuilles d’automne 1928,  un arbre de vie en 1928, l’arbre du paradis en 1929, les grappes de raisins 1930.

L’exposition présente une vingtaine de tableaux, elle est prolongée jusqu’au 18 mai, www.museemaillol.com,

Suite au succès du film, qui retrace la vie de l’artiste, interprété magnifiquement par Yolande Moreau. Ce film vient d’obtenir 7 césars. Il est également en DVD.  

L'arbre de vie 


 



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19 avril 2009 7 19 /04 /avril /2009 16:48

 

 Prato au XV eme siècle est une ville très prospère, grâce au développement des affaires et du commerce. De nombreuses commandes civiles et ecclésiastiques sont passées aux artistes du XIV eme au XVI eme siècle, échanges politiques et culturels avec Florence qui se situe à 15 km. C’est une période positive, c’est l’âge d’or de Prato. Des princes viennent vénérer la sainte ceinture exposée dans la cathédrale.

De nombreux artistes, architectes, peintres, sculpteurs, ciseleurs viennent s’installer à Prato. Filippo Lippi y reste 14 ans.

Filippo Lippi né en 1406, décède en 1469, c’est un religieux, il découvre Masaccio qui travaille à la chapelle Brancacci à Florence, tout proche de son couvent.

Masaccio apporte quelque chose de nouveau, les personnages peints de profils, les anatomies se rapprochent de la réalité, les auréoles suivent la perspective. Filippo sera influencé par celui-ci, mais aussi par Fra  Angelico, Masolino.  

 A Florence en 1420, les artistes, Lorenzo Monaco, Gentile Fabiano, sont au gothique international, l’art est raffiné élégant, de beaux costumes, ils travaillent sur panneaux de bois, la tendance : l’unification de l’espace, beaucoup d’or.

Filippo Lippi part à Prato en 1452, pour décorer la chapelle du chœur de la cathédrale.

Il à un fils Filippino en 1456 avec un de ses modèles que l’on retrouvera dans plusieurs de ses œuvres, Lucrezia Buti, elle est religieuse, ils se mettent en ménage, c'est très mal vu en Italie. Côme de Médicis ira même voir le pape, il ne faut pas oublier ils sont religieux. 

Il peint de nombreuses fresques, des petits autels de dévotion, des retables et prédelles, il travaille aussi pour Côme de Médicis. Son dessin est fluide, beaucoup de détails, la gestuelle, les marbres veinés, il essaie de travailler la 3eme dimension, on le voit dans ses volumes, on ressent la présence des corps. Sa palette est sobre, les tons doux.


Salomé danse, fluidité du vêtement. Différentes scènes représentées mises en opposition les unes avec les autres


L’exposition du musée du Luxembourg, www.museeduluxembourg.fr ,propose environ 60 tableaux, du XIV eme au XVI eme siècle. 
 Dès la première salle nous sommes à la fin du gothique, XIV eme siècle, un exemple avec la prédelle de Bernardo Daddi, évoquant la légende de la   Sainte ceinture, un tableau d’Uccello, Le polyptique de Giovanni da Milano.

 La Nativité avec saint George et saint Vincent Ferrer de Filippo Lippi et sa pala (son retable) qui représente  la Vierge à la Ceinture

Quelques tableaux avec des fonds d’or sont aussi exposés, un clin d’œil pour montrer la richesse de la ville.

L’importance de la sculpture au XV eme siècle, y est montrée, présentation de quelques autels de dévotion privée, il s’agit de petits formats, commandes de particuliers, il faut prier chez soi, ces tableaux peuvent être emporté lors de déplacements. Ils sont en terre cuite rehaussée de polychromie. Quelques exemples avec Donatello, da Maiano, Bliglicci.

Tout au long de l’exposition, nous rencontrons les œuvres de Lippi ainsi que les œuvres faites  avec ses collaborateurs Fra Diamante, Di Zanobi, les œuvres de ses suiveurs tel que Botticelli, qui a travaillé dans son atelier, Tommaso di Piero dit Il Trombetto, Luca Signorelli, Zanobi Poggini, Raffaellino del Garbo et Filippino.

Son  style est novateur, « la maniera », ses  vierges à l’enfant sont exceptionnelles, élégantes, les traits fin, une belle gestuelle, des drapés raffinés.

 
 

 Filipino n’a que 13 ans à la mort de son père, il travaille dans l’atelier de Botticelli, il emprunte  a son maitre les figures allongées et affinées, élégantes. Il connaît rapidement le succès et est choisi pour terminer la décoration de la chapelle Brancacci de l’église Santa Maria del Carmine à Florence. Il peint également les fresques de La chapelle Carafa de Santa Maria sopra Minerva à Rome. A son retour de Rome, Filippino Lippi est chargé  par Laurent le Magnifique de peindre les fresques de sa villa, (aujourd’hui disparues), 

Filippino peint par son père

Ce parcours  nous montre le foisonnement artistique existant à Prato à cette époque et permet de voir l’évolution stylistique de Filippo Lippi, grand de la Renaissance, et de son fils Filippino.

Très belle exposition.

 

 

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11 avril 2009 6 11 /04 /avril /2009 18:19

Une très grande exposition à la Pinacothèque de Paris, Valadon, Utrillo 50 tableaux pour chaque artiste. Suzanne Valadon a évoluée auprès des peintres impressionnistes en tant que modèle, et s’est inspirée de ses maitres pour s’orienter à son tour vers cet art, principalement Degas, dont elle a repris un thème le tub. Ses esquisses nous révèlent son talent dans l’art du dessin. Tout au long de l’exposition on peut  admirer l’évolution de sa technique. Son thème  favori,  les nus,  sont représentés quelques fois avec une certaine violence, transmise par les tons de sa palette. 
 

Ses tableaux sont exposés en alternance avec ceux de son fils, Maurice Utrillo, les œuvres de Maurice présentées sont celles de sa période blanche, sa technique est d’une grande précision et le travail de ses blancs remarquable, ses sujets principaux : le quartier Montmartre où il a vécu, et les églises. Le rendu de la pierre est exceptionnel, la manière de la travailler, ses reliefs. On ressent la détresse de cet artiste dans son coup de pinceau, les représentations des rues sont souvent sans vie.


Ce couple mère-fils nous donne l’impression d’un rendez-vous manqué, un grand respect l’un envers l’autre, tous les deux autodidactes,  leur  succès en alternance, tel un chassé croisé.

 Très belle exposition qui nous montre à travers ces deux artistes l’évolution de la peinture au tournant du siècle,  de l’impressionnisme à l’école de Paris.

Exposition à ne pas manquer.

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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 23:22

Bienvenu sur le blog Tinou-évasion.

Ce site est l'expression de mes voyages, expositions, spectacles, livres. Bref tous mes coups de coeur qui enchante notre vie.

Pourquoi les voyages ? car le besoin d'évasion est sans limite. L'envie de découvrir de nouvelles cultures et de nouveaux horizons.

Pourquoi les expositions ?  pour nourrir mon amour de l'art.

Pourquoi les livres ? pour partager une oeuvre d'un auteur.



J'espère que ce site vous donnera satisfaction et au plaisir de lire vos commentaires.

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