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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:59

 Sonia Delaunay naît en 1885 en Ukraine sous le nom de Sara Elievna Stern (dite Sonia), elle est confiée à son oncle maternel Henri Terk, membre de la bourgeoisie éclairée de Saint-Pétersbourg.  Pour parfaire son éducation russe, elle prend le nom de son oncle, elle découvre l’art et la culture européenne et voyage en Europe. Elle apprend le français, l’anglais, l’allemand

Elle étudie peu les beaux-arts, mais est élevée dans un milieu artistique:

Elle part  deux ans étudier le dessin  à  Karlsruhe (Allemagne), son professeur est connu pour son style réaliste.

Elle arrive  à Paris en 1906,  elle étudie à l’académie de la palette à Montparnasse, s’initie à la gravure et découvre les peintres fauves et l’œuvre de Gauguin.

1907, Sonia rencontre Robert Delaunay, artiste d’influence  impressionniste, cubiste, divisionniste.

Après son divorce avec Uhde.

1910, Sonia épouse Robert Delaunay

1911, naissance de Charles, fils de Robert et Sonia

1912, chez Apollinaire, Sonia rencontre Blaise Cendrars . Elle invente avec son second mari, une vague de peinture appelée orphisme par Apollinaire en 1912, qui ne correspond à aucun courant en peinture, mais fait référence à son poème Orphée daté de 1908.

1913, création du label atelier simultané. Premier salon d’automne allemand de Berlin

1914, Les Delaunay s’installent en Espagne surpris par la guerre lors d’un séjour dans le pays basque.

1916, l’artiste est invitée à, exposer à Stockholm

1917 le couple   retrouve Serge Diaghilev, premiers contacts avec Tristan Tzara et le mouvement Dada zurichois.

1918, ouverture de la maison Sonia à Madrid,  maison de décoration d’intérieur et de mode

1920, Sonia expose à Berlin.

1921, le couple Delaunay rentre en France

1922-23, Sonia  dessine des robes-poèmes et costumes pour les soirées dadaïsmes

1924, installation d’un atelier textile dit l’atelier des simultanés  boulevard Malesherbes à Paris

1925, ouverture de la maison Sonia. Elle est présente avec le fourreur Heim et le maroquinier Girau-Gilbert à l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels modernes. Début de sa collaboration avec les magasins hollandais Metz & Co

1929, la maison Sonia Delaunay devient tissus Delaunay, elle ferme l’année suivante. L’artiste continue ses créations de tissus par ses propres moyens.

1932, l’artiste expose avec "abstraction et création", elle assiste Félix Aublet (architecte, peintre) dans ses projets d’aménagement intérieurs.

1937, Sonia participe à l’exposition internationale des arts et techniques dans la vie moderne, présentation de peintures monumentales.

1938, Les Delaunay réalisent des peintures monumentales avec  Gleizes et Villon pour le XV eme salon des Tuileries (cet ensemble se trouve aujourd’hui au musée d’art moderne).

1940, les Delaunay quittent Paris pour Châtelguyon puis Mougins

1941, Décès de Robert Delaunay. Sonia rejoint les Arp et Magnelli à Grasse.

1945, Sonia revient à Paris.

Elle s’oriente de plus en plus vers l’art abstrait et crée en 1946 le "Salon des réalités" rétrospective de Robert Delaunay à la galerie Louis Carré.

1949, exposition "Figure" avec Robert Delaunay dans les deux volets de l’exposition sur l’abstraction organisée par la galerie Maeght avec le concourt d’Andry-Farcy (artiste et conservateur du musée français 1882-1950). Publication de "l’art abstrait" : ses origines, ses premiers maîtres par Michel Seuphor ( critique d’art abstrait, peintre et écrivain français 1901-1999) il présente les Delaunay parmi les fondateurs de cette tendance

1951, Première assemblée du groupe Espace

1953, exposition le "Cubisme 1907-1919", l’artiste y présente 4 œuvres. Exposition personnelle chez Bing.

1958, Sonia Delaunay est nommée Chevalier des Arts et Lettres. Première rétrospective importante de son œuvre en Allemagne.

Durant les années 60 Sonia Delaunay fait donation  d’œuvres au Musée d’Art Moderne (114 œuvres), mais aussi un ensemble de tissus aux Arts Décoratifs.

1973, Grand prix des arts de la ville de Paris pour son œuvre.

Elle décède en 1979

Sonia et Robert Delaunay ont travaillé sur la recherche de la couleur pure et du mouvement des couleurs simultanées, tendance qui a inspirée d’autres artistes tel que Fernand Léger, Jasper Johns (peintre américain).


L’exposition :

 

  La couleur expressive :


A partir de l’année 1907, l’artiste dessine et peint de nombreux portraits ou se croisent ses proches (sa tante Anna Terk, la couturière Philomène, son ami le poète  Tchouiko) et quelques anonymes (des paysans finlandais rencontrés lors de ses séjours fréquents dans la demeure familiale  de Novaya-Kirka) , Sonia y passe des vacances dans les années 1905-1907.

Son style est précis et réaliste, ses œuvres s’orientent dès-lors vers un expressionnisme coloré. Inspirée par les œuvre de Gauguin, Van Gogh et des Fauves, elle compose des peintures en aplats avec des couleurs vives, en poussant  jusqu’à la caricature  les traits distinctifs de ses modèles. Les figures sont bordées d’un épais cerne noir, se détachant sur des fonds colorés parfois ornementés.

Un exemple avec le "nu jaune" daté de 1908, on retrouve les différentes influences ayant marqué les débuts de l’artiste

"Tête de petite finlandaise" au fusain en 1904

"Deux fillettes finlandaises" 1904

"Jeune fille endormie" 1907

"Jeune finlandaise" 1907

"La finlandaise" 1907

"Paysan finlandais" 1906 au crayon

"Finlandaise" 1908


sonia finlandaise 1908

 

Les années de formation :

Un ensemble de photographies montrent Anna Terk

Sonia dans l’atelier de dessin Ludwig Schmidt-Reutte à Karlsub 1908

Sonia et Michel Sevier en Finlande 1901

Sonia et Wilhelm Uhde 1908

Quelques dessins au fusain et à la craie :

"Tête d’homme "

" Jardin du palais du Luxembourg"

" Bord de l’eau en Finlande " 1908

" L’île saint Louis "  à la mine graphite 1906

"Portrait du peintre Kahler" 1907

"Philomène" 1907

Quelques dessins représentent des nus.

 

 

Les Simultanés :

 

Après leur mariage Robert et Sonia s’installent  rue des grands Augustins.  Partenaires artistiques, leur travail évolue en cordée et s’oriente, dès 1912, vers l’abstraction. Guidés  par les théories de Michel-Eugène Chevreul sur l’interdépendance perceptive des couleurs, ils explorent le jeu des contrastes créés par la juxtaposition des tons. Les Delaunay  proclament la naissance  d’un nouvel art global qui repose sur le pouvoir constructif et dynamique de la couleur : le simultanisme. Proche des représentants de l’avant-garde artistique parisienne et internationale, le couple participe à de nombreuses expositions dès 1913 (premier salon d’automne allemand de Berlin à la galerie  Der Sturn, au XXX eme salon des Indépendants de Paris en 1914).

Au-delà de la peinture, Sonia explore une variété de supports techniques liés aux arts appliqués. L’appartement du couple devient un environnement artistique, et est décoré par les créations simultanées  de l’artiste (abat-jour, coffres, coussins). A la naissance de son fils Charles en 1911, Sonia créé un patchwork de couleurs vives à la manière des paysannes russes pour recouvrir le berceau de son fils. Après la seconde guerre mondiale l’artiste  présente la couverture de berceau tendue sur châssis, encadrée et au mur, comme sa première œuvre abstraite.

Elle créé aussi, sur le principe du patchwork, des collages de papier, véritable assemblage de couleurs pures, figuratives ou abstraites, ces compositions reprennent les sujets de ses toiles tel que prisme solaire simultané daté de 1914, ou s’inspirent  de la poésie moderne. Sonia découpe assemble et colle des fragments de papier et de textile sur les plats de couvertures des ouvrages de ses amis : Guillaume Apollinaire, Ricciotto Canudo, Blaise Cendrars.

 

Exposé :

"Contrastes simultanés" 1912

"Conférences de Smirnoff" 1913

"Nature morte" 1909

"Une broderie de feuillages" 1909

"La couverture du berceau", tissu cousu sur toile 1911

"Un coffre à jouets peint"

Deux compositions réalisées sur les plats de couverture de livres d’Herwarth Walden 1910 Berlin

Pour le livre d’Alexandre de Mercereau "contes des ténèbres"1911

Pour le livre "Puissance de Paris" de Jules Romain

Pour " l’hérésiarque et cie " de Guillaume Apollinaire daté de 1911

Pour les "transplantés"de Ricciotto Canudo en 1913

Pour la " Prose du transsibérien" et " la petite Jehanne de France" de Blaise Cendrars.


sonia prose

 

Histoire de la prose du Transsibérien :

Blaise Cendrars écrit ce poème début 1913, il a été édité et mis en forme par Sonia Delaunay. Cet ouvrage est le premier livre simultané. Dans l’édition originale le poème est composé de deux titres :  La prose du transsibérien   et   la petite Jehanne de France. A partir de 1919, les éditions prennent le second titre et remplacent  Jehanne par Jeanne. 

L’écrivain se lie d’amitié dès 1912 avec des littéraires et des artistes de l’école de Paris : Chagall, Léger, Modigliani, Delaunay. Dans ce premier livre simultané le texte et l’image sont étroitement imbriqués afin de créer une émotion artistique nouvelle. Les compositions de couleurs sont de Sonia Delaunay

La prose du Transsibérien se déroule comme une ballade, la nostalgie d’une  époque de jeunesse.

 

Manifeste de la couleur :

 

La vie moderne, fascinés par le pouvoir de la lumière naturelle et électrique sur laquelle repose la théorie des contrastes simultanés de couleurs, les Delaunay veulent un art propre à incarner la vie moderne, reflets de la simultanéité du monde.

Paris ville moderne par excellence, inspire à Sonia les études de foules croquées sur le boulevard Saint-Michel, les projets publicitaires extraits des façades d’immeubles parisiens, la série du Bal Bullier et  le magistral tableau des prismes électriques, kaléidoscope de lumière et expression exaltée du dynamisme de la vie moderne.

Exposé :

"Pression électrique" 1913

"Tango Magic city" 1913


sonia tango magic city

 

"Prismes électriques" 1914


sonia prismes electrique

 

Quelques photos, des projets de publications

Des Etudes de "foule boulevard Saint Germain"

Etude du "boulevard Saint-Michel" au pastel


sonia s=bld st mich pastel

 

Des projets de publicité

Des extraits de façade des murs parisiens

 

Sonia Delaunay conçoit également des vêtements : les costumes simultanés. Patchwork de tissus directement taillés dans la couleur, ces tenues bigarrées sont portées par les Delaunay et leurs amis pour aller danser. Ils fréquentent assidument le bal Bullier, grande salle de danse équipée de globes électriques. Le lieu et les danseurs sont peints par Sonia dans sa série éponyme de 1913.

Exposition de quelques costumes :


sonia costume

 

Etude du   bal Bullier 1913

 

sonia bal bullier

 

Le bal Bullier créé à paris par François Bullier au milieu du XIX eme siècle , a fermé ses portes en 1940. Il se situait vers le Val de Grace 5 eme arrondissement. Son propriétaire continu  de l’agrandir vers 1850 et change la décoration, il s’inspire de l’Orient et de l’Alhambra (cabaret parisien), en ornant les bosquets  de lampes à gaz en forme de gerbes et de girandoles en verres de toutes les couleurs. On y propose différentes animations, mais c’est surtout le bal qui attire et ne ferme pas pendant les mois d’été, on y danse la mazurka, la scottish  remplaçant le quadrille et la valse, qui avait été supplanté par la polka et le chahut-cancan. Jusqu’en 1914, les Delaunay y venaient tous les jeudis, ce qui a inspiré Sonia pour son tableau. Les célébrités se mêlent aux midinettes. C’est dans ce lieu que Sonia porte ses premières simultanées, et Robert porte un costume de même style. Les Delaunay faisaient sensation en dansant le tango, Guillaume Apollinaire fait du couple des véritables stars, dans un article publié début 1914 dans le Mercure de France, sous le titre "les réformateurs de costumes", le poète écrit : "il faut aller voir à Bullier, le jeudi et le dimanche, Madame  et Monsieur Delaunay, peintres, qui sont entrain d’y réformer le costume".

Tango 1913


L’Espagne et le Portugal :

 

En août 1914, le couple Delaunay séjourne à Fontarrabie, dans le nord de l’Espagne. Surpris par la guerre, ils décident de rester et s’installent à Madrid. Sonia en observatrice privilégiée des danses de flamenco, elle représente les musiciens et chanteurs, dans les séries "chanteurs de flamenco et  danseuses", la figure rayonne au centre d’une myriade de cercles concentriques et colorés. Les compositions circulaires et la distribution des couleurs accentuent l’impression de mouvement.

Au printemps 1915, les Delaunay partent pour le Portugal, ils s’installent à Lisbonne et sont accueillis comme les chefs de file de l’avant-garde internationale. Ils constituent une association avec des membres de l’avant-garde artistique portugaise et imaginent des projets d’expositions et publications tel qu’en témoigne l’album No 1 de Sonia. La lumière est éclatante dans le pays, les couleurs des marchés populaires donnent à l’artiste de renouer avec la figuration qu’elle exalte au sein des grandes compositions dynamiques  qui mêlent aux scènes du quotidien, paysages et natures mortes coloristes.  

 

Exposé :

Quelques autoportraits de 1916 à 1920

Des photos du séjour

Des projets de couverture notamment pour Vogue en 1916

"Femme à la pastèque" 1916

"La marchande d’oranges" 1916

"Le marché du Portugal" 1916

"Composition d’une danseuses" en 1916

"Chanteur de flamenco" 1917


sonia flamenco

 

"Chanteurs  de flamenco et danseurs au centre de la composition"

En 1917, les Delaunay sont sollicités  par Serge Diaghilev, créateur de la troupe des ballets russes.  Robert conçoit les décors et Sonia les costumes du ballet Cléopâtre présenté à Londres.

Exposé :


"Le costume pour le ballet Cléopâtre".


sonia costume cleopatre

 

"Deux projets pour Cléopâtre" à Madrid aquarelle de 1920

"Projet de costume égyptien pour Cléopâtre"

Jusqu’à leur retour en France en 1921, Sonia participe à différents projets liés au spectacle (décor pour le petit casino de Madrid, costume d’Amnéris pour Aida présenté au Liceu de Barcelone) elle expose ses créations à plusieurs reprises à Bilbao, à Madrid  et à Berlin en 1920.

Exposé :

 "Le projet de costume pour Amnéris" (Aida)

"Projet de costume pour Gaby" à l'encre de chine (petit casino de Madrid en 1919).


sonia gaby encre de chine

 

 

19 boulevard Malesherbes, l’atelier Simultané :

 

1921, les Delaunay entrent en France avec le projet d’ouvrir un commerce de mode à Paris, 19 boulevard Malesherbes, dès leur emménagement  ils reçoivent toute l’avant-garde artistique et littéraire internationale.

1924 Sonia installe l’atelier simultané dédié à la création du textile, au cœur de son appartement. L’artiste emploie des ouvrières russes pour recopier ses projets de tissus, dessiner, confectionner ses modèles, tricoter des articles en maille, broder des écharpes et des manteaux en laine.

1925, inauguration de sa propre enseigne, au sein de laquelle est proposée une vente d’articles fabriqués par l’atelier vendue à une clientèle chic et cosmopolite. L’enseigne propose également des tissus créés d’après les projets  les projets originaux de l’artiste : les chevrons, zigzags, motifs en escaliers, serpentines, rayures et losanges caractéristiques du style art déco, se déclinent en nombreuses gammes de couleurs.

Exposé :

"Des échantillons de tissus de vêtements plus rares"

"Reconstitution du mannequin de verre" créé par Vigneau en 1928

"Une étole en soie"

 

L’artiste créé aussi du mobilier et tapis, tapisseries murales, tissus d’ameublement, rideaux coussins comme en témoigne le salon du boulevard Malesherbes, les mannequins et artistes  posent dans ce salon, de nombreux articles sont publiés dans la presse internationale  attestent la diversité et la modernité de ses créations. Sonia Delaunay  peint de grandes compositions où les modèles posent au sein de décors intérieurs géométriques (robes simultanées, trois femmes, formes, couleurs). Exposées lors de grandes manifestations artistiques tel que le Salon des Indépendants de 1923 et trente ans d’art indépendant au grand Palais en 1926, elle présente un stand simultané  au Salon d’automne de 1924, à l’exposition internationale des arts décoratifs et industriels de 1925, Sonia présente sur le pont Alexandre III la boutique simultané.

Présentation à l’exposition :

"Une veste arlequin"

"Des créations de dessins pour des foulards"

"Des broderies"

"Le manteau de Gloria Swanson"


sonia manteau

 

"Quelques photos de manteaux"

"Une photo montrant un bureau aménagé" par Sonia pour l’exposition de l’union des artistes  en 1930

"Jeu de formes géométriques" 1930.


Le théâtre du simultané :

 

Depuis leur séjour en Espagne les Delaunay étaient en contact avec Tristan Tzara et les acteurs du mouvement DaDa. 

Dès leur retour en France, ils retrouvent une place  prééminente au sein du paysage artistique. Leur appartement devient le haut lieu  de rencontre de l’avant-garde artistique et littéraire, poètes et peintres s’y côtoient. La presse rend visite à Sonia Delaunay on y décrit l’appartement richement décoré. Sonia expérimente  l’art du textile  comme support artistique. Elle créé plusieurs robes poèmes  d’après les  vers des poètes qu’elle affectionne Tristan Tzara, Joseph Delteil, Louis Aragon, Philippe Souppault et Vicente Huidobro.

Exposé :

" robe-poème" " oublions les oiseaux, les étoiles " crayon et aquarelle de Sonia en 1922


sonia robe poeme

 

Sonia Delaunay aménage et décore en 1923 des costumes de scène géométriques et colorés  pour les événements du groupe "le cœur à gaz "  pièce de Tzara représentée lors de la célébrité soirée du cœur à barbe  et les bals de Montparnasse.  En 1926, l’artiste créé les décors et costumes du film "le Vertige" de Marcel L’Herbier et également celui d’une scène centrale du "P’tit Parigot "de René Le Somptier, vitrine vivante des arts de son époque, la scène est tournée dans un appartement décoré par Sonia, les comédiens et la danseuse portent les créations de l’artiste.

Exposé :

Une photo montre la danseuse roumaine Lizica Codreano portant le costume du Pierrot éclair dessiné par Sonia pour le p’tit parigot.


sonia photo danseuse roumaine

 

Des projets de robe pour le film le P’tit Parigot 1926

Des costumes de carnavals peints à l’aquarelle datés de 1923

 

Les grandes décorations :

 

L'artiste s’oriente vers l’art monumental dans les années 1930. Aux cotés de son mari elle participe  au premier salon de l’art mural en 1835, mais c’est l’exposition internationale des arts et des techniques qui permet au couple en 1937 de concrétiser  sa recherche d »une synthèse des arts. L’événement vise à soutenir la création contemporaine en temps de crise et à réconcilier le public avec ses formes les plus modernes.

Léon Blum a voulu que l’avant-garde soit présente à l’exposition universelle de 1937, il confie à Robert et Sonia Delaunay la décoration du Pavillon des chemins de fer et le Palais de l’air ( avec une condition, qu’ils fassent travailler 50 peintres chômeurs).

Sonia créé et supervise l’exécution de deux ensembles de panneaux monumentaux : Voyages lointains et Portugal et la réalisation du Palais des Chemins de fer

Exposé :

Un panneau montrant l’exposition internationale des techniques dans la vie moderne 1937

Une nature morte pour voyages lointains aquarelle datée de 1937


sonia voyage lointain

 

Un panneau pour le pavillon des chemins de fers pour l’exposition internationale  Paris en 1937

Moteur d’avion pour le palais de l’air 1937 tempura sur toile.

 

Réinventer l’abstraction :

 

1940 le couple part pour Châtel-Guyon, puis s’installent à Mougins Robert Delaunay décède en 1940. Sonia rejoint les époux Arp , Alberto et son épouse Suzy Magnelli refugiés à Grasse, ils forment un groupe artistique, ils poursuivent les recherches abstraites entreprises avant-guerre et réalisent ensemble un album  de lithographies

Sonia contribue à la reconnaissance de l’œuvre de son mari, elle est le relai

Sa peinture connaît un profond renouvellement dès la fin de la guerre. Le répertoire de ses formes géométriques s’enrichit sous l’influence de ses projets textiles. Sa palette privilégie le noir  et se simplifie au profit des couleurs vives, fortement contrastées. La gamme colorée, le geste spontané et la diversitédes formes en sont un exemple frappant dans l’une des œuvres exposée 

 

" L’affreux Jojo" daté de 1947


sonia delaunay affreux jojo

 

"Rythme coloré" 1952

"Quelques photos"

"Rythme couleur" 1955


sonia rythme couleur

 

« L’art abstrait n’est important que s’il est le rythme sans fin ou se rejoignent le très ancien ou le futur lointain » Sonia Delaunay

 

Sonia Delaunay expérimente ses nouvelles compositions au travers de gouaches de grands formats. Elle les utilise pour expérimenter des combinaisons de formes et de couleurs qu’elle exploitera sur d’autres supports.

Exposé :

"Mallarmé" différents rythmes colorés 1961

"Une composition pour jazz "1952


sonia jazz

 

"La consécration" 1963

"Gouache et Tzara" en 1961

Juste présent en collaboration avec Tzara, 8 eaux-fortes de Sonia Delaunay "la rose des vents" 1961

Quelques extraits du catalogue de l’exposition.

Magnifique exposition qui permet de découvrir toute la diversité et l’évolution artistique de Sonia Delaunay. 

Jusqu’au 22 février au musée d’art moderne Paris

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Published by Tinou - dans Exposition
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