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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 13:39

La famille Ephrussi, famille de banquiers juifs originaires d’Odessa, ils se sont établis à Paris dans les années 1865-70, et à Vienne en Autriche.

Charles Joachim (1792-1864), nait à Odessa, il a bâtit la fortune de la famille, il était dans le commerce du grain. De son premier mariage avec Belle Levensohn, il a  deux enfants Léon et Ignace. 

Léon nait en 1826, il épouse Minna Landau, ils ont 4 enfants :

 Jules, épouse Fanny Von Pfeiffer, Ignace et Charles sans postérité, Betty épouse Maximilien Edouard Hirsh Kann, ils ont une fille Fanny, elle aura 4 fils.    

Ignace nait en 1829, il épouse Emilie Porges, ils ont trois enfants :

 Viktor Ritter von Ephrussi qui épouse Emmy Schey Von Koromla ils ont quatre enfants : Gisela, Elisabeth, Ignace, Rudolph, Stephan sans postérité,  Anna épouse Paul Herz Von Hertenried (ils ont deux enfants)

 Ignace fonde la banque Ephrussi en 1856 à Vienne, il est anobli en 1872 par l'empereur d'Autriche. Plus tard deux succursales seront ouvertes une à Londres l’autre à Paris, des membres de la famille  iront  à Paris et à Londres pour diriger ces banques.

Revenons à  Charles Joachim, il épouse Henriette Halperson en second mariage, ils ont quatre enfants Michel, Maurice, Thérèse, Masha.

Michel épouse Liliane Beer, ils ont trois fille, Thérèse épouse Léon Fould, ils ont un fils et une fille Maurice épouse Charlotte Béatrice de Rothschild sans enfant, Marie épouse Guy de Percin, ils ont une fille. 

 Charles Joaquim et sa famille ont quitté la Russie pour s’établir à Vienne ou il décèdera en 1864.

Jules et son épouse Fanny Von Pfeiffer viennent à Paris, Jules est banquier et administre avec ses oncles Michel et Maurice et leur associé Théodore Porgès la filiale française de la banque Ephrussi. Il fera construire un hôtel particulier de style Louis XVI à Paris.

Les frères de Jules, Ignace et Charles, sont également à Paris.

Charles (historien et critique d’art), s’est consacré à l’étude de la Renaissance Allemande, en particulier à Albrecht Dürer, mais aussi grand amateur d’art asiatique et collectionneur, il commence sa collection de Netsuke à Paris. Il rencontre les frères Goncourt dans les galeries, musées, dans les soirées mondaines. Il est ami avec les impressionnistes.

La famille Ephrussi fut dispersée dans le monde, issue de Russie elle s' est dispersée en France, Autriche, Angleterre, Mexique, Japon, USA. 

Il y a des descendants jusqu’à ce jour.

 

ephrussi 

 

Céramiste reconnu, Edmund de Waal (anglais)  auteur de ce livre est l’un des derniers descendants de cette illustre famille et héritier de la collection de netsuke. 

Il retrace toute l’histoire de la famille Ephrussi grands collectionneurs d’art. Récit passionnant qui narre le parcours d’une collection de netsuke (miniatures japonaises), changement de propriétaires, elle évite le pillage nazi grâce à une servante, elle traverse différents pays elle nous emmène jusqu’au Japon.  Cette collection appartient en premier au collectionneur Charles Ephrussi (historien et critique d’art), ami de Renoir et autres impressionnistes, de Marcel Proust. Puis, la collection part à Vienne lorsque Charles l'offre à son cousin Viktor en cadeau de mariage.

Plus qu’un livre c’est un document à lire absolument.

Editions Albin Michel 

 

A visiter également la villa Ephrussi de Rothschild à Saint-Jean-Cap-Ferrat.

Charlotte Béatrice de Rothschild épouse en 1883   Maurice Ephrussi.

Cette demeure fut construite entre 1905 et 1912  elle présente une collection importante de tableaux, porcelaines, et mobilier. Entourée de magnifiques jardins elle domine la mer.

Aujourd’hui cette villa appartient à l’académie des beaux arts de l’Académie de France

 

villa ephrussi 

 

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29 juillet 2011 5 29 /07 /juillet /2011 14:58

Gabriel Dussurget  nait en 1904, en Algérie ou il passe son enfance, malade, on lui conseille de rentrer en Europe. Son destin va s’orienter au fil de ses rencontres, Maurice Escandre, homme de théâtre, qui fut administrateur général de la Comédie Française de 1960 à 1970, le met en contact avec le monde du théâtre. Lorsqu’ ‘il prépare son bac il rencontre Doda Conrad, fils de la cantatrice Maria Freund et Georges Hugnet jeune poète ami de Cocteau et Jules Supervieille. Il rencontre le tout Paris musical avant d’avoir 20 ans, il fréquente le salon de Madame Freund, l’entourage de Jean Cocteau et va à la Comédie française.

 

1928, il rencontre Henri Lambert (acteur), avec qui il partage sa vie. Ils vont assister à tous les opéras que ce soit à Milan Salzbourg, rencontrent de nombreux artistes, musiciens, compositeurs, comédiens. Ensemble ils vont créer, le bureau des concerts de Paris et feront débuter de nombreux artistes.

 

1942, ils fondent une école d’art lyrique au théâtre Daunou, une école d’art dramatique en compagnie de Jean-Louis Barrault, Madeleine Renault, Raymond Rouleau et bien d’autres.

 

1945, c’est avec Roland Petit et Boris Kochno, il participe à la création du ballet des champs Elysées qu’il administre avec Henri Lambert.

 

 C’est en 1948 que la comtesse Lily Pastré, musicienne et mécène, voulait créer un festival près de Marseille, elle fait appel à Gabriel Dussurget qui cherche un lieu pour ce festival. C’est avec l’aide de Roger Bigonnet, représentant du casino de la ville que Dussurget créé le festival avec Henri Lambert, la comtesse Pastré et Edmonde Charles-Roux qui apporta sa collaboration. Ce festival s’ouvre avec un Cosi Fan Tutte de Mozart.

Gabriel Dussurget va diriger ce festival jusqu’en 1972, il aimait donner sa chance à des jeunes artistes tel que Jean-Pierre Rampal, Gabriel Basquier, Règine Crespin, Pierre Boulez, Teresa Berganza, Serge Baudo et tant d’autres.

En 1959, il travaille à l’opéra de Paris, il est conseillé artistique de Georges Auric administrateur, ils sont nommés par André Malraux.

Il décède en 1996.

L’Histoire du festival d’Aix

 

Le festival d’art lyrique d’Aix en Provence, est un festival d’opéra et de musique classique. Il fut crée en 1948 par Gabriel Dussurget, il a lieu tous les étés à Aix dans différents lieux. C’est l’un des grands festivals lyriques européens, avec une affinité particulière pour les opéras de  Mozart.


A l’origine les représentations se déroulaient en plein air dans la cour de l’archevêché, maintenant il se déroule dans différents lieux : le théâtre de l’archevêché, le théâtre du jeu de Paume, l’hôtel Maynier d’Oppède et plus récemment dans le grand théâtre de Provence (construction en 2007).

 

Le souhait de Gabriel Dussurget était d’encourager l’activité musicale dans la région marseillaise. Il sera le directeur de ce festival jusqu’en 1972.

 

Lors du premier festival c’est Cosi fan Tutte qui est donné en juillet dans la cour de l’archevêché, c’est le chef autrichien Hans Rosbaud de Baden-Baden qui dirige. Ce chef  dirige l’orchestre de la radio de  Francfort de 1929 à 1937 et interprète des œuvres d’Arnold Schoenberg, Bartók, Stravinski, Hindemith, Krenek. Il a exercé une forte influence sur Pierre Boulez. La même année des concerts et récitals sont donnés, à la cathédrale Saint-Sauveur, une messe du couronnement avec Maria Stader, soprano Suisse, elle est réputée pour la clarté et la finesse de sa voix.

 

1949, c’est Don Giovanni qui est programmé, très grand succès, décors et affiches d’Adolphe Jean Marie Mouron dit Cassandre, décorateur de théâtre, affichiste, peintre, lithographe. Il fut particulièrement marqué par le  cubisme et le  purisme, ainsi que par le travail des photographes et des cinéastes.

 

Trois opéras sont programmés deux de Mozart, par festival et le troisième tiré des répertoires baroques ou contemporains.

Des changements seront effectués lorsque Gabriel Dessurget ne sera plus directeur.

 

En 1974, c’est Bernard Lefort qui le remplace ; il ouvre le festival au bel canto avec des opéras de Verdi et Donizetti

 1982, Louis Erlo devient le directeur (ancien directeur de l’opéra de Lyon) il programme des opéras baroques, Purcell, Gluck, Lully, Rameau

1998, Stéphane Lissner, ancien directeur du théâtre du Chatelet prend la direction du festival, il programme Don Giovanni, mise en scène de Peter Brook, direction Claudio Abbado. Il invite de nombreux metteurs en scène, Chéreau, Deschamps, Makeieff, Pina Bausch et fait créer le balcon (d’après l’œuvre de Jean Genet) Peter Eötvös y collabore, il est compositeur et chef d’orchestre hongrois.

La cour de l’archevêché rénovée devient le théâtre de l’archevêché.

Dans les années 2000, le festival s’associe avec le festival de Pâques de Salzbourg pour la production du ring de Wagner, direction Simon Rattle avec l’orchestre de la philharmonie de Berlin.

 2007, Bernard Foccroulle, ancien directeur de la Monnaie à Bruxelles prend la direction du festival.

2011, la Traviata de Verdi  au programme avec Nathalie Dessay dans le rôle de Violetta, direction Louis Langrée.

  David McVicar a réglé "La Clémence de Titus" de Mozart, avec le LSO dirigé par son président Sir Colin Davis.
Joël Pommerat   librettiste et metteur en scène dans la création mondiale de "Thanks to my eyes" du jeune compositeur italien Oscar Bianchi.
Ce festival depuis 1948, accueille les plus grands artistes.

 le magicien d'aix

Ce livre nous fait découvrir les mémoires, les souvenirs intimes et musicaux de Gabriel Dussurget, fondateur du festival d’Aix en Provence. Il évoque ses rencontres, ses amours, le tout Paris des années folles. Intuitif il découvre de nouveaux talents.

 Ce récit fourmille d’anecdotes, de rencontres, c’est le parcours d’une vie musicale intense.

Un livre passionnant à lire absolument.

Chez Acte Sud

 

 

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 17:50

 Tahar Ben Jelloun

Ecrivain et poète franco-marocain. Né en 1944 au Maroc.

 Elu membre de l’Académie Goncourt, il  fût lauréat du même prix en 1987, pour  "La Nuit sacrée "

Son œuvre est importante.

Il est l’un des écrivains le plus traduit dans le monde.

Lettre à Delacroix

  livre

 

L’auteur  rend hommage à l’artiste, il nous emmène dans son univers et fait le lien entre la peinture et le Maroc.

Excellente description, à la lecture on voit les tableaux baignés de lumière et les couleurs d’Afrique du nord, tout en voyageant à travers les paysages marocains.

C’est également à cette période que nait le mouvement orientaliste.

A lire absolument.

Aux éditions Folio

 

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30 juin 2009 2 30 /06 /juin /2009 09:11

Laura Esquivel née en 1950 à Mexico, avant de se consacrer à la littérature, elle travailla dans l’enseignement et comme  scénariste pour le cinéma.Mexique

 Chocolat amer



Début du siècle dernier au Mexique. Nous sommes dans une grande famille, les coutumes ancestrales perdurent, l'une des filles doit s'occuper de sa mère jusqu'à sa mort, c'est Tita qui est choisie.

Tita est une parfaite cuisinière, très amoureuse de Pedro, mais elle doit renoncer au mariage, c’est une de ses sœurs qui épousera Pédro.

 Nous découvrons le déroulement de la vie familiale mexicaine mêlant un peu de sorcellerie aux talents culinaires et créatifs de Tita liés aux événements de la vie.  L’amour, la  passion,  la musique, les fêtes, les couleurs du Mexique nous guident tout au long de ce récit.

Editions Folio


Chocolat amer a été adapté au cinéma, le scénario de l'adaptation a été écrit par Laura Esquivel, le film intitulé  les épices de la passion, récompensé par plusieurs prix.

Le livre traduit en 35 langues.

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19 juin 2009 5 19 /06 /juin /2009 11:08

Il y a 50 ans disparaissait Boris Vian pratiquement jour pour jour, le 23 juin 1959.

Né en 1920 à Ville-d’Avray dans les Hauts-de-Seine, écrivain, ingénieur de l’école centrale, inventeur, peintre, parolier, poète, chanteur, critique et musicien de jazz.

Il fréquente les cafés de Saint-Germain-des-Prés, le Flore, les deux Magots, qui rassemblent à l’époque intellectuels et artistes de la rive gauche. Ce qui lui donna certainement l’idée d’écrire le Manuel de Saint-Germain des Près en 1951.


Un véritable guide touristique, mais partons en ballade avec l’auteur dans ce magnifique quartier de Saint-Germain-des-Prés, il évoque tour à tour, les rues et leurs histoires, l’atmosphère du quartier entre les deux guerres et l’après guerre avec beaucoup d’humour,, littéraires, musiciens, antiquaires, éditeurs . Les plus connus étant Simone de Beauvoir, Sartre, Prévert, Queneau, Greco, Mouloudji, Luter, Milles Davis, nous découvrons ainsi l’histoire des cafés du quartier ou ils se réunissaient : le Flore, les deux magots, Lipp, la rhumerie, les caves et  la vie nocturne , le Tabou ,le Club saint-germain ou ont défilés les plus grands musiciens de jazz , Charlie Parker, Count Basie, Erroll Garner, Duke Ellington, c'est Boris qui lance la danse, le Be bop, autre établissement le Vieux Colombier ou se produit Sydney Bechet, fréquenté par Camus, Queneau, Giacometti, et toutes les petites histoires qui ont fait la notoriété de ces établissements.

 Mêlant anecdotes, poésies, musique, chansons on est vraiment dans l’atmosphère de l’après-guerre. Excellent car il nous fait vivre dans ce quartier le temps de la lecture.

Un cd accompagne ce livre, un hommage est rendu à l’auteur, on y découvre trois chansons, casserole sérénade interprétée par Arthur H, le déserteur par Juliette Gréco et bourrée de complexes par Carmen Maria Vega et Merlot               

Ce manuel est vendu en coffret accompagné d’un carnet de dessins et documents, CD.  

 En livre de poche

 

 

 

 

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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 17:39

Les invités de Pierre Assouline

Journaliste écrivain France

 

 
Un diner de nos jours, dans la grande bourgeoisie parisienne. Dans le but de séduire son invité d’honneur, un  industriel canadien, la maitresse de maison a conviée ses meilleurs amis et ne néglige rien dans la disposition des couverts, les plans de table, les bristols avec le nom des convives qu’il ne faut pas placer au hasard, il est vrai qu’autour de la table il y aura un avocat spécialisé dans les divorces, un écrivain membre de l’académie française , un financier, ils sont accompagnés de leurs épouses , mais au dernier moment un des invités s’aperçoit qu’il est invité à un autre étage, il n’y a plus que treize personnes à table, donc il va falloir désigner une 14 eme personne d’office, mais la soirée va déraper.

Il s’agit de Sonia, domestique maghrébine, beaucoup de questions autour de ses origines, des préjugés, finalement tous apprennent qu’elle prépare une thèse en histoire de l’art, et possède une culture française, ce qui en épate plus d’un.

Les réactions sont différentes en amusent certains, pour d’autres plutôt une transgression.

Par ce roman, Pierre Assouline montre le grand décalage existant entre l’élite et la société. Autour de cette table de la société mondaine règne une certaine hypocrisie, la présence de Sonia à table dérange, surtout lorsque les convives apprennent qu’elle  est maghrébine, mais ils découvrent au fil des conversations qu’elle est plus cultivée qu’ils ne le croyaient. Très bon livre. 
Ce livre est paru aux éditions Gallimard.

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 15:53

Le chaudron de Kiyoko Murata

Kiyoko Murata est née en 1945 à Yahata au nord de l'île de Kyushu Japon

  

                                                             éditions acte sud

Une histoire de famille, Tami est en vacances chez sa grand-mère, dame très âgée, avec son frère et ses cousins, leurs parents sont à Hawaï rendre visite à un membre de la famille très malade.

 L’environnement de la maison, la nature très présente, mais aussi la cuisine au chaudron, les senteurs, saveurs, harmonies de couleurs sont au rendez-vous, dommage que la cuisine ne soit pas plus développée. Mais on retrouve l’âme japonaise, la sérénité des lieux, ou cette dame âgée  refait pour ses petits enfants l’arbre généalogique de la famille en se remémorant ses souvenirs, joies tristesses, la vie, la mort.

Très beau texte, à la lecture on partage ces quelques jours de vacances en leur compagnie.

 

Kiyoko Murata , a obtenue le prix Akutagawa pour cette œuvre qui fut adaptée au cinéma sous le titre de rhapsodie en aout.

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