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30 avril 2012 1 30 /04 /avril /2012 17:44

Claude Debussy nait en 1862 à Saint  Germain-en-Laye, il à une enfance assez douloureuse, son père est militaire et sa mère n’aime pas les enfants, il est élevé par sa tante qui a un amant banquier et agent de change, Achille Arosa, amateur d’art, vivant à Cannes.

1874, il prend des cours de piano, son professeur Marmontel dira qu’il a des dispositions, et qu’il sera un musicien distingué avec beaucoup d’avenir.

1875, examen de piano il interprète la première ballade de Chopin

1876, il participe pour la première fois à un concert dans l’Aisne. Il accompagne la cantatrice Léontine Mendes qui chante des airs d’opéra. (Il fera plusieurs concerts). En juin de la même année il obtient une médaille pour un examen de solfège.

1877, il perd un de ses frère, et passe un examen  de piano, il obtient le 2eme prix en interprétant une sonate de  Schumann. En fin d’année il rentre dans la classe d’harmonie d’Emile Durand.

1878 il échoue au concours de piano.

1879, il se fait des amis au conservatoire. En juin a l’examen de solfège et piano, il échoue à nouveau . Il passe l’été au château de Chenonceau (recommandé par Marmontel ) chez Marguerite Wilson-Pelouze, femme fortunée et excentrique  qui adore Wagner. Il découvre un mode de  vie fastueuse et décide de devenir compositeur. En octobre il entre dans la classe d’accompagnement d’Auguste Bazille, échec au concours de piano. A la fin de cette année, il compose : Madrid, princesse des Espagnes, et, ballade à la lune, mélodies sur des poèmes d’Alfred de Musset.

1880, il obtient le premier prix d’accompagnement, mais est rayé de la classe d’Emile Durand.

De juillet à Novembre, il est engagé comme accompagnateur par Nadeja Von Meck, et séjourne à Interlaken (Suisse), puis à Arcachon (villa Marguerite), Nice, Paris, Gênes, Naples, Florence (villa Hopenheim), en septembre il compose son premier trio en sol majeur pour piano, violon et violoncelle destiné au petit ensemble de Madame Von Meck (au violon Pachulsky, au violoncelle Danilchenko et au piano Claude Debussy). Transcription pour piano à quatre mains de trois danses de l’acte III du lac des cygnes de Tchaïkovski.

En fin d’année, il devient l’accompagnateur du cours de chant de Madame Moreau-Sainti, (cantatrice) fonction qui durera 4 ans, les mardis et  vendredis. Il y rencontre Marie Vasnier. En fin d’année, il entre dans la classe d’Ernest Guiraud, et suit pendant quelques mois la classe d’orgue de César Franck.

1881, il envoi  sa symphonie en si mineur pour piano à Quatre mains  à Madame Von Meck. Il donne des leçons particulières, il a comme élève Georges Cuignache. Il fréquente les Vasnier à Paris, 28 rue de Constantinople, chez qui il compose une dizaine  de mélodies en plus d’un an : Caprice, Aimons-nous et dormir, Les baisers, Rondel chinois, Jane, la fille aux cheveux de lin, Fleur des blés.

Il voyage, va à Moscou chez Madame Von Meck, en Octobre  à Rome et Florence, il écrit : Triolet à Philis, Souhait, mélodies sur des poèmes de Théodore de Banville, et Diane, ouverture pour piano à 4 mains.

 1882,Il termine un poème « Fantoche » sur un poème de Verlaine extrait des fêtes galantes, sûrement découvert chez les Vasnier. Concert public chez Flaxland (facteur de pianos qui se situe rue des Mathurins), avec Marie Vasnier il interprète fêtes galantes et les roses, sur des poèmes de Banville. Sa première œuvre est éditée « Nuit d’étoiles » sur un poème de Banville. C’est aussi le décès de sa tante Clémentine. En fin d’année il part pour la  3eme fois chez Mme Von Meck à Moscou, et à Vienne. Il compose en sourdine et mandolines sur des poèmes de Verlaine.

1883, en début d’année, il travaille pour Marie Vasnier, il réunit dans un recueil 13 mélodies et travaille à Diane au bois, comédie lyrique sur un poème de Banville. Il est accompagnateur, d’une chorale amateur , dirigée par Gounod. Il passe le concours d’essai pour le prix de Rome, il est 4 eme avec « convocation », (chœur pour voix d’hommes), sur un poème de Lamartine, en loge pour le concours définitif, il remporte le deuxième prix avec Gladiateur, cantate sur un texte d’Emile Moreau.

1884, il fait des concerts avec la chorale Concordia, il est mis en loge pour le concours d’essai du Prix de Rome, il est classé 4 eme avec le printemps, (chœur pour voix mixtes) sur un texte de Jules Barbier. Il est mis en scène pour le concours définitif du Prix de Rome, il remporte le 1er prix avec l’enfant prodigue, scène lyrique d’Edouard Guinand, interprété par Rose Caron, Ernest Van Dick, et Alexandre Taskin.

1885, il arrive à Rome à la villa Médicis, il retrouve Paul Vidal, Pierné et Marty, le directeur est Louis Cabat. Les premiers mois sont difficiles et Debussy ne fait rien pour s’adapter à sa nouvelle vie. Il fait une escapade à Paris en avril pour retrouver les Vanier .En juin le directeur de la villa Médicis change, c’est Ernest Hébert, avec son épouse Gabrielle, qui remplace Louis Cabat, une vie plus mondaine s’annonce pour Debussy, le soir il donne des récitals pour les Hébert, il devient ami avec le peintre Gustave Popelin. Il travaille à Zuleima, ode symphonique d’après Henri Heine, son premier envoi de Rome. Il obtient un congé et vient deux mois en France, il   rejoint Marie Vasnier à Dieppe. Dès son retour à Rome, il fait un séjour dans la propriété du Comte Primoli à Fiumicino (sa mère Charlotte était la fille de Charles Lucien Bonaparte et de Zénaïde Bonaparte (fille de Joseph roi de Naples). Marcel Baschet, pensionnaire à la villa Médicis, fait son portrait au pastel. Il termine l’année en travaillant à Diane au bois et compose deux nouvelles mélodies sur des textes de Paul Bourget : Romance et les cloches.

1886, Il va écouter Aida au théâtre Apollo. Franz Liszt est reçu à la villa Médicis, Debussy et Vidal, lui joue Faust, symphonie à deux pianos. Liszt joue une transcription de son ave-Maria de Schubert, et au bord d’une source. Debussy compose green, ariettes oubliées sur des poèmes de Verlaine. Xavier Leroux (compositeur), arrive à la villa et avec Vidal ils formeront un trio inséparable. Debussy  vient passer l’été  à Paris.

1887, Il achève le printemps, second envoi de la villa, il est sévèrement jugé par l’institut. Debussy quitte définitivement Rome et rentre en France. Il fréquente les mardis de Mallarmé.

1888, Il part à Bayreuth, il assiste à plusieurs opéras de Wagner, il est marqué par ses œuvres. Il y rencontre  Robert Godet, il est suisse, issu d’une famille aisée, il est admirateur de Moussorgski, il aura une grande importance, il fera découvrir à Debussy sa musique et la musique orientale.

Il rencontre également Gabriel Mouret, qui lui fait découvrir Turner, avec ses paysages londoniens, la lumière particulière, ses brouillards et brumes. On pense au poème de Guillaume Apollinaire « Brouillard »

1889, Année de l’exposition universelle, il découvre des rythmes et des associations de sonorités nouvelles exotiques à travers ceux du Gamelan javanais (ensemble instrumental  principalement composé de percussions : de gongs, métallophones, xylophones, tambours) , lui font forte impression et vont l’influencer pour ses œuvres futures : gammes, couleurs sonores, ruptures rythmiques).

1890, il écrit sa  ,suite bergamasque,  pour piano, influencé par les poèmes de Verlaine et la musique de Fauré

1891, il débute la composition des fêtes galantes, trois mélodies sur des poèmes de Verlaine, il rencontre Camille Claudel qui lui offre la valse (sculpture).

1892, mise en musiques de quelques poésies influencées par le symbolisme. Il compose également sur un poème de Mallarmé la musique de l’après-midi d’un faune. Chez Mallarmé, il rencontre le poète Pierre Louÿs.

1893,    la demoiselle élue, est programmée. A  la société nationale de musique  son   quatuor à cordes est interprété par le quatuor Ysaye. Il va régulièrement chez son ami Ernest Chausson à Luzancy sur les bords de la Marne, avec henry Lerolle, Raymond Bonheur. Chausson lui apporte une aide financière pendant deux années.

1894, Il termine Pelléas et Mélisande, (seul opéra qu’il terminera), mélange de  poésie sur un livret de Maeterlinck. Il rencontre Erik Satie et publie des mélodies pour Piano. Il découvre également Edgard Poe. Il rentre à la société des auteurs, parrainé par Messager et Hartmann, qui va jouer un rôle providentiel dans sa vie. Il fréquente le salon de Marguerite de Saint-Marceaux boulevard Malherbes à Paris (elle chante et est bonne pianiste, elle tient Salon où elle reçoit, plasticiens, hommes de lettres, musiciens, lieu où l’on s’entretenait de musique, peinture, littérature).

1895, l’opéra Pelléas et Mélisande est achevé.

1896, année médiocre ou l’artiste ne verra pas aboutir ses projets, tel que Daphnis et Chloé, la saulaie.

1897, il compose les trois chansons de Bilitis  et chevelure, les textes sont de Pierre Louÿs. Il assiste au banquet offert par Mallarmé en février, pour célébrer la publication des divagations, il y rencontre José-Maria de Hérédia.

1898, composition de Nuits blanches, deux mélodies sur ses propres tectex, qu'il considère bientôt comme le second cahier des proses lyriques. Il quitte Gabrielle Dupont.

1899, il termine nuages, fêtes et sirènes. Il épouse Lilly Texier, couturière qui habite un petit village de l’Yonne, dans cette maison il y passe plusieurs étés 1902 et 1904, l’artiste y compose en grande partie la mer.

1900, Il publie les nocturnes chez Fromont. La damoiselle élue est interprétée lors du 7 eme concert de l’exposition universelle, sous la direction de Paul Taffanel, avec Blanche Marot, dans le rôle de la Damoiselle, Laure Beauvais, la récitante. Il se lie au groupe « les Apaches »,( Maurice Ravel, Ricardo Vines, Lucien Garban). Première audition des deux premiers nocturnes aux concerts Lamoureux, sous la direction de Camille Chevillard.

 

1901, Debussy reçoit d'Albert Carré l'engagement écrit de faire jouer Pelléas et Mélisande à l'Opéra Comique. Maeterlinck le presse de confier le rôle de Mélisande à Georgettes Leblanc, sa compagne. Ricardo Vines joue chez Debussy sa suite pour piano, c'est le début d'une collaboration qui durera dix ans. Debussy débute l'orchestration de Pelléas et Mélisande.

 

1902, Début des répétitions de Pelléas et Mélisande à l'Opéra Comique. Pendant trois mois, Debussy assiste aux répétitions pratiquement tous les jours, il choisit Mary Garden pour le rôle de Mélisande. Première audition avec Mary Garden, Jean Périer et Hector Dufranne, sous la direction d'André Messager. Il commence à travailler sur le conte d'Edgar Poe, le diable dans le beffroi. Premier voyage à Londres, à l'invitation d' André Messager. Il assiste à une représentation d'Hamlet de Shakespeare avec Mary Garden. Il fait la connaissance de Louis Laloy qui vient de publier un article sur Pelléas et Mélisande dans la revue musicale.

 

1903, drame familial, il rencontre Emma Bardac (cantatrice française, après une relation avec Gabriel Fauré elle devient l’épouse de Debussy), il se fâchera avec quelques amis. Il est promu chevalier de la légion d’honneur, grâce à Louis Laloy.

1904, il compose d’un cahier d’esquisses, il est désigné comme juré suppléant aux concours de la ville de Paris.

1905, il signe un contrat d’exclusivité avec les éditions Durand, il termine la mer en  octobre.

1906, Victor Segalen rencontre l’artiste, il lui parle des musiques entendues en Polynésie.

1908, il se remarie avec Emma Bardac, elle lui fut présentée par un de ses élèves, le fils d’Emma. Ils ont une fille Emma-Claude, qu’ils nomment Chou-Chou,

 1909, il écrit children’s corner, pour sa fille Emma-Claude, elle décèdera en juillet 1919.

1910, l’artiste écrit de nombreux articles dans les journaux et revues, son  pseudonyme musical « Monsieur croche » Il collabore avec Diaghilev, Léon Bakst, sur une idée de Nijinski, création d’un ballet,   jeux, il devient ami avec Stravinsky.  

1911 , en mai première du Martyr de Saint-Sébastien au théâtre du Châtelet, sous la direction d’André Caplet

1912, Version chorégraphique du Prélude à l'après-midi d'un faune aux ballets russes : Nijinski réalisa une chorégraphie à l'égard de laquelle Debussy reste critique. Igor Stravinsky et Debussy déchiffrent la réduction pour piano à quatre mains du sacre du printemps chez Louis Laloy, Debussy joue la basse. Signature du contrat de Jeux par Debussy et Diaghilev.

1913, il fait une tournée en Russie, notamment à Saint-Pétersbourg, il obtient le succès. Il rencontre la fille de Madame Von Meck, Sonia.

 

1914, Voyage à Rome : Debussy dirige à l'Augusteo , la mer, rondes de printemps, le prélude à l'après-midi d'un faune, la marche écossaise. A Amsterdam, il dirige au Concertgebouw, nocturnes (I et II), le prélude à l'après-midi d'un faune, et la marche cossaise. Au festival Debussy à la Société Philarmonique, l'artiste accompagne Ninon Vallin pour la première audition des trois poèmes de Stéphane Mallarmé. Nouveau concert en Hollande, il dirige Nocturnes, Prélude à l'après-midi d'un faune et marche écossaise. Représentation au Châtelet d'extraits de children's corner (orchestration d'André Caplet) dans une chorégraphie de Loic Fuller, l'orchestre des concerts Colonne est dirrigé par Gabriel Pierné. Debussy achève les six épigraphes antiques, tirés de l'ancienne musique de scène écrite pour les chansons de Bilitis de 1901. Debussy et sa famille partent se réfugier à Angers, devant l'avancée allemande. Il compose la berceuse héroique, pour rendre hommage à S.M. le roi Albert 1er de Belgique et à ses soldats.

 

1915, sa mère Victorine décède. Il débute la composition de l'oeuvre en noir et blanc. Il annonce à son éditeur, la composition de six sonates pour divers instruments, la première sonate pour violoncelle et piano. Il travaille aux études pour piano. Il apporte à Durand le manuscrit de la sonate en trio (pour flûte, harpe et alto).

1916, première audition chez la Princesse de Polignac d'en noir et blanc par Walter Rummel et sa femme Thérèse Chaigneau, concert donné au profit de l'aide affectueuse aux musiciens. Debussy donne à son éditeur la version définitive du livret de la chute de la Maison Usher. Première audition française de la sonate pour flute,alto et harpe chez Durand, par Albert Manouvrier (flûte), Darius Milhaud (alto) et Jeanne Dalliès (harpe chromatique).

 

1917, Concert consacré à Debussy, donné au profit de l'oeuvre, le vêtement du blessé, il accompagne Claire Croiza dans, les trois ballades de François Villon, Fêtes galantes (2eme recueil) et Noel des enfants qui n'ont plus de maison, ainsi que Jacques Salmon dans la sonate pour violoncelle et piano. En septembre, il donne ses deux derniers concerts à Biarritz.

 

1918, il décède en mars à Paris


Le contexte de l’artiste :

En 1886, Debussy est à la villa Médicis à Rome, il rentre à Paris pour l’été. A Paris, la dernière exposition impressionniste a eue lieue, Seurat expose la Grande jatte, œuvre technique, le pointilliste, se référant à l’analyse scientifique de la vision colorée. Gauguin, s’affranchie des règles de la perspective pour affirmer la primauté de la couleur et la force suggestive des contours.

1887, Debussy quitte Rome et rentre en France, pour l’artiste ce sera des années difficiles mais riches de rencontres dans les cercles littéraires et artistiques qu’il fréquente plus que le milieu musical, à cette époque la littérature est en pleine  effervescence, le symbolisme s’affirme. Les illuminations de Rimbaud fascinent, les revues sont nombreuses ; mais éphémères : Le mercure de France, la revue wagnérienne, la plume, la revue blanche etc……les illustrations de ces revues sont gravées par de jeunes artistes, Bonnard, Vuillard, Vallotton

1888,  il  part à Bayreuth écouter Wagner, à Paris, Gauguin devient à la jeune peinture, ce que Mallarmé devient à la jeune poésie. Mallarmé lance ses mardis, Debussy y participe.

L’artiste, ne fut pas indifférent aux œuvres qu’il a pu voir en Italie, lors de son séjour à la villa Médicis, ou lors de ses voyages à Florence avec Madame Von Meck, il fut impressionné par la Résurrection de Signorelli à Orvieto, les « loggie » de Raphael, le génie de Michel Ange, l’œuvre de Botticelli à Florence. Il a visité le Louvre, il fut particulièrement admiratif de la Vénus du Pardo de Titien ; il a dit de Watteau : il est le plus grand, le plus troublant génie du XVIII eme siècle.

Chez ses amis Henry Lerolle, Ernest Chausson, Arthur Fontaine, collectionneurs d’art, il pouvait y admirer des œuvres de Degas, Renoir, Vuillard, Gauguin, Camille Claudel, Maurice Denis, Redon, Bonnard, Puvis de Chavannes.

Les salons fleurissent à Paris, le salon des Indépendants existe depuis 1884, la société nationale des beaux-arts en 1890, chez le Père Tanguy exposition des Nabis, au café Volponi de l’exposition universelle de 1889, à la revue blanche (ou salon des cent), les salons chez les bourgeois, tel que chez Marguerite de Champeaux, les Mardis de Mallarmé, Debussy y assistait.

L'artiste appréciait les œuvres de Frits Thaulow artiste peintre norvégien (passionné de musique, il était introduit dans les milieux artistiques parisiens), Debussy possédait une de ses œuvres, sûrement offerte par le peintre à l’artiste.

Les années 1900 l’art, la société, l’architecture annonce la guerre de 14-18. C’est une époque foisonnante de créativité. Debussy adore Edgard Poe, il rencontre le poète italien Gabriel D’Annunzio.

 1911, les russes arrivent à Paris, Diaghilev, Nijinski, Stravinski, Bakst, enflamment Paris, Debussy est à la mode.  


Ses rencontres amicales :

Henry Lerolle 1848-1929, artiste peintre et collectionneur. Henry Lerolle aime s’entourer d’artistes peintres, musiciens, il collectionne leurs œuvres : Renoir, Degas, Manet, Moreau, Denis. Violoniste et compositeur amateur, grâce à son épouse Madeleine Escudier (dont la sœur a épousée Ernest Chausson) il peut s’initier à la musique contemporaine. C’est chez sa belle-sœur qu’il rencontre Claude Debussy avec qui, il devient ami, il noue aussi des relations avec Duparc, Prokofiev, Ravel, Satie, Stravinsky. Ses deux filles ont épousé les fils de son ami Henri Rouart  industriel et collectionneur. Il a posé ainsi que son épouse et ses filles pour de nombreux peintres : Degas, Renoir, Maurice Denis et Albert Besnard qui a fait des vitraux, pour son hôtel particulier de l’avenue Duquesne à Paris. Henry Lerolle  a peint des décorations murales pour l’hôtel de Ville de Paris, la Sorbonne, pour l’église Saint-Martin-des-Champs et pour la Scola Cantorum.

 Ernest Chausson 1855-1899, compositeur, la richesse de sa famille bourgeoise, lui a permis de se consacrer pleinement à la musique. Ses premières œuvres, sonatine pour pianos à 4 mains, chanson et  l’âme des bois en 1878. Il a pris des leçons dans l’école de Jules Massenet au Conservatoire de Paris. Grand admirateur de Wagner, il voyage en Allemagne, et se fait un nouvel ami, il rencontre Vincent D’Indy en Bavière en 1878. Il complète ses études musicales avec César Franck, en 1851 il tente le concours d’essai pour le prix de Rome, ce fut un échec. Il rejoint la société nationale de musique  qui présente ses mélodies en 1882. En 1883, il épouse Jeanne Escudier. Avec ses amis musiciens (Duparc, Indy, Husson) il donne un nouvel élan aux concerts populaires d’Ernest Pasdeloup en s’engagent financièrement et artistiquement. Il se lie d’amitié avec Paul Dukas et Claude Debussy.

  Arthur Fontaine1860-1931, industriel et mécène français. Il a joué un rôle important dans le secteur industriel début XX eme siècle. Inspecteur général des mines, conseiller d’état, directeur honoraire du travail. Président des conseils d’administration du réseau de l’état et des mines de la Sarre, président du conseil d’administration du bureau international du travail. Il entre à Polytechnique en 1880, et sort second de sa promotion, il intègre l’école des Mines en 1882, nommé ingénieur des mines, il s’installe à Béthune en 1886. C’est un mécène, il aime la littérature et se créé des relations avec de nombreux artistes et écrivains tel que Francis Jammes, Fernand Leger, André Gide, il organise des rencontres artistiques (très appréciées), Claude Debussy y  anime les soirées musicales. Vuillard fit son portrait.

debussy 1893 chez chausson


Cette exposition a été organisée pour les 150 ans de la naissance de Claude Debussy.


Première œuvre, un tableau de Cross, l’air du soir daté de 1893.

debussy- cross l'air du soir


Une citation de l’artiste, Moi qui aime les images autant que la musique. Debussy. 


Un portrait de Marie-Blanche Vasnier, peint par Emile Blanche, daté de 1888, pastel sur papier marouflé sur toile. C’est une artiste lyrique, elle est soprano. Debussy écrivit pour elle de nombreuses mélodies. Elle est très élégante, vêtue de noir, ce qui fait ressortir son regard vert et sa chevelure rousse.

debussy mb vasnier e blanche

Les iles d’or, de Cross toile datée de 1891-92, paysage méditerranéen, ces iles sont proches des iles Porquerolles dans le Var, dans le lointain la chaine des Maures. L’artiste a utilisé le pointillisme, ce qui donne mouvement et nuances de couleurs à la mer.


Personnage dans un intérieur, la musique de Vuillard daté de 1896.


Une photo de Debussy et les pensionnaires de la villa Médicis à Rome en 1885.


De Pierre Louÿs, une photo de Claude Debussy, datée de 1894 sur papier argentique.


Un portrait de Claude Debussy peint par Marcel Baschet daté de 1885, huile sur acajou. (L’artiste avait rencontré Baschet lors de son séjour à la villa Médicis, il a obtenu le prix de peinture en 1863)

debussy- autoportrait baschet

 Nuit étoilée, de Munch daté de 1901. Trois femmes au ¾ de Burnes-Jones, vers 1870.


Quelques œuvres dans une vitrine :

Une partition de chant et piano, la demoiselle élue, poème de Gabriel Dante Rossetti, dédicacée par  Claude Debussy en 1893, la couverture de la partition est illustrée par Maurice  Denis.

 Un portrait de Claude Debussy à la sanguine par Baschet daté de 1885, un livre d’André Gide, le voyage d’Urien, dont la couverture est illustrée par une lithographie de Maurice Denis.

Deux tableaux, la procession, et, les muses, Maurice Denis datés 1893.


Autour de la demoiselle élue :


Au temps de la demoiselle élue, Claude Debussy est sensible au charme des Préraphaélistes et des objets issus des ateliers des Arts and Crafts (mouvement anglais) de Williams Morris.

 La demoiselle élus, le  texte est écrit dans le style du poète romantique John Keats, évoquant la conversation impossible entre deux amoureux par-delà la mort, il est emblématique de l’attirance nouvelle pour l’imaginaire médiéval, notamment le thème de l’amour galant dans l’Angleterre du XIX eme siècle.

Ce poème fut transposé en peinture par Gabriel Dante Rossetti.

La limite entre le rebord doré des cieux  où repose la demoiselle  et la terre où attend son amant est habillement incarnée par l’imposant cadre renaissant séparant le panneau central et la prédelle. L’œuvre présente une méditation poétique entre sacré et profane.

Claude Debussy à surement découvert cette œuvre dans une revue contemporaine en 1885 qui se nomme : Les poèmes modernes de l’Angleterre, elle lui inspira une cantate à son retour de la villa Médicis et va révéler le véritable talent de l’artiste.

 Une esquisse de Baschet en 1847, le printemps.

Princesse Sabra de Burnes-Jones 1865.Ci-dessous.

debussy- princesse sabra Jones

Du même artiste, esquisse de la Damoiselle à la craie rouge, noire sur papier, datée de 1873.


Le cercle artistique Lerolle, Chausson, Fontaine :


Les amis se retrouvaient régulièrement chez Ernest Chausson, Claude Debussy au piano. L’univers y est feutré. Quelques œuvres immortalisent ces doux moments : peintures, sculptures, photographies, partitions, lettres…….

Une œuvre d’Henry Lerolle, il représente une scène d’intérieur, Madame Lerolle au piano, toile datée de 1890

 Intérieur au fauteuil, Henry Lerolle 1890

Portrait de Claude Debussy, par Emile Blanche 1902


A l’orgue, œuvre d’Henry Lerolle 1887, la scène se situe dans l’église saint François Xavier à Paris, de gauche à droite Henry Lerolle, Ernest Chausson regarde sa femme, Madame Lerolle mère joue à l’orgue.


debussy- a l'orgue lerolle


Portrait d’Yvonne Lerolle, par Edmond-Jean Amand en 1898 (elle est la fille d’Henry Lerolle, elle suscita l’attention des artistes peintres, ainsi que celle de Debussy, il lui offrit à cette époque, le manuscrit : les images.)


 Yvonne et Christine Lerolle au piano, Œuvre de Renoir, à l’arrière au mur, deux œuvres de Degas les danseuses et les courses.

debussy-renoir les filles lerolle


Portrait d’Arthur Fontaine par Vuillard daté de 1901.

debussy- fontaine par vuillard


Jardin des Tuileries le soir, œuvre de Lerolle 1890.

Marche des fiançailles de Maurice Denis, 1894.

La farandole de Maurice Denis 1895.

Orphée de Pubis de Chavannes, tableau daté de 1853.

Debussy en pied, photographie de Louÿs, datée du 4 mai 1894.

Lily Debussy, photographiée devant un saule en 1900.

Gaby Dupont au chapeau d’homme, photographie de Louÿs en 1894.

 Les repasseuses de Degas, monotype de pierre noire 1880.

Dans la forêt, œuvre d’Henri Lerolle, il s’agit d’une invitation à diner pour le 11 juin 1896, les invités Degas et Debussy.

Au café-concert des Ambassadeurs, de Degas œuvre de 1893, (Debussy allait quelques fois dans les cafés-concerts, au cirque, au cabaret du Chat Noir, il y jouait du piano)


Portrait au miroir, avec Henry Lerolle et ses filles, photographie de Degas.

Debussy-lerolle et ses filles

Autoportrait en compagnie d’Yvonne et Christine Lerolle, de Degas (photo, tirage argentique).


Claude Debussy et Jane Chausson (photo prise à Luzency) en 1893.

debussy chez chausson à luzancy

Une sculpture de Camille Claudel, Torse de femme debout, datée de 1888.

Le violon et la flûte, œuvres de Félix Vallotton, gravure sur bois de 1896.


Art nouveau et japonisme :


1895, ouverture à Paris d’une galerie nommée, l’art nouveau, C’est le magasin de Siegfried Bing, amoureux de l’art japonais. Il y présente mobiliers et objets de décoration.

A l’exposition certaines œuvres sont présentées, poteries, vases, sculptures, peintures …..

debuss erables hiroshigé


Un vase, un pot, une gourde en céramique et grès émaillé  de Carrès.

D’Emile Gallé un vase en verre soufflé à trois couches, avec parcelles métalliques (or, platine), daté  de 1900, nommé : les feuilles des douleurs passées, ce titre choisi par Emile Gallé fait écho au dernier vers du poème, verre ardent des serres chaudes, de Maeterlinck.

Autre pièce d’Emile Gallé, il s’agit d’un pot couvert en cristal soufflé avec parcelles métalliques, nommé : les eaux dormantes, daté de 1889-90, sous la pièce est inscrit un poème de Victor Hugo.


L’échelle dans le feuillage œuvre de Degas.


Un buste en marbre, il s’agit de la petite châtelaine, de Camille Claudel, œuvre datée de 1895-96.

debussy- la petite chatelaine claudel


Une peinture de Degas, les bateaux, 1893.

Une partition d’Ernest Chausson, datée de 1895, paysage pour piano.

 Une autre de Claude Debussy, poème lyrique, de 1895, sur carton lithographié, orné  de motifs de roseaux (style art nouveau), quelques corrections sont apportées par le musicien à l’encre.

D’Alexandre Charpentier, une vitrine sculptée style art nouveau (1898-1902), en ébène .Une plaque de serrure, en bronze patiné ayant pour motif, la musique, une seconde ayant pour motif le chant, elles sont dates de 1892. (Charpentier tait violoncelliste, il était très proche de Debussy, l’artiste lui dédia en 1908, cloches à travers les feuilles de ses Images pour piano).

L’implorante statue de Camille Claudel datée 1900 en bronze, et , la Valse autre œuvre de l’artiste, datée de 1893-95.

debussy-la valse claudel

Une tapisserie de Paul Rousson, le printemps, tapisserie à l’aiguille datée de 1895, une lampe à huile de électrifiée d’Arthur Smith Benson 1895.

Derrière ces œuvres, en toile de fond, Debussy avec Stravinsky.

 En poursuivant, la table de travail de Claude Debussy, par Henry Lerolle , elle est datée de 1895, elle est en chêne. Sur cette table quelques objets sont déposés : un crapeau presse-papier, une écritoire chinoise du XVIII eme siècle, un étui à cigarettes du XX eme siècle.

Bodhisattva méditant, en bronze doré daté du VI eme siècle, Corée.


Une partition de Claude Debussy, Children’s corner, petite suite, pour piano seul datée de 1908. Couverture repliée, lithographiée en couleur, dessinée par Debussy, se référent à trois titres de la suite, dédiée à sa fille Chouchou.


Estampes, pagodes, la soirée dans les jardins de Grenade, jardin sous la pluie de Debussy, il s’agit d’une édition originale, dont la couverture repliée de papier Vergé, dans les tons bleu-gris, lettrage bleu et  or. Ex-libris  ms : Emma (future épouse de l’artiste) relié  d’un trait au monogramme imprimé CD. A la page titre envoi autographe du compositeur, à l’encre bleue, à celle qu’il devait épouser en 1908, Emma Bardac.


La mer, trois esquisses symphoniques 1905, partition réduite, à quatre mains par l’auteur ; couverture repliée sur papier Vergé, illustrée d’une gravure sur bois en couleur, d’après la vague d’Hokusai.


Quelques œuvres d’artistes japonais :

Shizuka de la maison Tamaya, œuvre du XVIII eme siècle, d’Utamaro, gravure sur bois en couleur. Titre de la série : Tableau des beautés suprêmes  du jour présent.


Sous la grande vague à Kanagawa, 1830-33, gravure sur bois en couleur d’Hokusai.


Poissons d’or du XIX eme siècle, élément surement détaché d’un meuble japonais , en bois laqué noir, décor rehaussé d’or et d’une perle de nacre, cadre bois de style chinois de Nanzhou.

Une gourde est exposée elle date de la fin de la période Edo, une coupe à alcool, Chine XVII eme siècle.


Une toile de Whisler, variations en violet et vert datée de 1871,


Derrière ces objets, en toile de fond, une immense photo avec Stravinsky, Debussy et Satie, ils sont au studio Debussy, qui se situait au bois de Boulogne.


Un portrait de moine japonais daté de 1819, en bois laqué polychrome, un éventail japonais fin XIX eme.

Un tableau de Vuillard, le salon aux trois lampes, rue saint Florentin, œuvre de 1899.

debussy-le salon aux 3 lampes vuillard

D’Odilon Redon, jeune fille au bonnet bleu,  

debussy-redon

le vieillard ailé, tous les deux au pastel.


Le silence, de Lucien Lévy Dhurner daté de 1895

La digue de mer à Ostende, par Léon Spilliaert œuvre de 1908.


Retour à l’Antique :


Inspiré d’un poème de Mallarmé, pour la création d’un ballet, l’après-midi d’un faune, chorégraphie de Nijinski, décors de Bakst, musique de Claude Debussy.

debussy-bakst décor faune

Bakst suggéra à Nijinski de s’inspirer des poteries grecques exposées au Louvre (ce qu’il fit), pour les costumes que les sept danseuses devaient porter, pour cela il fallait que les danseuses soient  pieds nus. Le faune tant qu’à lui, porterait un collant recouvert de taches brunes, des cornes sur une perruque bouclée.  Son rôle, s’avancer   vers les nymphes sur la pointe des pieds, les mains tendues, ce qui est un geste de possession, (repris sur le vase grec),  s’emparant d’un voile abandonné par la grande nymphe, le faune s’étend sur celui-ci, un bref sursaut final, suggérant la satisfaction de son désir. Ce ballet déclencha un scandale.

debussy-nijinski en faune

Une partition de l’après-midi d’un faune est exposée, date de 1915, Claude Debussy.

Partition , les chansons de Bilitis, traduites  du grec par   Pierre Louÿs et ornes d’un portrait de Bilitis dessiné par Paul Albert Laurens d’après le buste polychrome du Louvre.

Tête d’un vase Canope.

Ménélas retrouvant Hélène (peinture de Ménélas vers 440 avant JC),

Un cratère en cloche Lucanien à figures rouges (satyre poursuivant une Ménade, vers 430 avant JC), peinture de Pistici.

debussy-vase grec

Un projet de décor pour l’après-midi d’un faune par Léon Bakst.

Quelques photographies d’Adolphe Meyer : Nymphes les bras levés, le faune, Nijinski et la grande nymphe, nymphe de profil  les bras levés datées de 1912.

 


Pelléas et Mélisande :


Un tableau de Marianne Stokes représentant Mélisande en 1895,   tempéra.

debussy-stokes melisande

Six projets de costumes pour la création de Pelléas de Charles Bianchini, pour l’opéra Comique en 1902, dont la mise en scène était d’Albert Carré, Décors de Lucien Jusseaume et Eugène Ronsin, direction de Messager.

Dans une vitrine, quelques partitions, une photographie de Maeterlinck date de 1906, un pastel de Maurice Denis, Pelléas et Mélisande daté de 1892.

Figure de douleur, tableau de Vuillard 1890-91,

Portrait d’Yvonne Lerolle en trois aspects, Maurice Denis 1897.

Six projets de costumes pour la nouvelle production de Pelléas et Mélisande, par Valentine Hugo en 1947.


Le martyr de Saint-Sébastien et Jeux :


Création de deux ballets …………

debussy le martyr decor bakst

Trois projets pour les décors et  pour les costumes du martyr de Saint Sébastien ; par Léon Bakst en 1911, dessins à la mine de plomb.

Une photographie du danseur Nijinski par Charles Gershel,  datée de  1913.

Des scènes de danses pour le ballet jeux, par Valentine Hugo et un projet de décor par Bakst en 1913.

Esquisse pour le décor  de jeux, à la mine de plomb sur papier par Pierre Bonnard en 1920,

Un manuscrit autographe par Gabriele d’Annunzio, pour le martyr de Saint Sébastien en 1911.

Boite à joujoux, maquette de la partition imprimée : crayon noir, encre de Chine ; gouache, aquarelle et or, sur papier de fil Vergé,  d’André Hellé (en vue d’un ballet).

Une toile de Cross, la chevelure datée de 1892.


Affinités artistiques, littéraires et musicales :


Quelques œuvres musicales et littéraires qui ont inspirées les peintres.


Parsifal, lithographie de 1892, Odilon Redon

Les filles du Rhin, Fantin Latour, œuvre datée de 1873

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Tristan et Yseut, de Delville 1887,  au crayon, craie noire, fusain sur papier.

Un buste de Claude Debussy, en bronze daté de 1919, par Henry de Groux et un portrait de l’artiste sur toile.


Portrait de Mallarmé par Manet daté de 1876,

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Portrait de Wagner par Renoir en 1882,

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Portrait de Paul Verlaine, par Eugène Carrière en 1890,

L’après-midi d’un faune, sculpté par Paul Gauguin en 1892,  en bois de tamanu (ancien bois sacré de Polynésie française, réservé à la reproduction d’idoles).


Portrait de Claude Debussy, par Henri Destouches en 1908.

Une lettre de Mallarmé, adressée à Claude Debussy datée du 20-12-1894.


Quelques carnets d’esquisses de Claude Debussy, pour la boite à joujoux, sur feux d’artifice, poème de Mallarmé, au crayon noir, bleu, encre noire, rouge, bleue.


Trois poèmes de Tristan L’Hermite, cycle publié sous un titre emprunté à Tristan l’Hermite : Le promenoir des deux amants. Pour ses derniers cycles de mélodies Debussy, s’inspira des poètes des XV et XVII eme siècle, avant de revenir à Mallarmé.


Edgard Poe, peint par Félix Vallotton en 1894.

D’Erik Satie, sonnerie de la rose croix daté de 1892, couverture lithographie reprenant un fragment de la guerre, de Puvis de Chavannes. Sur la couverture, timbre ex-libris d’Ernest Chausson, autographe à l’encre rouge, au bon vieux Claude A . Debussy, Paris le 27 du mois de octobre 92. Son frère en Notre Seigneur. Erik Satie.


Fêtes galantes, trois mélodies de Debussy sur des poèmes de Paul Verlaine.

debussy partition fetes galantes


La nature comme source d’inspiration : nocturnes, marines, paysages.


Paysage de Bourgogne, œuvre de Degas datée de 1890,

Nuit d’été par Winslow Homer datée de 1890,

La main d’ombre, de Charles Lacoste 1896,

Paysage avec miroir, avec une baie dans le lointain par Turner 1845,

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Une marine de Degas vers 1869, pastel.

Place de Clichy la nuit, par Carrière 1899-1900.

Les nymphéas de Monet 1915-17.

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Une vieille fabrique en Norvège, par Thaulow 1892

Le cyclone d’Henri Groux daté de 1894

Tempête du coté de Belle-Ile, Monet 1880

Une marine d’Harisson

Bateau en mer, soleil couchant de Monet daté de 1869-73,

Les falaises d’Yport par Emile Blanche en 1892,

La vague violette, Georges Lacombe 1895-96,

Sur la plage, Manet 1873,

D’Emile Gallé, la mer, inclusions de  parcelles métalliques 1900.

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Le Talisman de Paul Sérusier 1900,

Une partition pour piano, les reflets dans l’eau, datée de 1905, manuscrit autographe de Claude Debussy.

Rosiers sous les arbres de Gustave Klimt, 1905.


Nouveaux mondes :


Le parc de Saint-Cloud de Kandinsky daté de 1906, huile sur carton.

Le faubourg de Collioure par André Derain 1908,

Improvisation III de Kandinsky daté de  1909,

Disques de couleurs (étude pour fugue et deux couleurs) de Kupla 1911-12.

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Quelques extraits du catalogue.

 

Cette magnifique exposition nous emmène dans l’univers et l’époque de cet artiste de génie, il dialogue avec la poésie, l’œuvre picturale, la nature, ce qui compose le paysage esthétique de sa création musicale.

Jusqu’au 11 juin à l’Orangerie à Paris. A ne pas manquer.

 

 

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Published by Tinou - dans Exposition
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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 13:56

Il y a 100 ans disparaissait Jules Massenet, l’opéra de Paris lui rend hommage.

Jules Massenet nait en 1842, proche de Saint-Etienne. Son père Jules Emile Fréderic, officier dans les armées du premier empire, est un industriel et directeur d’une entreprise de matériel agricole, sa mère Adelaïde Royer de Marancour, bonne pianiste qui a composé quelques pièces, donne des cours de piano et est le professeur de son fils Jules.

En 1848, il vient à Paris, il rentre au conservatoire en 1853, il y étudie le piano dans la classe d’Adolphe Laurent, le contrepoint et le solfège avec  Augustin Savard (compositeur et pédagogue) et François Bazin (compositeur et pédagogue) et la composition avec Henri Reber (compositeur).Ses études musicales sont brillantes. Il obtient un prix de piano en 1859 et un prix de contrepoint en 1863.

Ambroise Thomas lui conseille de s’inscrire à la villa Médicis, il y est admis, grâce à sa cantate David Rizzio, il remporte le prix de Rome en 1863. L’artiste lors de son séjour à la villa Médicis en 1864, rencontre Franz Liszt, qui lui demande de le seconder dans ses tâches d’enseignement.

Jules Massenet revient à Paris en 1866. La même année, il épouse une de ses élèves, Louise-Constance de Gressy, à Avon proche de Fontainebleau.

Il rencontre Georges Hartmann, qui sera son éditeur et mentor. L’un de ses premiers succès,  la suite symphonique Pompéa . 

En 1867 il créé sa première œuvre lyrique  la grand’tante , avec Marie Heilbron dans le rôle-titre.

1868, naissance de sa fille Juliette.

1872, Son opéra  Don César de Bazan, est à l’affiche de l’Opéra Comique.

1873, il compose les musiques de scène des Erinnyes de Leconte de Lisle jouées à l’odéon, il créé Marie-Magdeleine avec Pauline Viardot dans le rôle-titre. Il remanie les Erinnyes , qui sont reprises à la Gaité Lyrique. La même année, il est gratifié de la Légion d’Honneur.

1877, son roi de Lahore, est joué avec succès.

1878, il est nommé professeur au conservatoire en remplacement d’Ambroise Thomas, qui devient le directeur, ses élèves seront prestigieux : Ernest Chausson, Gustave Charpentier, Georges Enesco, Henry Février, Reynaldo Hahn, Charles Koechlin, Gabriel Pierné et bien d’autres…….

1882, il commence la composition de  Manon Lescaut , d’après une nouvelle de l’abbé Prévost, à cette occasion il va visiter la demeure de L’abbé à La Haye. L’œuvre  est créée à l’Opéra Comique en 1884 avec Marie Heilbron (elle décède deux ans plus tard).

1885, création du  Cid  et il débute  Werther .

1887, il  modifie Manon pour la soprano Sybil Sanderson, pour la mettre en valeur il compose  Esclarmonde.  Création également du  Mage  et  Amadis .

1892, il compose  Werther , d’après les souffrances du jeune Werther de Goethe.

1894,  il compose  Thaïs  pour Sybil Sanderson, créé à l’opéra de Paris.

1895, il reçoit la Croix de Commandeur de la Légion d’Honneur.

1897, année de la création de Sapho.

1899, création de Cendrillon. Il vient s’installer à Egreville au sud de Fontainebleau. Il y achève son œuvre de musique sacrée, La terre promise, qui est  créée à l’église Saint-Eustache de Paris.

1900, il compose la musique pour Phèdre de Racine, jouée à l’Odéon.

1901, Grisélidis, d’après Boccace est à l’affiche de l’Opéra-comique. Le jongleur de Notre-Dame, est créé à l’Opéra de Monte-Carlo, à cette occasion, il est décoré de l’Ordre de Saint-Charles par le Prince Albert 1er.

1905, 500 eme représentation de Manon. Mary Garden interprète Chérubin à Monte-Carlo.

1906, Ariane est donné à l’Opéra avec Lucy Arbell (rencontrée en 1904), mais aucun succès pour Bacchus.

1910, Don Quichotte est créé à Monte-Carlo. Jules Massenet préside l’institut.

1911, cinq articles de l’artiste, sont publiés dans le journal, les Echos, intitulés : Souvenirs de théâtre.

1912, Jules Massenet décède à Egreville dans son château de Seine et Marne. L’ensemble de ses articles sont publiés dans un livre ayant pour titre : Mes souvenirs.

L’exposition présente l’homme et son univers, de nombreuses photos d’artistes de l’époque, mais elle se situe surtout autour de ses œuvres avec une présentation de partitions, d’affiches, costumes, maquettes de décors et de costumes.

 

L’Homme 

 

Jules Massenet à l’âge de 8 ans par Pierre Paul Cavaille (peintre), œuvre datée de 1850,

massenet à 8 ans

L’artiste lors de son séjour à la villa Médicis en 1864, sur partition dédicacée, photo avec rehaut de blanc de Jean Clément Chapelain

Plusieurs photos de l’artiste datées de 1907 par Henri Manuel, dont une ou Jules Massenet est en compagnie du Prince Albert de Monaco vers 1900.

Une partition d’Esclarmonde, une reliure en parchemin, Ariane, manuscrit autographe daté de 1906, Enchantement partition de 1890

Un livret de mise en scène par le compositeur, il s’agit de Werther 1893, une partition imprimée, Sapho, opéra de l’artiste 1897.

Bacchus, manuscrit autographié daté de 1909, un autre manuscrit de Cendrillon opéra de Massent 1895, la couverture en cuir avec 4 médailles en argent enchâssé 1895

Un dessin de Louis Bourgeois représentant Jules Massenet daté de 1910

massenet portrait

Massenet avec sa muse, Massenet au piano, dessins de Leonello Capprello  1910

Des photos de l’artiste chez lui en 1900, une autre avec sa classe de composition musicale 1895

Un manuscrit autographe daté de 1912 il s’agit de Roma, un coupe papier en bronze doré et fonte de 1890.

 

L’atelier du compositeur :

Alfred Bruneau élève de Massenet, nous présente l’homme. Il a écrit un livre 20 ans  après sa mort, il nous parle du compositeur au travail, dans son intimité, il rendait souvent visite à l’artiste, il cite que son cœur battait lorsqu’il montait l’escalier qui conduisait à l’appartement du maitre, il précise qu’il pénétrait jusqu’à sa chambre à coucher, car il n’eut jamais de cabinet de travail, dormant peu, il se levait très tôt et venait s’asseoir à sa table de travail…….. 

Nous pénétrons dans l'intimité de l'artiste, reconstitution de la pièce : une toile de fond  présente le maitre au piano. On y voit le piano table de l’artiste, des partitions,  sa baguette de chef, une sculpture ‘la fortune’ datée de 1885 ; ( elle fut offerte par les abonnés du théâtre de Marseille), des affiches accrochées au mur, une de Thérèse, Hérodiade, une esquisse pour l’affiche d’Ariane.


massenet piano

 

Les interprètes :

Une citation de Massenet " Quelle joie enivrante d’écrire des ouvrages, des rôles, pour des artistes qui réaliseront vôtre rêve ".

Dans ses souvenirs l’artiste ne manque pas l’occasion de dire son admiration pour les chanteurs et cantatrices tragédiennes, et de souligner ce qu’il doit à ses interprètes.

De nombreuses photos présentent ces artistes :

Anne-Marie de l’Isle, Joséphine de Reszke, Yvonne Gall (soprano, elle chante dans Manon et Thaïs, Marie Heilbronn(soprano) créatrice de la Grand’Tante 1884, Ninon Vallin (soprano) 1884, Emma Calvé, elle passe de soprano lyrique à soprano dramatique, Massenet créé pour elle le rôle d’Anita dans la Navarraise , Sybil Sanderson, soprano américaine, Massenet a écrit pour elle Esclarmonde en 1889 et Thaïs en 1894, Lucy Arbell, muse du maitre , en 1906 elle créé le rôle de Perséphone dans Ariane, en 1907, elle créé le rôle titre dans Thérèse elle chante Bacchus, elle a le rôle de Charlotte dans Werther , Lucien Fugère, baryton et chante dans de nombreuses œuvres de Massenet.

 

L’œuvre :

L’œuvre est importante, Massenet propose une esthétique originale qui est le fruit de la synthèse de formes anciennes, que demande une partie du public, et de formes musicales et dramaturgiques nouvelles, qui satisfont les ambitions artistiques. Si Massenet sait trouver dans sa musique un point d’équilibre quasi parfait entre tradition et innovation, il soigne tout particulièrement le choix de ses livrets. ………………

Les grandes figures littéraires, leurs sources, récits mythologiques, historiques, légendes, contes, romans, nouvelles et pièces de théâtre.

Les œuvres sont présentées dans leur  cadre historique :

 

L’exotisme, il est à la mode et plait beaucoup à cette époque.

Le roi de Lahore : L’histoire se passe en Inde, à l’époque de l’invasion du Sultan Mahmoud au XI eme siècle. La prêtresse Sita aime d’un amour partagé le roi Alim, mais est aussi convoitée par son ministre Scindia, qui dénonce le sacrilège. Alim, pour expier sa faute va combattre l’envahisseur. Scindia profite de la mêlée pour le frapper et prend le pouvoir. Il contraint Sita au mariage, cependant au paradis d’Indra, Alim, obtient de revenir sur la terre comme simple mendiant, et à condition de mourir avec sa bien-aimée. Lors du mariage de Sita et Scindia, Alim apparaît et dénonce les crimes de ce dernier, Sita le reconnaît et s’enfuit avec lui, mais ils sont découverts. Sita se tue, et Alim meurt avec elle. Tous les deux, ils montent au paradis es bienheureux……….Opéra en 5 actes de Massenet, livret de Louis Gallet, Créé à l’Opéra de Paris en 1877.

A l’exposition : Une tunique de guerrier pour le roi de Lahore datée de 1877, une affiche lithographie datée de la même année, une esquisse de décor à la gouache et aquarelle, du 1er tableau du 5 eme acte intérieur du sanctuaire d’Indra, un autre décor de la grande place à Lahore, pour l’acte IV.

massenet esquisse de décor le roi lahore

Le costume de Sita pour Joséphine de Reszke, des maquettes de costumes à l’aquarelle et gouache, pour le costume de danseuse du cortège royal, pour le costume du choriste, du roi Alim et celui du danseur.


Esclarmonde : La magicienne Esclarmonde, devenue reine de Byzance, séduit grâce à ses pouvoirs, le chevalier Roland de Blois. Lequel doit l’aimer sans la voir ni connaître son nom, mais elle doit renoncer à son amour pour lui, pour conserver son trône et ses pouvoirs. Lors d’un tournoi, Roland gagne la main d’une princesse inconnue, il s’agit d’Esclarmonde……………Opéra romanesque en 4 actes, de Massenet, livret de Louis de Gramont et Alfred Blau, opéra créé pour la cantatrice Sybil Sanderson, muse de Massenet, à l’opéra Comique en 1889.


A l’exposition : Une affiche d’Esclarmonde datée de 1889, une tiare portée par Sybil Sanderson, coiffe en métal doré et strass, et une coiffe en métal argenté avec perles et strass.


Le mage : C’est l’histoire de Zarâstra, elle se déroule dans la Bactriane (région qui se situe dans les montagnes de l’Hindu-Kush et la rivière Amou-Daria, entre Afghanistan, Pakistan, Chine, Tadjikistan et Ouzbékistan), à l’époque légendaire ou s’est fondé le mazdéisme, 2500 ans avant l’ère chrétienne………. Opéra en 5 actes et 6 tableaux de Massenet, sur un poème de Jean Richepin. L’acte II comporte deux tableaux, l’acte IV débute par un ballet et l’acte V par un prélude. Créé en 1891.  

A l’exposition : une affiche lithographie datée de 1891,

massenet affiche le mage

une maquette à l’aquarelle et gouache, pour le costume de Zarâstra, porté par le ténor Edouard-Alphonse Vergnet, celui de Varheda porté par Caroline Fiérens et un costume d’un enfant.


Thaïs : L’histoire se déroule en Alexandrie au IV eme siècle. Un moine cénobite, Athanael, ( le cénobitisme est une forme de vie monastique en communauté) cherche à convertir au christianisme Thaïs, courtisane  célèbre dévouée à la déesse Vénus. Il y réussit, et Thaïs s’enferme dans un couvent jusqu’à sa mort prochaine. Athanael  découvre trop tard que son obsession pour Thaïs était teintée d’amour charnel. Tandis que Thaïs meurt dans la joie de la rédemption, il renie sa foi et désespère…… Opéra en 3 actes de Massenet, livret de Louis Gallet, d’après le roman d’Anatole France. Créé à l’Opéra de Paris en 1894.

A l’exposition : Une esquisse de décor, à l’aquarelle et gouache, le souterrain du temple de Djahi, premier tableau de l’acte IV.

massenet décor thais

Une autre esquisse de la place royale de Bekhdi, tableau II de l’acte II, de 1891, une affiche lithographie de Manuel Orazi datée de 1894, maquettes de costumes à l’aquarelle et gouache, de Charles Bianchini 1894, pour Albert Alvarez et pour les costumes de Nicias porté par la chanteuse Meyrianne Heglon, et pour les esclaves Crobyle et Myrtale.


L’Antiquité :

Roma, l’histoire se déroule dans la Rome Antique, après le triomphe des carthaginois, de la bataille de Cannes (victoire écrasante d’Hannibal Barca sur les légions romaines au cour de la deuxième guerre punique), en 216 avant JC, le général carthaginois écrase les troupes romaines plus nombreuses………   opéra tragique en 5 actes d’Henri Cain d’après Rome vaincue d’Alexandre Parodi.

A l’exposition : une maquette décor le forum acte 1 ; une maquette de costumes pour Albert Alvarez aquarelle et fusain pour Lentulus pour Lucien Pierre Muratore ; Une  affiche lithographie datée de 1912,.

 

Bacchus, l’histoire se base sur les aventures mythologiques de Bacchus et d’Ariane. Les dieux dont le demi-dieu Bacchus apparaissent sous formes humaines en Inde pour tenter les habitants de se détourner du bouddhisme. Ariane les suit, persuadée que Bacchus est en fait l’objet de son amour non partagé, Thésée (héros de l’Attique). A la fin,  Ariane se sacrifie pour sauver l’humanité…………. Opéra en 4 actes, crée à l’Opéra Garnier de Paris en 1909 de Massenet, le livret est de Catulle Mendès.

A l’exposition : une maquette du décor  passage rocheux de  1909, il s’agit du tableau de l’acte 4, une photo de Nadar de Lucie Arbell , dédicacée par l’artiste elle est présentée dans le rôle de la reine Amahelli.

massenet-lucy arbell bacchus

Une maquette à l’aquarelle et gouache pour les costumes 1909, la couronne de Bacchus, coiffe en métal doré et pierres de couleurs, des bracelets et ornements de ceinture et le casque de la reine de Joseph Porphyre Pinchon 1909.

 

Ariane : cet opéra est lié à Bacchus, personnages en commun. L’histoire est basée sur la mythologie, entourant Thésée, et les sœurs Ariane et Phèdre, elles sont toutes les deux amoureuses de Thésée qui choisi Phèdre plutôt qu’Ariane. Phèdre est tuée par la statue renversée d’Adonis, Ariane part dans le monde souterrain pour prier Perséphone de ressusciter sa sœur. Adoucie par les roses offertes par Ariane, Perséphone accepte et Phèdre retourne sur terre ……..Opéra en 5 actes de Jules Massenet, livret de Catulle Mendés .Créé en 1906 au Palais Garnier à Paris.

Robe d’Ariane par Frédéric Pineau en présentation

 

Le moyen âge :

 Grisélidis : histoire qui se déroule au XIV eme siècle en Provence, elle concerne la bergère Grisélidis et un certain nombres de tentatives par le diable pour l’attirer dans l’infidélité, La loyauté de Grisélidis à son mari, le marquis, est forte, cependant, et  le diable est vaincu ……….. conte lyrique en 3 actes, livret d’Armand Silvestre et Eugène Morand.1901.

Une affiche lithographie est exposée

massenet griselidis

 

 Le jongleur de Notre-Dame : l’histoire se passe au XV eme siècle, un jour de marché devant le couvent de Cluny, et c’est un miracle…………Opéra   miracle  lyrique en 3 actes, livret de Maurice Léna, créé à l’opéra de Monte-Carlo en 1902, repris à l’opéra comique en 1904

A l’exposition : Costume de l’ange, de  Lucien Jusseaume 1904.


Le XVIII eme siècle : la chronique des mœurs

 

Chérubin : l’histoire est développement léger du mariage de Figaro de Beaumarchais. Se déroulant juste après le mariage, et imagine les festivités lors de la célébration de la première promotion militaire de Chérubin et de son 17 eme anniversaire. S’ensuivent des ébats burlesques initiés par Chérubin, qui convoite tour à tour toutes les femmes de l’assemblée et crée une confusion générale. Opéra en 3 actes, livret de  Francis de Croisset et Henri Cain, créé en 1905 à l’opéra de Monte-Carlo.

A l’exposition : Affiche lithographie,

massenet-cherubin

maquettes  de costumes, à l'aquarelle et gouache, quelques échantillons de tissus pour le

costume de  l’ensoleillad, rôle interprété par Lina Cavalieri, costume de Mary Garden pour  le rôle de Chérubin, 1905 

 

Thérèse : l’histoire se situe pendant la terreur à Paris, Thérèse est tiraillée entre son amant, Armand de Clerval, qui lui offre la fuite et donc échapper à la mort, son mari André Thorel, Girondin, va être guillotiné. Thérèse choisit de finir sur l’échafaud avec son mari. Drame musical en 2 actes de Jules Massenet, le livret de Jules Claretie, créé à l’opéra de Monte-Carlo en 1907, repris à l’opéra Comique en 1911.

massenet-therese

A l’exposition :   costume pour le rôle, d’André Thorel  et une maquette à l’aquarelle et gouache, échantillons de tissus  pour le costume.


Manon : L’histoire du chevalier des Grieux et de Manon Lescaut. Le début de l’histoire se déroule dans la cour d’une auberge d’Amiens, Guillot et Brétigny, accompagnés de trois jeunes femmes, Javotte, Poussette, et Rosette demandent à diner. Arrive Lescaut et ses amis, Lescaut déclare attendre sa cousine Manon, qu’il doit mener au couvent. La diligence arrive, Manon en descend, Lescaut part chercher ses bagages. Pendant ce temps, le vieux Gillot et Brétigny, et leurs trois amies arrivent dans la cour. Guillot entreprend de séduire Manon en lui promettant de combler tous ses désirs. Il lui dit qu’une voiture viendra le chercher dans quelques instants. Elle n’aura qu’à y monter et l’attendre…… Opéra en 5 actes de Jules Massenet, livret d’Henri Meilhac et de Philippe Gille, d’après le roman de l’Abbé Prévost. Créé à l’opéra Comique en 1884

A l’exposition : Une robe en taffetas de soie rouge, elle est de l’italien William Orlandi,

massenet robe en soie rouge de manon

une affiche, lithographie de 1884, d’Antonin Chatinière, le costume de Manon Charles Bianchini, 1898


Werther : L’histoire se déroule sur trois saisons (été, automne, hiver) à Wetzlar en Hesse, dans les années 1780. Drame lyrique en 4 actes et 5 tableaux, le 1er la Maison du Bailli, acte II, les Tilleuls, acte III, Charlotte et Werther, acte IV en deux tableaux, la nuit de Noel et la mort de Werther. Livret d’Edouard Blau , Paul Milliet et Georges Hartmann, d’après le roman épistolaire de Goethe, les souffrances du jeune Werther. Présenté à l’Opéra Comique en 1893.

A l’exposition : Une affiche lithographie 1893, d’après Goethe,

massenet affiche de werther

un costume en velours de Christian Gaze en 2010 pour le rôle Werther.


Cendrillon : Cendrillon vit auprès de ses deux méchantes demi-sœurs. Un jour arrive un mendiant (qui se révélera être une fée) qui récompense Cendrillon en lui offrant une voiture et de beaux habits. Lors du bal, Cendrillon tombe amoureuse du Prince. Elle reste jusqu’à minuit, heure à laquelle le sort s’évanouit. Elle laisse derrière son chausson dont le Prince se servira pour la retrouver………….Opéra conte de fée en 4 actes, 6 tableaux et une préface. Sur un livret d’Henri Cain d’après Charles Perrault. Présenté à l’Opéra Comique en 1899.

 

A l’exposition : Une affiche lithographie de l’œuvre,

massenet affiche cendrillon

un casque pour Cendrillon daté de 1899.

 

Don Quichotte : Nous sommes en Espagne au XVII eme siècle. Une place publique en face de la maison de Dulcinée. Un festival est célébré. Quatre prétendants de Dulcinée lui chantent une sérénade dans la rue. Dulcinée apparaît et explique qu’être adorée ne suffit pas. Elle se retire, et une grande foule, en grande partie des mendiants, acclament l’arrivée du chevalier excentrique et de son écuyer comique. Don Quichotte monté sur son cheval Rossinante et Sancho Pancha sur un âne. Enchanté par leur attention, Don Quichotte dit au réticent Sancho  de leur jeter de l’argent. Après avoir dispersé la foule, Don Quichotte chante une sérénade à Dulcinée ,mais il est arrêté par Juan, un autre prétendant jaloux. Un combat à l’épée s’ensuit, interrompu par Dulcinée elle-même. Elle est séduite par les attentions anciennes de Don Quichotte, et réprimande Juan pour sa jalousie en le renvoyant. Le vieil homme lui offre son dévouement et un château. Elle suggère plutôt qu’il aille récupérer un collier de perles volé par Ténébrun, le chef des bandits. Il s’engage a le faire, et Dulcinée rejoint rapidement ses amis masculins………….Opéra comédie héroïque en 5 actes, d’après l’œuvre de Cervantès, livret d’Henri Cain. Créé à l’opéra de Monte-Carlo en 1910

A l’exposition : une affiche datée de 1910,

massenet don qui

une photo de Fédor Chaliapine en 1910 dans Don Quichotte, ci-dessous.

massenet don qui chiapine

Et une de Lucien Fugère dans le même rôle.


Le Cid : L’action se déroule en Espagne au XI eme siècle.  A Burgos chez le Comte de Gormas. Au fond, une grande fenêtre avec un balcon donnant sur une rue, dont les maisons sont pavoisées. Fanfares au lointain. On apprend que le roi va armer le chevalier Rodrigue, malgré la jeunesse de ce dernier. Le Comte souhaiterait être nommé gouverneur de l’Infant du Roi. Il trouve que Rodrigue est un amant digne du choix de sa fille, Chimène. L’Infante vient avouer à celle-ci qu’elle aime Rodrigue, mais qu’elle n’a pas le droit d’aimer un simple chevalier et que Rodrigue sera l’amant et l’époux de Chimène……….. Le livret d’Ennery, Gallet et Blau est proche de celui de Corneille. Opéra en quatre actes et dix tableaux de Massenet, créé à l’Opéra de Paris en 1885.


A l’exposition : Une photo d’Edouard et Jean de Reszke dans les rôles de Rodrigue 1885, une maquette de décor , cour dans le palais des rois à Grenade, tableau de l’acte IV 1885.  Une affiche lithographie.

massenet affiche le cid

Maquette à l’aquarelle et gouache du costume de Rodrigue de Ludo Napoléon Lepic, 1885, une esquisse à l’aquarelle et gouache du Cid , Chez le comte de Gormas, acte I. de Philippe Chaperon.  

 

 

La Période qui lui est contemporaine  :

Théodora : Nous sommes au VI eme siècle, Théodora, impératrice de Byzance de 527 à 548, était probablement la femme la plus puissante et influente dans l’histoire de l’Empire……….Drame en 5 actes de Victorien Sardou, écrit pour Sarah Bernhardt.

 

A l’exposition : une affiche lithographie datée de 1902, Sarah Bernhardt (Théodora).

massenet theodora

Le manteau de Théodora daté de 1884 pour Sarah Bernhardt, ainsi que la couronne incrustée de pierres portée par l’artiste

massenet- couronne sb


Sapho : L’histoire se déroule à Paris, fin XIX eme siècle. C’est l’histoire de Sapho, modèle d’un artiste d’un certain âge, son vrai nom Fanny Legrand. Elle commence une liaison avec un jeun e homme, Jean Gaussin, mais la relation est néfaste……………Pièce lyrique, opéra dans un style déclamatoire, en 5 actes, livret d’Henri Cain et Arthur Bernède, basé sur le roman d’Alphonse Daudet

 

massenert-emma calvé dans sapho

A l’exposition : Robe de Fanny ( pour Sapho) de Frédéric Pineau, affiche lithographie de Sapho

Quelques extraits du catalogue.

Projection de Werther et Manon.

Les opéras de Jules Massenet sont interprétés dans le monde entier

Magnifique exposition qui permet de découvrir l’univers et l’œuvre d’un grand artiste, Jules Massenet, elle rend hommage non seulement au musicien, mais aussi aux interprètes de l’époque, aux créateurs de costumes, décorateurs, dans un lieu d’exception l’Opéra de Paris. Jusqu’au 13 mai. A ne pas manquer.

 

 

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30 mars 2012 5 30 /03 /mars /2012 18:47

Artemisia nait à Rome en 1593, fille et premier enfant d’Orazio Gentileschi (1563-1639), peintre maniériste toscan, il fut le représentant du début du caravagisme romain. Artemisia révèle tôt un talent artistique, elle fait son apprentissage dans l’atelier de son père,  ses frères y travaillent aussi. Elle y apprend le dessin, la manière de mélanger les couleurs, de donner du brillant aux toiles.

 Mais Il faut parler de son père, à cette époque, il se réfère à l’art du Caravage, peintre lombard, avec qui il entretien des rapports familiers, les débuts artistiques d’Artemisia se placent évidemment dans le sillage du grand peintre.

La première œuvre d’ Artemisia est réalisée entre 1608 et 1610, alors que l’artiste n’a que 17 ans, il s’agit de :

" Suzanne et les vieillards", certainement assistée par son père. Cette œuvre est d’inspiration caravagesque mais pas seulement, la jeune femme est inspirée par l’école de Bologne (fin XVI eme et début XVII eme, située à Bologne comme son nom l‘indique, les artistes de cette école furent les précurseurs du baroque en Italie).

Elle reprend les œuvres de son père afin de leur donner un réalisme et leur insère une atmosphère plus dramatique en accentuant le clair-obscur à la manière de Caravage, ainsi l’artiste a contribuée à l’évolution du style d’une manière déterminante.

A 19 ans en 1612, son père lui offre un précepteur privé, l’enseignement des beaux arts étant interdit aux femmes, il s’agit du peintre Agostino Tassi (artiste maniériste tardif, spécialisé dans l’illusionnisme architectural et le quadratura , genre pictural  baroque tendant à  simuler des reliefs architectoniques sur les voûtes planes des églises, effets de trompe- l’œil et de perspectives). Mais un scandale surgit, Artemisia est violée par Tassi, alors qu’il travaille avec Orazio à la décoration à fresques des voûtes du pavillon des roses, dans le Palais Pallavicini Rospigliosi de Rome. Artemisia est choquée, humiliée, il y a un procès, Tassi est condamné a un an de prison et à l’exil des  états pontificaux.

Orazio va arranger un mariage pour sa fille avec Antonio Stiattesi, peintre florentin, elle va suivre son mari à Florence en 1613, c’est aussi la naissance de leur 1er enfant.

1614-1620, période florentine,

A cette époque Florence, vit une période de déclin artistique, peu de peintres vont rivaliser avec Artemisia, sauf Cristofano Allori (1577-1621, fils de Bronzino), elle partage avec lui le goût pour le rendu des matières et étoffes.

Artemisia connaît le succès à Florence. La jeune femme est amoureuse d’un brillant intellectuel, Francesco Maria Maringhi, il l’inspire pour la figure de Sisra, tableau qu’elle est entrain de réaliser. Dès 1617, Francesco Maria devient son protecteur et l’homme-orchestre de son génie, il l’a met en relation avec Michelangelo Buonarroti le Jeune et avec Galilée , elle est la première femme inscrite à l’Academia del Designo , grand privilège.

Elle entretien de bons rapports avec les autres artistes et obtient la protection de personnes influentes tel que le Grand Duc Cosme  II de Médicis, fils de Ferdinand 1er de Médicis (grand duc de Toscane) et Christine de Lorraine (fille de Charles III et de Claude de France)

Elle va au palais Buonarroti où le neveu de Michel Ange travaille, il construit une demeure en hommage à son oncle, et confie à Artemisia l’exécution d’une toile destinée à décorer le plafond de la salle des peintures, il s’agit de " l’allégorie à l’inclination ", la femme est représentée nue tenant une boussole à la main, le visage a les traits d’Artemisia. De cette période florentine quelques tableaux : la conversation de Madeleine, Judith et sa servante, une version de Judith et Holopherne, elle donne ses propres traits à Judith et à Holopherne ceux de Tassi. Artemisia termine son tableau Yaël et Sisra. Elle est employée par Cosme. Cette période florentine se termine par des troubles financiers et Artemisia décide de  revenir à Rome en 1621.

1621-1630, retour à Rome, puis Venise

1621 Artemisia de nouveau à Rome. Elle est battue et insultée par son père et son frère qui finissent à rompre avec elle. Son père part pour Gênes. Elle travaille jour et nuit, elle devient la passionaria du règne de Grégoire XV Ludovisi. Elle emploi plusieurs assistants dont Alessandro Bardelli, elle peint des portraits de cardinaux et princes, Cléopâtre, Danaé. Francesco Maria Maringhi vient la rejoindre à Rome.

Elle a des commandes pour la princesse Caterina Savelli et pour le gonfalonier papal et sénateur Constanzo di Giasone.

1622, elle rencontre Simon Vouet, elle peint le portrait du gonfalonier.

1623, l’artiste n’habite plus avec son mari, on perd même sa trace,  (elle a 4 enfants deux garçons et deux filles). Simon Vouet de retour à Rome,  peint un portrait d’Artémisia.

A Rome on voit encore une présence nourrie de peintres de style caravagesque, mais des correspondances existent entre le style d’Artemisia et celui de Simon Vouet, elle voit aussi le succès croissant durant le Pontificat d’Urbain VIII (Maffeo Berberini, mécène et soutenait les artistes tel que Nicolas Poussin), du classicisme de l’école de Bologne ou des audaces baroques de Pietro da Cortona ( Pietro a exécuté pour le pape Urbain VIII, sa fresque la plus célèbre : La gloire des Barberini, qui orne le plafond du grand salon du palais Berberini à Rome).

1626, Artemisia s'installe à Venise, dans le but d'obtenir de nouvelles commandes, elle reçoit de nombreux hommages de lettrés célébrant sa qualité de peintre.

1628, elle reçoit la commande d’hercule et Omphale par le roi d’Espagne Philippe IV.

1629-30, le duc d’Alcala, vice-roi de Naples, admirateur et collectionneur de l’artiste depuis 1625, acquiert 3 nouvelles œuvres.

1630-1653, Naples et une parenthèse anglaise

1630, Artemisia reçoit sa première commande publique à Naples, et se met également au service du vice-roi, elle peint une annonciation, elle reçoit également des commandes de Cassiano dal Pozzo, érudit et mécène des arts, dans ses collections on trouve des caravagesques tel que Simon Vouet, Artemisia et Caravage lui-même.

1635 Charles 1er d’Angleterre l’appelle  près de lui, mais elle préfère rester en Italie, être sous la protection de  nobles  des cours italiennes, tel que celle du grand duc Ferdinand de Médicis. 

1636, Atemisia travaille sur plusieurs commandes napolitaines et pour le prince du Liechtenstein

1637-39, elle va surement rejoindre son père à Londres. 3 toiles de l’artiste se trouvent dans la collection royale, il s’agit de La renommée, Suzanne et les vieillards, Tarquin et Lucrèce.

1640, retour d’Artemisia à Naples, elle travaille pour plusieurs commanditaires.

1649, l’artiste peint pour Antonio Ruffo, aristocrate sicilien il lui a commandé une Diane au bain.

1653, Artemisia collabore avec l’artiste Onofrio Palembo

1654, il n’y a plus de trace d’Artemisia, elle meurt probablement de la peste, il y a eu une grande épidémie en 1656. Elle est enterrée à l’église San Giovanni del Fiorentini à Naples.

Le caravagisme :

C’est un courant pictural de la fin du XVI eme siècle, parfois assimilé à une forme du baroque romain face au classicisme des Carrache. Cette évolution intellectuelle se situe à mi-chemin entre l’opposition à la rhétorique classique des académies d’une part et le brillant enthousiasme illusionniste du baroque d’autre part.

Le caravagisme est caractérisé par la prédominance de scènes obscures transcendées par la maîtrise du clair-obscur, constitué autour du style du Caravage et de ses suiveurs les plus proches tel que Bartolomeo Manfredi.

C’est une révolution artistique marquante. En plein contexte de la contre-réforme où le Concile de Trente préconise une peinture noble et lisible. Caravage cherche à peindre une vérité qui refuse les conventions, il ne recule pas devant la laideur. Par son sens révolutionnaire du sacré, l’artiste substitue un naturalisme extrême aux artifices du maniérisme. Influencé par Michel Ange, fidèle à la nature, il fait du corps humain l’objet de sa peinture. La peinture de l’artiste est méditative, intime, il ouvre la voie à une exploration anxieuse de l’âme voulant témoigner des émotions humaines, il cherche à rendre tangible les événements religieux qu’il va présenter comme des scènes de genres, il humanise l’art sacré. Il va libérer les artistes des stéréotypes maniéristes et va amorcer une nouvelle approche de la réalité physique des choses. La peinture de Caravage va connaître une diffusion rapide et étendue en Europe : Rembrandt, Rubens, Georges de la Tour.

Les compositions de Caravage : elles sont principalement en largeur, il présente des personnages grandeur nature, bien souvent coupés à mi-corps, ce qui permet par la succession des plans, de créer l’illusion de profondeur sans avoir à traiter le problème de la perspective. L’artiste introduit le spectateur dans la scène. La scène semble encore plus proche grâce au fond neutre.

La lumière : c’est l’élément essentiel de ses compositions, elle tend à consacrer sur certaines zones, créant ainsi un contraste de clair-obscur, ce qui donne une dimension plus dramatique à ses œuvres. Bien souvent extérieure au tableau, la lumière fait irruption dans la scène et conduit l’œil vers l’essentiel. Apportant une dimension symbolique et spirituelle, elle participe autant à la compréhension de la scène qu’à sa sacralisation. Le caractère divin des personnages est mis en lumière par l’artiste, au lieu de représenter des attributs symboliques.

Les couleurs : elles sont appliquées sans dessins préparatoires. Les tons rouges, noirs et bruns dominent dans l'oeuvre de Caravage.

 

L’exposition est composée de 40 tableaux environ, présentée en différents thèmes et périodes créatives de l’artiste, nous commençons l’exposition par les années de gloire d’Artemisia.

Une artiste internationale Naples 1630-1654, Artemisia à 37 ans.

 artemisia-autoportrait

 

" autoportrait "vers 1637

" Madeleine pénitente " vers 1630

" Cléopâtre assise " 1630-33

" Madeleine "1630

" Suzanne et les vieillards " 1632

artemisia-suzanne et les vieillards

 

" Le suicide de Lucrèce "1630-33

" Cléopâtre "1635

" Naissance de Saint Jean Baptiste " 1655, ci-dessous

 artemisia-naissance de jean baptiste


"Samson et Dalila "1635

Un tondo,"la justice et la paix s’embrassant " 1635

" Clio muse de l’histoire "1632

" Judith et sa servante Abra avec la tête d’Holopherne "1650,  

" Bethsabée au bain "1640-45, ci-dessous

artemisia bethsabée au bain 


 

Œuvres napolitaines :

Certaines toiles furent commandées par la couronne espagnole tel que la naissance de Saint Jean-Baptiste, la nymphe Corisca et Clio muse de l'histoire. Minerve fut offerte au Grand Duc Ferdinand II de Médicis (1610-1670), (fils de Cosme de Médicis et Marie-Madeleine d'Autriche).

 

Quelques tableaux présentés :

"Allégorie de la renommée" 1630-35, ci-dessous

artemisia - allegorie de la renommée

 

" Minerve " 1635

 

 "La nymphe Corisca et le Satyre " 1635-40, épisode d'une pastorale en forme de tragédie-comédie écrite par Giovanni Battista Guarini ( ce fut un immense succès européen du XVI eme siècle). Artemisia a choisi  le moment ou la nymphe Corisca, capturée par un satyre, qui l'accuse d'infidélité en la tenant par les cheveux, elle parvient à s'enfuire en lui abandonnant sa perruque. L'intensité lumineuse des couleurs, le mouvement du drapé, la puissante diagonale, l'élan du mouvement donne animation à la scène.

artemisia corisca

"Allegorie à la peinture" 1636-45 

artemisia all peinture

"Allégorie de la musique"1636-45


La fabrique de l’art :

Bethsabée au bain, Judith et la servante, Suzanne et les vieillards, les dernières oeuvres de l'artiste documentées et peintes pour Don Arcando de Medici à Naples.

Judith 1640-45  

Bethsabée au bain 1645-50

Naples, foyer actif de peinture, natures mortes, surtout dans la seconde moitié du XVII eme siècle.

Présentation d’une nature morte : de Giovani Baptiste Reccio de l’atelier d’Artemisia.


A l’étage du musée, les œuvres de jeunesse de l'artiste.

Rome la jeunesse :

Quelques œuvres de son père Orazio, et les premiers succès d’Artemisia

" Sibylle " 1607-10 d’Orazio Gentileschi

" Saint Jérôme" d’Orazio Gentileschi

" La Vierge allaitant"1608-1609 (2 toiles)

 

"Judith et Holopherne" 1613, cette oeuvre est impressionnante par la violence de la scène. Elle a été interprétée selon les thèses psychologiques et psychanalytiques, comme un désir de revanche par rapport à la violence subie par l'artiste.

 artemisia-judith et holophorne


" Autoportrait au luth " 1617-18

artemisia- autoportrait au luth

" Sainte Cécile " 1620

artemisia-sainte cecile

"Judith et la servante avec la tête d'Holopherne" 1617-18, les diagonales ascendantes suggèrent un mouvement dynamique, puis l'arrêt subit que leur imprime la main de Judith retenant sa servante, la puissante verticale sombre du bord droit produit un  effet théâtral d'élan suspendu. Ci-dessous

artemisia- judith et sa servante

 

"Sainte Catherine d'Alexandrie" 1618-20, cette oeuvre fait partie de la période florentine, le rouge, le jaune safran, donnent l'éclat à l'oeuvre, richesse ornementale de la couronne.

 

" Yaël et Sisra" 1620, ci-dessous

 artemisia yael et sisra


"Portrait d'une dame assise", 1620 ( il s'agit de la Princesse Savelli), représentée assise, très élégante,  sa robe noire et or est richement décorée. 

artemisia- portrait dune dame assise

La Princesse Savelli : Il s'agit peut-être de Caterina (1590-1639), fille du noble Paolo Savelli (branche cadette d'une prestigieuse famille romaine qui épousa Paolo Savelli, premier prince d'Albano, fils de Bernardino, duc de Castelgandolfo et de Laura Anguillara).

 

Quelques lettres d'affaires et d'amour adressées par Artemisia à son amant et mécène Francesco Maria Maringhi sont également exposées.


Retour à Rome, début de la gloire, le goût du théâtre à la cour des Médicis à Rome. Artemisia retoune à Rome en 1620.


 artemisia gonfalonier

 

" Le Gonfalonier " 1622

"Gentilhomme au chien" brossé par Simon Vouet (artiste français, allé à Rome travailler pour Urbain VIII et autres mécènes).


Artemisia part pour Venise en 1627, théâtralité, elle donne ses traits à la belle active qui joue et chante, peinte à Venise 1627-29.

 

" Judith et sa servante "peinte par Claude Mellan (peintre français établit à Rome, il est élève de Simon Vouet)

" La joueuse de luth " Artemisia 1625-38

 

" Portrait de religieuse "1613-18


Avant Rome, Florence la liberté à la cour des Médicis.

Une plaque en lapis lazuli d'origine afghane, peinte par Orazio Gentileschi à Rome vers 1610-1612. Il s'agit de :

"David méditant devant la tête de Goliath ".

" Une vierge au rosaire " peinte par Artemisia en 1651.


Les nus

" Danaé ", 1612

artemisia -danae

" Bethsabée au bain " 1636-38

" Amour freinant l’instinct ",1620

" Suzanne et les vieillards " 1650 de l’atelier d’Artemisia

" Cléopâtre " 1620-1625

" Femme nue allongée "1627-30 de Charles Mellin,( peintre lorrain, parti en Italie à l’âge de 20ans)

" Jugement de Pâris "1640-50 d’Onofrio Palembo, (peintre napolitain de l’époque baroque, assistant d’Artemisia Gentileschi.

 

Artemisia à Rome, collègues et affinités :

Son atelier constituait une sorte d’Académie :


" Sainte Apolline d’Alexandrie " 1645-55, d’Onofrio Palembo

" Samson brandissant la mâchoire de l’âne " 1635

"Allégorie à la rhétorique", 1650

" Diane et Actéon "1645-50 Domeninco Gargiulo (1609-1675, peintre italien, de l’époque baroque à Naples) ainsi que la Sainte Lucie en Martyr

" Esther et Assuérus "1635-40 de Bernardo Cavallino (1616-1656, peintre napolitain de l’époque baroque à Naples).

L'histoire d'Esther et Assuérus : Esther est une jeune et belle juive que le roi Assuérus choisit comme reine sans connaître sa religion.

 

" Sainte Lucie "d’Artemisia

 

" Saint Pierre conduit par un ange, visite sainte Agathe dans sa prison " 1635-40


Quelques extraits du catalogue de l’exposition.

L’œuvre d’Artemisia Gentileschi :

C’est une femme qui a su s’imposer comme artiste, à une époque ou la vie de la femme appartenait soit au père ou a son mari. Elle a peint des sujets religieux, de nus, ce qui est impensable à son époque.

Son œuvre est caractérisée par la maitrise des couleurs, des clairs-obscurs et une grande délicatesse dans l’exécution des détails.

Elle a peint des héroïnes bibliques, des femmes sauvant leur peuple, Judith, Cléopâtre, Bethsabée, Suzanne, Yaël et bien d’autres.

Artemisia Gentileschi, une des premières femmes artistes peintres en Italie, on retrouve dans son œuvre la passion, l’amour, la violence, sûrement suite à certains événements vécus par l’artiste.

Lire : Artemisia d’Alexandra Lapierre

Magnifique exposition a voir au Musée Maillol à Paris, jusqu’au 15 juillet 2012

 

 

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21 février 2012 2 21 /02 /février /2012 15:12

 

Fantin-Latour nait à Grenoble en 1836, lithographe et peintre intimiste, réaliste.

1851, il arrive à Paris et rentre à l’école des arts décoratifs, il refuse la filière officielle. Il reçoit un enseignement complet (sculpteur, joaillier, orfèvre, dessin). Il va au Louvre, fait des copies, et  s’intéresse  à la  peinture hollandaise du XVII eme siècle. C’est un personnage ténébreux, il a une allure jeune, il est romantique c’est un dandy.


autoportrait fantin


Il rencontre de jeunes artistes tel qu’Alfonse Legros en 1858 qui lui fait son portrait, son grand ami Whistler l’américain peint aussi  son portrait en 1859, Félix Bracquemond l’avait fait en 1853, ils forment un cercle tous les trois, ils parcourent le milieu artistique parisien de l’époque, ils rencontrent Rodin, Dalou (sculpteur) et bien d’autres. C’est la fine fleur artistique des années 1870.

L’artiste peint son autoportrait en 1859, coiffure sophistiquée, chemise blanche travaillée. Présenté au salon de 1859 et refusé, il fut accepté en 1860 avec le " vase de fleurs "maitrise exceptionnelle, fraicheur des couleurs (on ressent les liens avec Manet). Les deux tableaux sont à l’exposition.

1863, Il est membre du cénacle des Batignolles (groupe de jeunes peintres, rassemblés autour de Manet avec qui il fraternise, il y a Renoir, Bazille ). C’est de se groupe que va surgir l’impressionnisme. Il sera considéré comme celui qui fait le maillon entre les romantiques et les modernes.

Fantin-Latour est choqué par le décès de Delacroix en août 1863, il décide de lui rendre hommage en septembre de la même année, le tableau sera exposé au salon de 1864. Il faut faire une sélection, quels sont les gens à mettre sur le tableau ? Au centre le portrait de Delacroix encadré, il est en arrière plan mais dominant. 4 personnages assis, 6 debouts, chacun ayant des liens artistiques, littéraires avec Delacroix.  

Les écrivains et critiques choisis : Baudelaire, Champfleury, Duranty

Bien sûr Baudelaire, Delacroix avait fait son portrait en 1860, Baudelaire est un inconditionnel de Delacroix, de Manet, Courbet. Il a écrit sur l’artiste  deux articles importants, en 1864, il écrit "il est le premier peintre entre les peintres et il transfert la tradition dans la modernité ".

Champfleury, son portrait a été peint par Courbet en 1855, il a été le conservateur du musée de Sèvres, et a écrit un livre " le violon de faïence " en référence au violon d’Ingres. Il a écrit de nombreux articles ainsi qu’un   manifeste du réalisme.

Duranty,   son portrait a été peint par Degas en 1879 (ami de Champfleury) critique littéraire assez provoquant, il était un des amis de George Sand. En 1876, il a écrit un manuscrit de la nouvelle peinture (sur les artistes impressionnistes).

Les artistes : Manet, Fantin-Latour, Whistler, Cordier, Legros, Bracquemond, de Balleroy.

Manet, son portrait a été peint par Legros en 1863 et par Fantin-Latour en 1867.  

Whistler, personnage étrange il a des fantasmes, il participe aux mouvements d’avant-garde.

Albert de Balleroy a fait un portrait d’un anonyme en 1760, il a peint plutôt des scènes de chasse ( il est assez lié avec Manet).

Bracquemond  est graveur et fut remarqué par un élève d’Ingres. Il est le plus grand de l’époque, il initie les impressionnistes à la gravure (il est un élément pivot) très proche de Fantin-Latour et Manet. Il a peint le portrait d’Alphonse Legros,  il expose au salon de 1857, et s’installe en Angleterre en 1863, il est professeur à Oxford , il à des liens aussi avec Dalou

Cordier, nous avons peu d’éléments, il était peintre également

Fantin-Latour rend hommage à beaucoup d’autres artistes à travers son œuvre, poètes, musiciens et peintres.

Après son hommage à Delacroix, c’est celui rendu à Velasquez en 1864 "le toast", hommage aux peintres réalistes en 1865, hommage à Baudelaire en 1867, quelques personnages entourent l’écrivain, "l’atelier des Batignolles" en 1870, hommage à Manet en 1872, "le coin de table", hommages aux poètes parnassiens 1872, Verlaine,et Rimbaud, un hommage à Berlioz "autour du piano" en 1885. Ses natures mortes sont exceptionnelles, il a le sens du réalisme. Il aime la peinture espagnole, l’Espagne est à la mode même chez les musiciens.

 Il est passionné de musique, notamment Berlioz, Wagner, Schumann, il cherche à transcrire la musique par des peintures fluides exécutées en longues touches. Un exemple avec "les trois filles du Rhin" datée de 1873, en hommage à Wagner.

1876, il épouse Victoria Dubourg, artiste peintre. Il passe ses étés dans la famille de Victoria en Basse-Normandie.

Il décède en 1904.

Cette exposition se situe dans l’appartement d’Eugène Delacroix, tout au long de la visite nous découvrons des objets décoratifs et quelques meubles ayant appartenus à l’artiste.

portrait de delacroix 1837 par fantin

Delacroix, 1837 par Fantin-Latour

Le premier thème :


Delacroix et les modernes !

La toile de Fantin-Latour la preuve d’une filiation entre Delacroix et les impressionnistes.


Une toile de Whistler "le bord de mer", une de  Balleroy "vue d’une plage normande".

La   palette et les pinceaux de Delacroix sont présentés , quelques lettres de Fantin-Latour envoyées à l’artiste, un album de pastels de Delacroix, étude de ciels et crépuscules de l’artiste.

Une toile de Fantin-Latour  représentant des chrysanthèmes dans un vase,

chrysanthèmes fantin

en parallèle avec un bouquet de fleurs de Delacroix.

bouquet de fleurs delacroix

Fantin-Latour " femme au narguilé " d’après les femmes d’Alger de Delacroix, 1854

D’autres lettres de Louis Cordier, Théophile Gauthier, Jean-Baptiste Vaillant

Un tableau "l’exposition des œuvres de Delacroix, aux galeries Martinet, boulevard des Italiens "

 d’ Albertini, huile sur toile de 1864.

Louis Martinet multipliait les expositions d’art moderne et ancien pendant les années 1859 à 1865, on pouvait y voir la musique aux tuileries de Manet, l’Ex-voto de Legros, le Marat assassiné de David, mais aussi Whistler, Fantin-Latour, Courbet et Delacroix

Une œuvre de Manet "Le barque de Dante", d’après Delacroix

Manet avait un grand intérêt pour l'artiste.

" L’atelier de la place Fürstenberg " de Bazille, daté de 1866

l'atelier de fantin par bazille


Fantin-Latour  et les siens :

La société des trois : Legros, Fantin-Latour, Whistler.


Amis depuis plus de 10 ans avec Legros, ils suivirent tous les deux l’école d’Horace Lecoq. Fantin-Latour rencontre Whistler au Louvre. Ils étaient inséparables tous les trois depuis 1859.

"Un autoportrait" de Fantin-Latour,

"Un portrait de Manet" par Albert de Balleroy

Des billets écrits par Legros, Manet, Castagnary

Whistler un "portrait de Fantin-Latour", crayon noir et crayon graphite, vers 1859, 

Un buste de Delacroix par Etex

Whistler "the music room"   Eau forte et pointe sèche, de 1859.

Félix Bracquemond "portrait de Legros" à l’eau-forte, 1861.


Quelques marches à descendre et nous poursuivons la visite de  l’exposition dans l’atelier de l’artiste, qui se situe dans un jardin.

Des œuvres entourent cet hommage

Paul Baudry "portrait de Balleroy", daté de 1859

Un "portrait de Bracquemond", dessin à l’encre de Manet

"Atelier aux Batignolles" par Fantin-Latour.

esquisse atelier aux batignolles fantin

"Lola de Valence" par Manet à l’eau forte en 1863.

lola de valence manet

Fantin-Latour, "portrait de Manet" daté de 1867   

portrait manet par fantin

"Combat de chevaux" par de Balleroy, daté de  1866 (tableau et esquisse sont présentés).


L’hommage au mort face au vivant.

Des lettres d’hommages à Fantin-Latour concernant la vente de Delacroix, à Madame Ruth Edwards.


Lettres de Fantin-Latour à Bracquemond et Champfleury concernant une invitation à diner.

Baudelaire écrit à Fantin-Latour au salon au sujet de l’accrochage Delacroix.

Duranty lui écrit pour son succès à Londres.

Fantin-Latour,  des études l’une pour un repos, une autre pour un hommage à Baudelaire au graphite et crayon.

Etude de redingote pour le portrait de Champfleury.

Présentation d’esquisses et  dessins préparatoires  permettent de voir l’évolution de la construction du tableau, la disposition des artistes et écrivains.

Le tableau final " hommage à Delacroix" :

Au centre un cadre avec le portrait de Delacroix, debout sur la gauche Whistler, Fantin-Latour, Alphonse Legros, Duranty et Louis Cordier, sur la partie droite Champfleury, Manet, Baudelaire, Bracquemond, de Balleroy.

l'hommage à delacroix fantin


Un portrait d’Antoine Vallon par Fantin-Latour

"Delacroix aux Champs Elysées en 1865" Fantin-Latour y est accueilli (le Paris des artistes) il s’agit d’un dessin.

delacroix aux champs fantin

La vérité, note manuscrite au crayon et graphite

Quelques billets dans une vitrine :

La fabrique de l’hommage, une invitation aux funérailles de Delacroix en 1863, des lettres de Louis Cordier, Dante Rossetti à propos de Legros et Whistler

Un autre buste de Delacroix par Etex.

En revenant dans les appartements pour terminer l’exposition visite de la chambre de l’artiste.

Présentation de l’immortalité esquisses au crayon et tableau final.

l'immortalité fantin

Maquette d’un monument à Delacroix, à la cire perdue par Dalou.

Le monument se trouve dans le jardin du Luxembourg à Paris.

De Fantin-Latour une lithographie représentant Hector Berlioz en 1903


D’un hommage   l’autre

L’hommage à Delacroix sera exposé au salon de 1864. Il ne reçut pas de récompense. Deux autres événements vont consacrer la gloire de Delacroix, la vente du contenu de son atelier et l’exposition rétrospective des ses œuvres.


Fantin-Latour mélomane

Quelques lithographies dédiées à Schumann, Berlioz datées de 1893. En 1903 ce sera à Rossini et de nouveau à Berlioz.

Une œuvre en hommage à Wagner.

Cézanne a rendu hommage à Delacroix avec "Apothéose de Delacroix " en 1890-94, référence absolue de Cézanne, une esquisse d’un empereur romain, en bas des gens prient Delacroix.


Très belle exposition qui permet de découvrir l’évolution de la construction de " l’hommage ". 

Fantin-Latour rend hommage à Delacroix, il s’est entouré d’artistes, gens de lettres proches de l’artiste, mais c’est l’hommage à une idée, Delacroix avait insufflé la modernité.

A ne pas manquer, jusqu’au 19 mars 2012 musée Delacroix, Paris 

 

 

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24 janvier 2012 2 24 /01 /janvier /2012 14:27

Avril 1861, Cézanne arrive à Paris pour la première fois, il a 22 ans, grande joie pour Emile Zola son ami d’enfance, qui le poussait à venir. Pendant l’été 1861, Il travaille à l’Académie de Charles Suisse, c’est un atelier de peinture nommé " le sanctuaire de l’art du tapage ", situé quai des orfèvres, dans l’ile de la cité. Les artistes nécessiteux pouvaient dans ce lieu bénéficier de modèles pour de modiques sommes. De nombreux artistes y ont fait leurs débuts. Cézanne y rencontre les impressionnistes Pissarro, Guillaumin. Comme eux, il condamne les méthodes académiques.

Il se présente  à l’Ecole des beaux arts, il échoue (jugé tempérament trop excessif).

Mais l’artiste reste que quelques temps à Paris, il retourne dans son domaine familiale dès l’automne de la même année, inaugurant une série d’aller et retour entre la capitale et la Provence.

1862, il abandonne sa carrière juridique et décide de s’établir à Paris et de devenir peintre.

Il travaille au Louvre, rempli des carnets de croquis d’après les maitres anciens, il copie des tableaux.

Il rencontre Zola régulièrement, qui lui, est devenu ami avec Manet, Zola lui présente  plusieurs artistes impressionnistes, tel que : Renoir, Sisley, Monet, Bazille.

A partir de 1863, il présente des tableaux au Salon officiel de Paris, mais toujours refusé.

En 1869, il rencontre Hortense Fiquet, elle est modèle, ils auront un fils en 1872, il l’épousera en 1886.

Après la Commune (mars à mai 1871), il rejoint Pissarro à Pontoise, il accompagne Guillaumin à Issy les Moulineaux.

1872, il s’installe à Auvers sur Oise, il est près de son ami Pissarro qui y réside, il travaille dans la maison du docteur Gachet, Cézanne et Pissarro travaillent ensemble. Cézanne a toujours travaillé en atelier, il décide d’aller peindre sur le motif. L’artiste va travailler à la manière impressionniste, sa palette était sombre avec des fonds noirs et s’exprimait dans une pâte épaisse, c’est alors qu’il travaille sa palette, elle devient plus claire, il travaille aussi à la décomposition de la couleur par tons comme le font les impressionnistes. Leurs sujets sont identiques, des paysages, des villages, ils vont partager le souci de rendre la nature plus exacte, mais Cézanne veut une composition spatiale plus construite.

1874, Il présente quelques œuvres aux expositions impressionnistes, mais sans beaucoup de succès. Son ami d’enfance Emile Zola le défend auprès des critiques.

Il fera de l’impressionnisme un art solide et durable comme l’art des musées.

1879 à 1880, il s’écarte du groupe impressionniste, et part s’isoler un an à Melun, il peint le Pont de Maincy. L’artiste avait une obsession, trouver des volumes, on voit s’affirmer cette tendance dans cette œuvre.

1882, Il repart en Provence.

1886, il se brouille avec son ami Zola. Entre 1888 et 1894, il revient 8 fois en région parisienne, ou il peut méditer, pinceau à la main dans le silence et la solitude à Chantilly, puis sur les bords de la Marne ou vers Fontainebleau et Bourron-Marlotte. L’eau de la rivière, les lisières des forêts, les clochers de villages lui permettent de bonnes études en présence de la nature, au même titre qu’en Provence.

Il décède en 1906.

L’exposition présente environ 80 œuvres avec différents thèmes de sa période parisienne, tel que les vues de Paris, les paysages d’Ile de France, les nus, les natures mortes, des portraits.


Peindre Paris

Paris entité culturelle, c’est une raison d’être picturale, le lieu où il faut se montrer, rencontrer beaucoup de monde. Mais l’artiste va aussi s’expérimenter. Quelques exemples sont présentés :

Son autoportrait daté de 1873-74

La rue des saules Montmartre en 1869

cézanne Paris rue des saules

La halle au vin en 1872

Les toits de Paris 1881-82, œuvre bien structurée, entourée par deux églises, les toits occupe une grande partie de la toile.

cézanne paris les toits de paris

La Seine à Bercy 1876-78

Quai de Bercy à Paris, de Guillaumin


Cézanne – Zola

Zola suit sa mère à Paris en 1859. Il va avoir une correspondance suivie avec Cézanne. Emile Zola s’ennuie loin de son ami et le presse de venir le rejoindre.

  Vue de Bonnières 1886

Le pain et les œufs 1865

Ebauche d’un portrait d’Emile Zola, à la demande de celui-ci en 1862-64, ceci pour retenir le peintre à Paris.

cézanne et paris portrait de zola

La pendule noire 1869-70, Pendule en laque noire dans la maison de Zola.

cezanne paris la pendule noire

La lecture de Paul Alexis chez Zola 69-70, il fait parti du groupe des six, à l’origine des soirées de Medan)

Le nègre Scipion 1867, la représentation du corps et de l’homme prend une place particulière dans l’œuvre de l’artiste dans les années 1862 à 1880. Dans ce tableau c’est l’expression de la condition humaine.    

 

 

Les Maitres anciens :

Cézanne fait des croquis d’après les œuvres du Louvre, il veut nourrir son regard des chefs-d’œuvre pour garder la main en copiant un motif, il est attiré par l’attitude des baigneurs.

" Le Louvre, est le livre ou nous apprenons à lire"   écrit’ il à Emile Bernard.

Il s’intéresse à Rubens, Signorelli, Delacroix ce sont les peintres du mouvement et de la couleur.

Bethsabée d’après Rembrandt 1871-74

cezanne paris, Betsabé

Apothéose de Delacroix 1890-94

Présentation de nombreux dessins

Bellare d’après Rubens,

étude de jambes Signorelli

Copies à l’huile de Bethsabée, de Dante et Virgile de Delacroix.

Milan de Crotone d’après Puget et l’amour en plâtre au crayon

Homme nu, vu de profil au fusain

Portrait de Delacroix au crayon

Olympia à la mine de plomb, aquarelle et lavis 1877.


Auvers, Pontoise, Melun

Rome c’est aussi Tivoli, Paris c’est aussi la foret de Fontainebleau, les bords de Seine, l’Oise ou la Marne, surtout que le chemin de fer en 1860 facilite les déplacements en région parisienne.

Présentation d’une nature morte au médaillon de Philippe Solari 1872, Philippe Solari était un sculpteur provençal, ami de Zola, ils organisaient des causeries artistiques avec Cézanne.

Il rencontre le docteur Gachet grâce à Pissarro, amateur d’art, collectionneur et graveur.

Une vue panoramique d’Auvers en 1873-74

Le quartier du four Auvers vers 1873

La Maison du pendu, 1873

Le pont de Maincy 1880

cezanne le pont de maincy

L’Hermitage à Pontoise 1881

Paysage des bords de l’Oise 1873-74


La tentation de Paris

Manet inaugure une forme de modernité en peignant l’Olympia, la femme de Paris se voit exposée à ses risques et périls sens les alibis de la mythologie ou de l’histoire. La tentation de Saint Antoine devient la tentation d’une femme académique dont il faut récuser la beauté trop vénusienne.

Le déjeuner sur l’herbe en 1875

Femme nue, Léda 1881-90

Femme au miroir 1866-67

Une moderne Olympia 73-74

Une préparation du banquet en 1888-1890

L’éternel féminin "le veau d’or " 1877, il rend la femme vulgaire.

Nature morte 1888-90

La lutte d’amour 1880

3 baigneuses 1879-82

cezanne paris, les trois baigneuses

La tentation de Saint Antoine, 1877

Madame Cézanne au fauteuil jaune 1888-90

Portrait de Victor Choquet assis 1877 (‘ils apprécient tous les deux Delacroix), il est représenté dans son appartement style XVIII eme , rue de Rivoli. Ci-dessous.

portrait de victor choquet

Portrait d’Ambroise Vollard 1899

Portrait d’Alfred Haige 1894 (peintre norvégien)

Portrait d’Ambroise Vollard au chat, par Pierre Bonnard

Madame Cézanne cousant 1877-1904

Madame Cézanne à la jupe rayée 1877

Les plats de pommes 1877

Poterie, tasses et pomme sur une nappe blanche 1877

Boite à lait et citron 1877.


Les voies du silence

Sous-bois aux grands troncs (Fontainebleau) 1892-94

La route tournante 1904

Bords d’une rivière 1904-05

Paysage d’hiver à Giverny 1894

cezanne pars paysage d'hiver ginerny

Le moulin brulé de Charenton à Maisons Alfort 1894

Bord de la Marne, l’ile Mâchefers à Saint Maur des Fossés 1894

Rochers à Fontainebleau 1893

Garçon couché 1890.


Entre 1888 et 1894, Cézanne revient 8 fois en région parisienne, il peut méditer, pinceau à la main dans le silence et la solitude à Chantilly, puis sur les bords de la Marne ou vers Fontainebleau et Bourron-Marlotte. L’eau de la rivière, les lisières des forêts, les clochers de villages lui permettent de bonnes études en présence de la nature, au même titre qu’en Provence .

Cette exposition nous emmène dans l’univers parisien de Cézanne, proche de Zola et de ses amis impressionnistes, à la découverte d’un nouveau style, de nouveaux lieux. A ne pas manquer.

Exposition à visiter au musée du Luxembourg jusqu’au 26 février 2012

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4 janvier 2012 3 04 /01 /janvier /2012 14:35

21 octobre 1680, une lettre de cachet, datée de Versailles et signée par Louis XIV et Colbert, consacre la naissance de la comédie française.

Elle à plus de trois siècles, son répertoire est riche de 2700 pièces de théâtre.

C’est une histoire des arts évidemment, les sculpteurs, peintres. Le théâtre de la comédie française est meublé d’œuvres d’art, dans les couloirs, foyers, bureaux on retrouve de nombreux tableaux surtout des portraits, ils célèbrent l’art des poètes du XVIII eme siècle, des sculptures représentant auteurs et acteurs du passé.

La comédie française raconte son histoire à travers la troupe.

Place au théâtre

En introduction, une œuvre de Claude Verlinde décorateur, pour le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux 1978

Présentation d’une maquette, il s’agit du plan de la salle.

Sur un mur une série de masques, la créatrice est Annie Marandin (coiffeuse, maquilleuse).


ACTE 1 :


1680, fondation de l’institut au XVII eme siècle, des troupes sillonnent la France, elles sont Italiennes, Espagnoles, françaises, l’une d’elle s’établie à Paris

Le genre dramatique s’établit au XVII eme siècle  à l’hôtel de Bourgogne et les pièces à machines à l’hôtel du Marais.

1658, Molière et sa troupe font irruption protégés par le roi.

Quelques tableaux :

" Les gélosi " fin XVI eme début XVII eme, anonyme, peinture sur cuivre.

" Agnan à la laide trogne et sa troupe " fin XVI eme anonyme. Huile sur panneau de chêne

"Les farceurs dansants " de Pieter Jansz Quast vers 1660, huile sur panneau

" Mademoiselle Beauval " (son nom jeanne-Olivier Bourguignon, actrice ayant interprétée plusieurs pièces de Molière), anonyme 1650, huile sur toile

" Les farceurs français et italiens depuis 60 ans ", anonyme, daté de 1670

comedie française farceurs

" Floridor ", attribué à Charles Beaubrun, vers 1647, huile sur toile.

" Baron "par François de Troy 1720, huile sur toile.

" Mademoiselle Champmeslé "  dans le rôle d’Atalide  ou Roxane, anonyme entourage de Van Loo, huile sur toile

" Montfleury" d’Antoine Durand 1645, huile sur toile. Ce portrait a beaucoup joué en scène, jusqu’à une période récente (dans la machine à écrire 1955).


Sous le signe de Molière :

C’est Lagrange, homme de confiance qui dirige la troupe, metteur en scène, après une faillite il relève la Comédie Française, la vie de Molière est émaillée de batailles littéraires et dramaturgiques.

L’Ecole des femmes 1662, Tartuffe 1664, Don Juan 1665

Présentation du fauteuil de Molière et de sa montre sous vitrine.

Le registre de Lagrange, permet de connaître la vie de la troupe, il renseigne sur la composition de celle-ci, les dates de représentations, les pièces représentées, les recettes enregistrées. Il existait  des jetons de présence, quelques répliques sont présentées.

Nous avons le portrait  de Molière dans le rôle de César, par Mignard vers 1667,

comedie fmolière

un autre Molière par Charles Antoine Coypel vers 1734, et un par l’atelier de Pierre Mignard vers 1658.


ACTE II

L’institution et ses demeures :


 C’est la réunion de deux troupes, elles investissent le théâtre Guénégaud, aménagé dans l’ancien Jeu de Paume jusqu’en 1770. Après ils s’installeront dans la salle des machines du Palais des Tuileries en attendant la construction de leur nouveau théâtre qui sera inauguré en 1782.

1791, suites aux troubles révolutionnaires, la troupe s’installe salle Richelieu et y seront définitivement en 1799.

Un tableau : " La France couronnant Corneille et Racine ", d’Alexis Joseph Mazerolle en 1879, dessin et lavis sur papier.

Une esquisse pour le plafond de la Comédie Française d’Albert Besnard en 1902, huile sur toile

" Une esquisse pour le rideau de fer " d’Hector Jean-Baptiste d’Espouy en 1906, huile sur toile

Une autre d’Olivier Debré en 1987.Huile sur toile

Une maquette de l’établissement est présentée.

Une toile représente le théâtre au XVII eme siècle, avec spectateurs assis sur la scène,   il s’agit d’une gouache sur papier, préparé pour un éventail. Anonyme.

Plan de la coupe des théâtres des français, rue des Mauvais Garçons, XVIII  eme ,aquarelle et encre.

Décor d’une tragédie de Charles de Wailly aquarelle vers 1782.

Achèvement de la construction du théâtre français, 1790 de Mérimée

" Un entracte à la Comédie Française un soir de première " 1885, par Edouard Joseph Dandan, il s’agit d’un portrait de groupe à l’orchestre de la Comédie Française avec le monde littéraire et artistique de 1880. Nous voyons : Edouard Thierry, Jules Claretie, Octave feuillet, Dumas fils, Emile Augier, Victorien  Sardou, Charles Garnier, Edouard Pailleron , Camille Doucet, au second plan : Jean Richepin, Emile Zola, Ernest Renan, Albert Wolff, Hyacinthe  Halanzier, Ernest Meissonnier, Georges Ohnet, , Francisque Sarcey, Alphonse Daudet, Henri de Bornier, Ernest Legouvé, Arsène Houssaye, Théodore de Banville, Charles Gounot, Denormandie père, Abraham Dreyfus, Amand Sylvestre, au fond Emile Perrin, Jules Grévy dans la loge présidentielle.

" La bataille d’Hernani " Victor Hugo peint par Albert Besnard 25 février 1830, encre, craie, pastel sur papier marouflé en 1909

comedeie hernani

" Le foyer du public de la Comédie Française ", de Gaston de Latouche, vers 1900, huile sur panneau de bois parqueté.

Talma, comédien, après avoir été exclu en 1791, il réintègre la comédie française en 1799 il était l’acteur préféré de Napoléon qui admirait son jeu.

Le glaive de Talma 1825 en métal doré, strass. Inscription sur le fourreau, de face " Elleston to his Esteemed friend Talma A.D " 1825, de dos"Henry Osborn Sword Manufacturex Bordesley Near Buckingham ". Les mêmes figures sont représentées sur les deux faces du glaive : tête de lion, soleil orné d’une tête de lion au centre, personnage vêtu  à la Romaine, tenant un glaive à la main

Talma méditant le rôle de Sylla par David d’Angers marbre blanc de 1837. (Sylla est un des derniers rôles que Talma a interprété à la comédie française, il lui donna la possibilité de rendre hommage à Napoléon (son modèle pour la coiffure).

talma represente napo

Toge de tragédie ayant appartenue à Talma, elle est rouge avec des broderies d’or en forme d’étoiles début XIX eme.


ACTE III

Le répertoire des œuvres et des hommes :

Totalité des œuvres au français, œuvres de Molière, Corneille, Racine.

Une galerie des bustes du XVIII eme siècle, célébration du patrimoine littéraire de la Comédie française. En 1770, les comédiens éprouvent la nécessité de meubler d’œuvres d’art leur nouvelle salle en construction, c’est le patrimoine littéraire, le répertoire qu’ils choisissent d’illustrer par une collection de bustes représentant les grands auteurs du XVII et XVIII eme siècle.

Le buste de Molière par Houdon en marbre daté de 1778

molière buste par houdon

Celui de Corneille par Jean-Jacques Caffieri dans le rôle d’Alexandre en 1777, celui de Racine par Simon Louis Boizot 1779 il est dans le rôle de Bérénice, un autre de Corneille

Une perruque pour chien créée pour les fables de La Fontaine.  

Corneille par Jean-Jacques Caffieri daté de 1779 en terre cuite.

Voltaire par Houdon en 1781, Crébillon par Jean-Baptiste d’Huez en 1778, Alexis Pinon par Jean-Jacques Caffieri en 1775, Jean-François Regnard par Jean-Joseph Foucou en 1779

Rotrou par Jean-Jacques Caffieri en 1783 marbre, Dufresny par Auguste Pajou 1781, De Belloy par Jean-Jacques Caffieri en 1785, Nivelle de la Chaussée par Jean-Jacques Caffieri en 1785, Destouches par Pierre François Bernier en 1781.

Au sol ,une citation correspondant à chaque auteur.

Les toiles :

"Lekain dans le rôle de Gengis Khan", (l’orphelin de la Chine de Voltaire), "Madame Duclos dans le rôle d’Ariane" de Lenoir, "Corneille" par Largillière, "Rachel dans le rôle de Camille" (Horace de Corneille) par Dubufle en 1830.

"Mademoiselle Raucourt" dans le rôle d’Aggripine par Adèle Romany en 1812 ; "Préville dans le rôle de Mascarille", (l’étourdit de Molière) par Van Loo vers 1760 ;" Dazincourt "par Joseph Bouton vers 1795, gouache sur ivoire ; "Mademoiselle Vestris dans le rôle d’Electre", par Simon Bernard Lenoir vers 1778;

Crébillon, buste en marbre : sur le socle de face Prosper Jolyot de Crébillon, par Jean-Baptiste Cyprien d’Huez 1778.

 

Le répertoire, un passeport pour l’éternité :

Auteurs romantiques :

Buste de Dumas père par Henri Chapu 1876.

"Alfred de Musset" par Eugène Lami 1841 dessins aux deux crayons

"Un autoportrait d’Alfred de Vigny", encre  sépia, dessin à la plume en 1825 ;

Victor Hugo par Alexandre Falguière, buste en plâtre (pièce improvisée en une nuit), vers 1890. Après utilisation de ce buste pour la cérémonie du centenaire de Victor Hugo en 1902, les comédiens du français décident de le faire fondre en bronze de crainte qu’il ne soit brisé.

Des manuscrits :

Manuscrit autographe d’Hernani, Victor Hugo.

Dont un du souffleur, manuscrit de la folle journée ou le mariage du Figaro, 1784 Pierre-Augustin Carton de Beaumarchais 1784.

Une toile représentant "Dancourt" peint par Gabriel Gence 1704 ;  " Le déjeuner du caveau" (Panard, Piron et Collé) par Etienne Jeaurat 1729-39

"Portrait de Beaumarchais" par Nattier, huile sur toile 1773, "Thenard ainé dans le rôle de Figaro" (Le mariage de Figaro, Beaumarchais) par Henri-Pierre Danloux 1808 ;

Suzanne Lalique a réalisée le costume de Jean Piat pour le mariage de Figaro en 1958

'Portrait de Marivaux' par Van Loo, huile sur toile, daté de 1753.

'Diderot' par Claude Bornet 1763, pastel marouflé sur toile.

Autre tableau, 'Jean-François Ducis tirant l’horoscope au jeune Talma', huile sur toile, daté de 1833 par Louis Ducis.

Le comité de lecture :

2700 pièces 1000 auteurs depuis 1680,

Octave Mirbeau par Rodin 1874, marbre en haut relief exécuté par Victor Peter, tête émergeant d’un bloc de marbre blanc.

Une toile de Gaston Thys d’après François Joseph Heim " une lecture à la comédie française "  vers 1830, huile sur toile datée de 1887.La maison du Roy avait commandé à Heim en 1827, plusieurs tableaux où devaient figurer les membres de différentes sections de l’Institut. Ce tableau était en cours lors de la Révolution de juillet (1830). Les dessins préparatoires, conservés, ont servi vingt ans plus tard à la réalisation du tableau  définitif, exposé au salon de 1847.

Un autre tableau "Une lecture au comité en 1886 "par Henri-Adolphe Laissement.

 Lecture de Francillon (Alexandre Dumas fils) le 4 novembre 1886


ACTE IV  

 L’histoire d’une troupe dès 1681:

Les traditions de jeu se transmettent d’acteurs à acteurs, quelques portraits :


Le répertoire tragique :

Les portraits

"Brizard dans le rôle d’Œdipe" ( Œdipe chez Admète, Jean-François Ducis) par Louis Ducis, huile sur toile.

"Madame Thenard dans Hermione" (tiré d’Andromaque de Racine, par Adèle Romany, vers 1800, huile sur toile.

"Madeleine Roch" par Paul Franz Namur, 1904 huile sur toile ;

"Lucinde Paradol dans le rôle d’Idamé" (L’orphelin de Chine de Voltaire) par Sébastien Dulac 1827 huile sur toile.

"Charlotte Desmares en costume tragique" de Coypel vers 1720, huile sur toile.


Le comédien dans son emploi :

Un marbre de Rachel dans le rôle de Phèdre de Racine par Duret 1845, statue en marbre assise

rachel buste de phedre

Un marbre de Mademoiselle Mars dans le rôle de Célimène (du Misanthrope de Molière) par Thomas  1845, statue en marbre assise.


Le répertoire comique :

"Léon Bernard dans le rôle de Monsieur Jourdain" (le bourgeois gentilhomme de Molière) par Lucien Jonas 1927, huile sur toile.

"Talbot dans le rôle d’Harpagon" (l’Avare de Molière) par José Frappa 1896, huile sur toile.

"Grandmesnil dans le rôle d’Harpagon" par Jean- Baptiste Désoria en 1817, huile sur toile. 

"Denis d’Inès dans Harpagon" par Max Moreau 1922, huile sur carton.

Régnier dans le rôle de Scapin (les Fourberies de Scapin de Molière) par Lorsay 1848, huile sur toile.

 Cécile Sorel dans le rôle de Célimène  (Le Misanthrope de Molière) par Lucien Pallez 1913, buste en plâtre patine beige.

"Coquelin cadet dans le  rôle  de Thomas Diafoirus"  (le malade imaginaire)par  Muller vers 1877 huile sur toile.

"Coquelin ainé  dans le rôle de Mascarille" (précieuses ridicules) par Jean Georges  Vibert. Vers 1874, huile sur toile.

"Gustave Worms dans le rôle de Don Carlo" (Hernani V. Hugo), vers 1880 huile sur panneau de Albert Pierre René Maignan.

 

Crispins :

Crispins a inventé le rôle et le caractère.

"Raymond Poisson dans le rôle de Crispin" vers 1680, huile sur toile de Théodor Netscher

"Arnould Poisson dans le rôle de Crispin" par Cherfils en 1730 pastel.

"Monrose père de Crispin"  en 1862 par Auguste Pichon, huile sur toile.

"André Brunot dans le rôle de Crispin", par Jean Bédorez, 1908, huile sur toile.


Répertoire romantique :

Les artistes se sont fait faire  leurs portraits comme les dames de la société.


"Mademoiselle Anaïs" par Scheffer en 1833, huile sur toile

"Mademoiselle Nathalie" par Eugène Devéria en 1834, huile sur toile.

"Emilie Guyon" par Thomas Couture en 1855, huile sur toile.

"Gustave Worms dans le rôle de Don Carlos" (Hernani de Victor Hugo)  en 1880 huile sur panneau.

"Raphael Duflos dans le rôle de  Don Carlos" de Victor Hugo, par Léon Comerre vers 1887 huile sur toile.

"Fréderic Febvre, dans le rôle de Saltabadil" dans le roi s’amuse de Victor Hugo, par Jules Garnier vers 1886, huile sur panneau.


Les grands comédiens :

Révolutions dramatiques, portraits manifestes, texte :


"Adrienne le Couvreur dans la mort de Pompée" de Corneille, par Coypel et dans le rôle de "Monime" (Mithridate de Racine) par de Troy vers 1723, huile sur toile.

"Lekain dans le rôle d'Orosmane" (Zaïre de Voltaire), vers 1770, de Simon Bernard Lenoir.

lekain en orosmane

"Mademoiselle Dumesnil dans Aggripine "(Britannicus de Racine) de Donat Nonnotte, 1754 huile sur toile.

"Madame George dans le rôle de Camille" tiré d’Horace de Corneille, par Lagrenée.

"Talma dans Néron" (Britannicus de Racine) par Eugène Delacroix 1856, huile sur toile.

"Talma dans Hamlet" (Hamlet de Ducis) toile de Lagrenée., 1810 huile sur toile.

 Larive dans le rôle de Brutus ,( la mort de César de Voltaire) il s’agit d’un buste en marbre daté 1784 par Houdon.


Les portraits à la ville :

Portraits mondains


"Fleury", par François Pascal Simon, baron Gérard 1795, huile sur toile.

"Dugazon", par Henri Pierre Danloux, 1787, huile sur toile.

"Jeanne Samary", de Renoir en 1877, huile sur toile.

melle samary par renoir

"Jeanne Samary", de Carolus-Duran vers 1885, huile sur toile.


Les comédiens en scène :


Scènes de la vie et du théâtre de Molière : "Brécourt et Armande Béjart dans les rôles d’Argan et Bellini" (le malade imaginaire, Molière), vers 1690-1700 ; sanguine.

Auteurs, acteurs de la Comédie française par Fesch en 1720

Présentation d’un ensemble de 8 gouaches, représentant les comédiens français du XVIII eme siècle, vers 1770, miniatures sur parchemin, gouache, encre sur vélin.

Ces gouaches sont mises à l’ovale et présentées dans un cadre doré intitulé " chef, auteur, acteurs, actrices de la comédie française "

" Brizard   dans le rôle d’Agamemnon" (Iphigénie en Aulide, Racine) » gouache, encre et rehauts d’or sur vélin.

" Mademoiselle Clairon " gouache, encre et rehauts d’or sur vélin.

" Voltaire " gouache, encre sur vélin.

" M de Richelieu " gouache, encre sur vélin.

" Mademoiselle Dumesnil dans le rôle d’Hermione " (Andromaque, Racine) gouache, encre sur vélin.

" Lekain dans le rôle de Tancrède " (Tancrède, Voltaire) gouache, encre sur vélin.

"Préville dans le rôle de la Rissole " (le mercure galant ou la comédie sans titre de Boursault) gouache, encre sur vélin.

" Mademoiselle Doligny dans le rôle de Victorine "(Le philosophe sans le savoir de Sedaine) gouache, encre sur vélin.

Quelques dessins de Rachel, Talma


comedie f image

 


Le relais de la photographie

Des photos de comédiens et d’acteurs.

La photographie au XX eme siècle remplace la peinture, la sculpture, elle facilite la diffusion de l’image.


Les parures :

Rachel : comédienne, elle entre au théâtre Français en 1838, son interprétation des héroïnes de tragédies de Racine, Voltaire, Corneille la rendent célèbre.

Rachel dans le rôle de Roxane (Bajazet de Racine), par Achille Devéria vers 1850 ; huile sur toile.

Rachel dans la tragédie par Gérôme en 1859, huile sur toile

De nombreux dessins de la comédienne par Edouard Baille, dans le rôle de Phèdre(Racine),   de jeanne d’Arc la pucelle (Jeanne d’Arc, Alexandre Soumet), dans Emilie (Cinna, Corneille), dans le rôle d’Esther(Esther , Racine) vers 1850, au crayon

Colliers et bracelets ayant appartenu Rachel milieu XIX eme métal doré et camées

Poignard porté par Rachel dans le rôle de Roxane (Bajazet de Racine),strass et pierres de couleur, velours, ce poignard est de style oriental un diadème pour Phèdre.

Bracelet de Rachel en 1850,  émaux,

Diadème porté par Rachel dans le rôle de Phèdre (Phèdre, Racine) en 1843

Buste de Mademoiselle Dangeville en Thalie vers 1760, en marbre de Jean-Baptiste Lemoyne.

Mademoiselle Clairon buste en marbre par Lemoyne en 1761.

Sarah Bernhardt née en 1844 à Paris, comédienne elle interprète les grands rôles du répertoire.

Des bijoux ayant appartenus à Sarah Bernhardt :

Broche de Sarah Bernhardt  de René Lalique 1896, or, émail et émeraudes, broche représentant les masques de la tragédie et de la comédie.

Une bague, double anneau avec feuilles ciselées, plaqué or,  cabochon  turquoise  

Sarah Bernhardt dans le rôle de la reine (Rhuys-Blas. Hugo) par Clairin en 1879, huile sur toile, une autre toile dans le rôle de Berthe(Le Sphinx, Octave Feuillet) en 1875  par Philippe Parrot.

comedie f costume

Mademoiselle Mars dans Betty, (la jeunesse d’Henri V, d’Alexandre Duval) par Nicolas Jacques 181O, huile et gouache sur ivoire.

Deux bustes de Bourdelle : Coquelin ainé et cadet en bronze en 1893

Julia Bartet par Emile Blanche pastel daté de 1889

Mounet-Sully, né en 1841, acteur tragédien interprète les grands rôles français, il rentre à la comédie française en 1872.

Mounet-Sully dans l’Arétin(le fils de l’Arétin Henri de Bornier ) vers 1895-1896 un autre dans Hamlet (Hamlet , Alexandre Dumas père) par Laurens , 1887

Edouard de Max : né en Roumanie en 1869 un des meilleurs acteurs de son époque joue avec Sarah Bernhardt

 Edouard de Max par Sacha Guitry vers 1910 à l’encre noire un autre par Jean Cocteau à la même période au crayon.


ACTE V

Molière mis  en scène, la construction du mythe


"Molière lisant Tartuffe chez Ninon de Lenclos" par Nicolas André Monsiau 1802, huile sur toile.

moliere lisant tartuffe

"Molière à la table de Louis XIV" par  Ingres 1857, huile sur toile.

" Les fourberies de Scapin " d’Achille et Eugène Devéria, vers 1831 aquarelle.

"Molière et les caractères de ses comédies", toile daté de 1857 par Edmond Geffroy, dans ce tableau on retrouve les personnages dessinés pour illustrer l’édition des œuvres de Molière en 1868 à Paris. Don de l’empereur Napoléon III aux comédiens français.

"La mort de Molière" par Pierre Antoine Augustin en 1806 huile sur toile.


La mise en scène des pièces de Molière :


Exposition d’un costume porté par Geneviève Casile pour le rôle de Mademoiselle Béjart dans l’impromptu de Versailles, Molière., sous robe en soie changeant en rose, bleu, galon or,  les pierres rubis et topaze. Robe en soie changeante bordeaux, corsage à grande pointe garni d’un galon or et pierreries, col dentelle noire et or, lingerie écrue engageantes dentelle. Par Louis Bercut.

Maquettes en volume : Les mises en scène de Molière au XX eme siècle :

Quelques grands noms

Suzanne Lalique, Louis Bercut ,  Xavier de Richemont, Jean Hugo, Paul Larthe, Claude Lemaire, Pierre Savignac et beaucoup d’autres…………….


Un tableau d’Edmond Geoffroy « les sociétaires en 1840’ il y a 27 sociétaires en costume de scène.

Louis Béroud « Les sociétaires en 1894 » triptyque composé de 28  sociétaires.


Pour terminer l’exposition, des portraits photographiques de la troupe en 2011 par Christophe Reynaud De Lage.

Quelques extraits du catalogue.


Magnifique  exposition qui nous transporte dans le monde du théâtre, la découverte de l’histoire de cette grande maison " la Comédie Française ", les œuvres, les auteurs, les comédiens.

Beaucoup d’émotion lors de la visite de la galerie des bustes, une atmosphère particulière s'y dégage.

Les peintres ont immortalisé les artistes dans leurs plus grands rôles, par l’intensité de la gestuelle, le rendu des visages, par les expressions dramatiques ou comiques, on y découvre aussi costumes et décors. Très bel hommage rendu aux comédiens.

Exposition à ne pas manquer,  jusqu’au 15 janvier au Petit Palais, Paris

A visiter également le centre national du costume de scène à Moulins, à partir du 28 janvier jusqu’au 20 mai 2012, une nouvelle exposition " l’envers du décor ".

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Published by Tinou - dans Exposition
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21 décembre 2011 3 21 /12 /décembre /2011 17:43

Les premières relations entre la France et la Chine datent du  XIII eme siècle.

A cette époque, les deux pays s’affrontèrent pour le partage du monde connu. :

Mongols, Islam, Chrétiens

Les Mongols déferlèrent sur l’Europe de l’est, arrivant aux portes de Vienne en 1242, le pape et roi de France décidèrent d’envoyer des émissaires. La géopolitique avait mis en place le procédé d’un système d’alliance.

Philippe Auguste œuvra à la construction du royaume de France. Il voulait faire de Paris sa capitale et était fondateur du Louvre. Contemporain de Gengis Khan, souverain des mongols, conquérant de l’Asie. Son petit-fils s’installa à Pékin, il y fit construire un palais dès 1271.

Charles V, réaménagea la forteresse militaire de son ancêtre pour en faire une résidence en1360.

L’empereur Youngle (dynastie Ming), reconstruisit totalement la cité interdite en 1406.

Autres périodes importantes entre les deux pays, Les XVII et XVIII eme siècle :

Avec Louis XIV et Kangxi, et,   Louis XV et Qianlong

Ils eurent tous les deux des règnes longs et des palais transformés. Louis XIV entreprit d’agrandir sa demeure, dans la cité interdite les empereurs densifièrent leurs domaines privés, ils multiplièrent les palais à leur usage. Le pouvoir avait des traits communs : l’image du souverain devait être à cheval, comme le montrait les statues équestres parisiennes et les peintures chinoises.

chine 5

 Un grand changement s’effectua au XIX eme siècle :

 En France huit régimes de la monarchie à la République se succédèrent, en Chine les difficultés se succédèrent également avec la guerre de l’opium, les visées impérialistes des puissances occidentales.

Le Louvre était amputé de son palais des Tuileries brulé en 1871, le palais d’été, près de Pékin, fut pillé et incendié en 1860.

Repères Chronologiques :

France                                                                                                           

Chine

 

1285-1314 Régime de Philippe Le Bel   

1279-1368 Dynastie YUAN

 

1364-1380 : Règne de Charles V                                          

Le Louvre est transformé en résidence royale   

Par  R. du Temple architecte (1364-1369)

 

1368-1644 Dynastie MING

 

1368-1398 Ere HONGWU

 

1380-1422 Règne de Charles VI                                                

1403- 1424 Ere Yongle

1417-1420 construction du Palais impérial.

1421 La capitale Nankin est transférée à Pékin

                                                            

 

 

1515-1547 Règne de François 1er  fait démolir le Louvre médiéval pour un palais plus moderne en  1527.                                             

1546 : Lescot et Goujon reconstruisent l’aile ouest du  Louvre au goût  de la Renaissance                             

 

1514, les portugais abordent les côtes

de la région de Canton 

 

1560-1574 : Règne de Charles IX                                      

1564, Catherine de Médicis fait faire à Philibert Delorme la construction d’un grand  Palais aux Tuileries en 1570                       


1522-1566 Ere JIAJING

Destruction des édifices bouddhiques  de la cité interdite datant des Yan en   1536

1557 : les portugais s’implantent à Macao

 

1574-1589, Règne d’Henri III

1572-1619 Ere WANLI

1601 : Le jésuite Matteo Ricci s'installe à Pékin                          

 

 1589-1610 : Règne d'Henri IV                                         

1595-1609, Construction de la Galerie pour relier  Le Louvre et les Tuileries                

 

1644-1911, Dynastie des QING

 

 

1645 : Le père Schall Von Bell à la tête du service

Astronomique du Palais

 

1643-1715 : Règne de Louis XIV 

                                  

1667, le projet du Bernin est abandonné au profit de La «  colonnade » imaginée par Le Vau, Le Brun  et Perrault

 

1662-1722, Ere KANGXI

1715, arrivée du jésuite Giuseppe Castiglione à Pékin

                         

1723-1735, Ere YONGZHENG

 

1715-1774  Règne de Louis XV

1736-1795 Ere QIANLONG

1747 : Construction d ‘édifices de style européen au Palais d’été près de Pékin

 

1774-1792, Règne de Louis XVI 

1793 : Le 10 aout, ouverture du Musée du Louvre dans la grande Galerie                  

                                  

1792-1794 : Ambassade anglaise de Lord Macartney.

 

 

 

1925 : le 10 octobre, ouverture du Musée du Palais.

 

 

 Les dynasties :

Les  Yuan 1279-1368

Sous cette dynastie la Chine était encore sous domination mongole. Ce qui lui vaut encore de nos  jours une très mauvaise image auprès du peuple et des intellectuels chinois. En effet, c’était la première fois, qu’une dynastie d’origine non Han, dominait l’intégralité de l’empire. En 1206, année où, avant de partir à la conquête de la Chine, Temudjin fut élu grand khan sous le nom de Gengis Khan.

Pendant la dynastie Yuan, de nombreuses influences enrichirent la culture et les connaissances. Les connaissances techniques et scientifiques étrangères entrèrent en Chine.

La cartographie et la géographie progressèrent. Les mathématiciens, Zhu Shijie et  Guo Shoujing poursuivirent les efforts commencés sous les Song. L’astronomie progressa grâce à la création d’une clepsydre très perfectionnée, aux observatoires à Dadu et sur le mont Song.

Jamal Al-Din, astronome persan, créa le calendrier de la dynastie. De nouveaux instruments scientifiques furent inventés, dont la sphère Armillaire.

Le théâtre connut un grand essor. Les empereurs entretenaient des troupes au Palais, et c’est à cette époque que furent introduit l’accompagnement instrumental, la littérature en langue  vernaculaire, le roman et la littérature de voyage se développèrent.

C’est aussi à cette période que les premiers explorateurs arrivèrent en Chine. Parmi eux, Marco Polo, il y resta de 1275 à 1291, son ouvrage « le livre des merveilles du monde » est à l’origine de la fascination que la Chine exerçait sur les européens. C’est pendant la période Yuan que  voyagèrent la poudre explosive, l’imprimerie, les techniques d’ingénierie et les pratiques médicales.

Une nouvelle écriture vit le jour, pour unifier l’écriture multilingue de l’empire Mongol. Un lama tibétain de l’école Sakiapa, du bouddhisme tibétain, avait modifié l’écriture tibétaine traditionnelle. Et il créa une nouvelle série de caractères appelés Phagspa finalisée en 1628. Kubilaï Khan l’utilisa comme écriture officielle de l’empire, à la place des idéogrammes chinois. Ce fut le développement de la céramique chinoise, et la naissance du céladon, avec de nombreuses productions, les motifs étaient empruntés à la nature, les couleurs claires dans les tons de  vert, gris, bleu blanc

Pendant cette dynastie quatre grands peintres firent leur apparition : Huang Gongwang, Wu Zen, Ni Zan, et Wang Meng. Ils furent les animateurs de la résistance au souverain Yuan. A cette période, l’académie disparaît, elle imposait des règles depuis la cour des Song, cela leur offrait la liberté et l’individualisme dans le choix des sujets. Des sujets évoquant l’inflexibilité, le renouveau, la pureté et le retrait donnèrent tout leurs sens cachés aux peintures des « quatre nobles » bambou, fleurs de prunier, orchidées et chrysanthèmes, ou aux pins et au lotus. En ce qui concerne les relations, au sein d’une composition entre ses constituants, cela donna encore plus de signification : quelques  exemples :

Une relation entre le bambou et le rocher, (l’un plie l’autre résiste), entre l’espace vide et sujets soumis aux aléas des éléments, relation entre l’échelle minuscule d’un lettré retiré dans une humble chaumière ou un simple abri et la nature immense, montagne ou bord de mer. Un esprit identique et contestataire se manifesta dans les poèmes accompagnant les  peintures « fleurs et oiseaux », ou, « herbes et insectes » de Qian Xuan

Les Ming de 1368 à 1644

Quelques empereurs :

Hongwu 1368-1398

Yongle 1403-1424

Jiajing1522-1566

Wanli 1522-1566

Après 89 ans de domination mongole sous les Yuan, la population chinoise s’était révoltée contre le « tyrannique règne des étrangers ». Une suite des révoltes paysannes repoussa la dynastie des Yuan dans les steppes de Mongolie et établie la dynastie Ming en 1368 jusqu’en 1644. Dynastie qui comptait 16 empereurs, elle fut supplantée en 1644 par les Qing.

Cette dynastie s’ouvrit sur une renaissance culturelle, et surtout par l’industrie de la porcelaine qui se développa. Avec la protection de la dynastie pendant plus de 10 siècles de règne, la culture du peuple Han était restaurée. Ce fut la période de son épanouissement : construction d’une grande flotte, comprenant des navires à 4 mats de tonnage supérieurs à 500 tonnes. L’armée régulière comprenait 1 million d’hommes et plus de 100 000 tonnes de  fer étaient produites par an en Chine du nord, de nombreux livres étaient imprimés à l’aide de caractères mobiles inventés au XI eme siècle.

Hongwu 1368-1398   

Les bureaucrates mongols issus d’ethnies non Han avaient dominé le gouvernement pendant près d’un siècle. Sou l’ère Hongwu, ils ont étés remplacés par les chinois. Restauration et renouvèlement du système traditionnel des examens impériaux, les fonctionnaires étaient sélectionnés d’après leurs mérites et leurs connaissances littéraires et philosophiques. Les candidats à ces postes devaient passer le concours, avoir des connaissances des classiques chinois, avec des épreuves d’équitation, de tir à l’arc pour les officiers militaires. L’élite confucéenne, éloignée sous le règne des mongols, a pu reprendre son rôle au sein de l’état, ce fut la classe la plus élevée de la société.

Yongle 1403-1424

3 eme empereur de la dynastie Ming. C’est sous son règne que s’effectua la construction de la cité interdite. Il transféra la capitale Nankin à Pékin. Certainement par attachement à sa région d’origine et pour pouvoir mieux surveiller la Mongolie orientale et certains territoires du nord-est. En plus de l’édification urbaine, l’empereur pratiqua une série de politiques pour transformer la capitale en une ville prospère.

En 1403, Yongle avait fait venir plus de 136 000 foyers de la Province de Shanxi, qui emménagèrent à Beijing.

1408, il avait donné l’ordre d’une exemption d’impôts pendant trois ans. Il avait concentré de nombreux artisans habiles du pays afin de participer aux travaux de construction de la ville, créations d’ateliers, des marchés, il avait concentré plus de 300 000 terrassiers pour draguer le Grand Canal. Ainsi la circulation était fluide, et permettait de transporter de grandes quantités de céréales venant du sud   en direction de la capitale. Après de nombreuses années de guerre, l’économie de la capitale avait connu un développement rapide.

Yongle était à l’origine de nombreux sites tel que : le Palais impérial, le Temple du ciel, les Treize tombeaux des Ming, la construction du mont Wudang.

Il mena une politique commerciale officielle, et supprima l’interdiction imposée à la population sur les échanges et le commerce extérieur.

Il commandita la plupart des voyages d’explorations maritimes de l’amiral eunuque Zheng He, à chaque lieu où il arrivait, il offrait de la part de Yongle de nombreux présents au roi ou chef de tribu.

Par des échanges commerciaux avec des locaux, Zheng He, acheta des pierres précieuses, des perles,  des aromates, du bois et des spécialités locales. Des pays occidentaux envoyaient aussi des messagers amicaux en Chine avec le retour de sa flotte.

Yongle se rendit dans une trentaine de pays en Asie et Afrique, alors qu’il n’avait que 28 ans. Le but était d’établir des relations politiques, économiques et culturelles, sa flotte comprenait plus de 200 bateaux et de plus de 20 000 suites (équipages, soldats, techniciens, interprètes, médecins et autres). Ses marchandises comprenaient, soie, porcelaine, objets en bronze et fer, de l’or, de l’argent.

Ce fut pendant son règle que la monumentale encyclopédie  de l’histoire chinoise fut achevée. Yongle n’était pas seulement un militaire, il lisait énormément, il aimait tirer des leçons de l’histoire. Il mourut à 65 ans.

Jiajing- 1522-1566

Désintéressé du pouvoir, plus occupé par une vie galante et à la recherche d’élixir d’immortalité par des rites taoïstes. Il laissa le pouvoir aux eunuques, leur mode de gouvernement précipita le déclin de la dynastie. Sous son règne, les parties latérales et occidentales de la cité interdite étaient en construction. Jiajing, réforma tous les grands rites et sacrifices impériaux, il utilisa la force avec les fonctionnaires réticents, ce fut le cas en 1424.La bureaucratie chinoise s’était divisée entre une minorité des partisans de l’empereur et les autres. Ces réformes rituelles furent vite abandonnées, la rupture entre la bureaucratie divisée en factions et l’empereur était consommée, mais cette situation perdura jusqu’en 1644 fin de la dynastie. Pendant la seconde moitié de son règne, l’empereur fut victime de   plusieurs tentatives d’attentats par ses domestiques. Il s’enferma dans un palais annexe de la cité interdite et se tourna vers le taôisme.

Wanli 1572-1619

13 eme de la dynastie Ming. Pendant son règne, le jésuite Matteo Ricci arriva à Pékin. C’est aussi à cette période que le gouvernement des Ming retomba dans la corruption, avec la tyrranie des eunuques, mais aussi avec une pression fiscale très lourde  sur la population. Les Mandchous firent des raids dans la partie nord de l’empire. Ils renversèrent l’empire Ming qui était dans un état de déclin avancé.

Les Qing de 1644-1911

Quelques empereurs :

Kangxi 1654-1722

Yongzheng  1722-1735

Qianlong 1736-1795

Ils se sont montrés curieux des innovations techniques occidentales introduites par les jésuites, dans leurs ateliers de la cité interdite et assimilées à l’art chinois :

Les émaux peints de Limoges sous Kangxi,

L’émail rose sur porcelaine  sous Yongzheng,

 La perspective et l’art décoratif  dans la peinture et le décor sous Qianlong

Ces innovations contribuèrent à définir l’art de leur cour et de les différencier de leurs prédécesseurs.

Giuseppe Castiglione (1688-1766):

Peintre jésuite, il arriva à Macao en 1715, il se rendit à Pékin, et fut présenté à l’empereur Kangxi. Il fut admis  dans les ateliers impériaux afin d’y enseigner les techniques occidentales à ses confrères chinois, il élargit ses activités sous le règne de Yongzheng et de Qianlong, il construisit différents pavillons sous le style européen dont le palais d’été.

Kangxi 1654-1722, souverain chinois, fils du fondateur de la dynastie Qing, il appartenait de ce fait à une population barbare, les Mandchous, qui avaient conquis la chine. Kangxi avait repoussé les frontières de l’empire jusqu’en Mongolie et au Tibet. Il avait restauré la souveraineté de Pékin à Taiwan. Au nord, il s’était confronté aux russes, dont les avant-gardes avaient atteint l’océan Pacifique. C’est grâce à une artillerie, mise au point par ses conseillers jésuites, qu’il les repoussa bien au-delà du fleuve Amour. C’est ainsi que la Chine impériale avait atteint sa plus grande extension.

Kangxi avait modernisé l’administration et était devenu lui-même un lettré, amoureux des belles lettres et des arts. Il avait fait un bon accueil aux jésuites occidentaux, de ce fait, ils eurent l’autorisation de prêcher leur religion dans le pays, en remerciement des services qu’ils lui avaient rendus notamment dans le domaine scientifique et dans l’artillerie. Contemporain de Louis XIV, il était passionné de calligraphie.

  C’était l’austérité, le goût des couleurs pures que l’intellectuel Kangxi avait imposé  aux arts décoratifs de son temps.

Yongzheng, 1722-1735, quatrième fils de l’empereur Kangxi à qui il succéda. Au début de son règne, il avait combattu ses adversaires politiques afin de consolider sa puissance impériale. Considérant le pouvoir de la société Shaolin trop important, il avait fait raser le temple du Fujian, qui s’était rebellé contre son autorité en 1723. Il continua l’œuvre de son père Kangxi, grâce à des réformes qui centralisaient le gouvernement  et rationalisaient la fiscalité, il rendit l’administration efficace. Il créa le département des affaires militaires, afin de centraliser et renforcer son pouvoir sur l’armée. Pendant son règne, il renforça la frontière avec la Russie et accroit considérablement le revenu fiscal, installant la base de prospérité pour le règne son successeur, Qianlong.

Le raffinement précieux et subtil de l’art de cour apporté par Yongzheng fut important.

Qianlong, 1736-1795, Fils de l’empereur Yongzheng, son règne fut considéré comme l’âge d’or de la civilisation chinoise, l’apogée de la dynastie Qing. L’empereur était un homme d’état ambitieux et conscient de son devoir, il avait élargit les frontières de l’empire chinois en direction de l’Asie centrale. Poète peintre accompli et maitre de la calligraphie, il avait promu le développement de la culture chinoise dans tout l’empire.

Collectionneur averti, il avait rassemblé une des plus importantes collections au monde. Il avait fondé, la bibliothèque des quatre trésors, Siku Quanshu, afin d’établir la plus grande collection de livres de toute l’histoire de la Chine, Il s’était approprié les connaissances techniques et les savoir-faire artistiques de l’Occident. Il avait accueilli quelques jésuites occidentaux à la cour, ils étaient peintres, architectes, géographes, astronomes.

Style chargé, métissé d’influences chinoises, mandchoues et occidentales, qui caractérisa le règne de Qianlong souverain de cette dynastie. Ce fut pour la Chine une période faste d’expansion territoriale et de stabilité intérieur.   

Ce fut pour la Chine une période faste d'expansion territoriale et de stabilité intérieure.

L’exposition présente un parallèle entre les deux pays sur une partie de son histoire.

Le parcours s’effectue en divers lieux du musée, sur les murs de la cité médiévale, une vidéo évoque l’histoire de l’architecture de la cité interdite.

Dans l’aile Richelieu, présentation de la salle du trône de l’empereur Qianlong, de magnifiques peintures sur soie montrent ses chevaux (grandeur nature).

Portrait de l'empereur Qianlong, par Charles Eloi Asselin, 1776, en porcelaire tendre (Sèvres) et bois doré.

chine 9

Dans les salles du musée, les œuvres présentées couvrent plusieurs dynasties.

Quelques unes des œuvres exposées :

Casques et armures des troupes " Les 8 bannières mandchoues " en soie ornées de cuivre.

" Le grand passage en revue des troupes ",   rouleaux d’une série de 4, peints sous la direction de Jin Kim en 1746

Une maquette du palais des empereurs (cité interdite).

chine 8

Quelques fragments, ornements de faitage vernissé) de la dynastie Qing, une brique à l’effigie de Bouddha, un immortel vernissé en jaune.

Projection animée de l’empereur à cheval sur un mur.

Echange de lettres entre Philippe Le Bel et les Khan ilkhanides (période Yuan), A cette époque Marco Polo réside à Pékin fin XIV eme.

Présentation des lettres de Khan envoyées à Philippe Le Bel.

Le fil d’Ariane reste la céramique, le témoignage le mieux documenté reste l’aiguière Gaignères, une porcelaine chinoise déjà inscrite sur l’inventaire du duc de Berry, que l’on trouve dans les collections du grand dauphin fils de Louis XIV.

Le portrait de l’empereur Yongle (période Ming) en robe de cérémonie. Rouleau vertical encre et couleurs sur papier.

Un atlas catalan vers 1375, une encyclopédie des savoirs. Le livre des Merveilles 1412, 84 miniatures des maitres Boucicaut de la Mazarine, Egerton et Bedford fac-similé sur parchemin.

Un dessin de l’aiguière.

Dynastie Yuan (1271-1368)

Période d’échanges économiques et culturels à l’échelle de l’Eurasie.

1271 de nouvelles règles.

1264, le gouvernement s’installe dans la ville de Khan.

Les Yuan chutent fin XIV.

Des portraits dont un de l’impératrice,

chine 10

Un autre du second fils de l’empereur. Une patente conférant son nom.

Boite ronde à décors de camélias laque et sculptures de couleur rouge.

Sous tasse et tasse de bol à thé, en forme de fleur de mauve, et à décor de pivoines

Sceau " fils du ciel septuagénaire" en jade blanc, dynastie Qing, période Qianlong

Dynastie Ming

Sous le règne de Hongwu, l’agriculture est remise sur pied

Présenté : un  rouleau montre l’empereur assistant à un combat de cailles.

Une coupe à décor de dragons sculptés.

Dynastie Song 960-1279

Une verseuse ornée de symboles,

Une jarre à décor de chevaux marins, 

Grand plat décor de lotus

 Période Jiajing 1522-1560

Cloche à décor de Pulao

Période Tianqi1621-1627

Yuchuan infuse le thé rouleau daté 1612

Un pinceau laqué à décor dragon période WANLI

Un poème en vers heptasyllabique, rouleau vertical, « Vent dans les pins, lune dans l’eau » période Yongzheng 

Dynastie Qing 1662-1722

1 écrin à sceau période Kangxi, en argent fond bleu ciselé, de motifs de dragons et nuages en or.

Grand plat à décor cloisonné, deux dragons jouant avec une perle enflammée

Des bottes de cérémonie pour femme en satin bleu, le bout est pointu, les motifs : des nuages

Armure d’apparat de Kangxi pour le passage en revue des troupes

Portrait de Kangxi un ou il est vêtu à l’ordinaire,

chine portrait

et un en robe de cérémonie, encre et couleurs sur soie monté en rouleau

chine 4

Kangxi visite le sud, présentation du rouleau décrivant son voyage ;

"Bon augure " cheval baie , encre et couleur sur soie, monté en rouleau de Castiglione

Un vase zun bleu et blanc en porcelaine, en forme de grenade,à décor d'amadouviers, dynastie Ming, Période Xuande (1425-1435)

chine

Epoque YongZheng

Période de transition entre deux longs règnes.  Dans l’année qui suit son avènement le peintre milanais Castiglione qui était au palais depuis 1715, exécute une œuvre métaphorique figurant un faucon blanc sur un rocher pour célébrer l’anniversaire impérial. Cette composition précède à la, juxtaposition de deux traditions

Celle de la Chine : de l’encre et de l’allusif

Celle de l’Europe : de la couleur et de l’expressif.

Présentation d’une robe de cérémonie, en soie fine et brodée.

Portrait de l’empereur Yongzheng en costume occidental.

chine portrait 1

Rouleau faucon et champignon d’immortalité (Castiglione).

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 Quelques extraits du catalogue.

chine 6

Cette exposition permet de mieux connaitre les relations entre la France et la Chine, relations qui existent depuis le XIII eme siècle. L’idée de mettre en évidence le Louvre et la Cité interdite est excellente. Très belle exposition à ne pas manquer au Musée du Louvre jusqu’au 9 janvier 2012.

 

 

 

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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 07:51

C’est au VI eme siècle avant J.C, que débute l’histoire de Pompéi .Les pompéiens descendaient d’un des premiers peuples italiques, les Oschi.

Pompéi devint une colonie grecque, de ce fait, les grecs introduisirent  le culte d’Apollon d’où la construction du temple dédié à Apollon, (temple dorique sur le forum triangulaire). A cette époque la ville était une base pour contrôler les débouchés de l’arrière pays, très fertile.

VI eme V eme avant J.C, la ville fut occupée par les Etrusques. 

Mi V eme siècle avant J.C, les étrusques perdirent une bataille navale face à Cumes contre les cumains alliés aux syracusains et le contrôle de la ville fut reprit par les grecs. Il y eut restauration des temples, mais aussi un quartier fut développé au plan géométrique, construction de murailles pour entourer la ville.   

 424 av JC : Conquête de Pompéi par les Samnites. Mais Rome resta la maitresse incontestable de toute la Campanie, la ville conserva son autonomie linguistique et institutionnelle.

341 avant JC : Pompéi s’était alliée à Rome.

Veme – 1er siècle avant JC : Les Samnites entourèrent Pompéi de murailles encore plus fortes, pour se protéger des villes voisines et de la puissance de Rome.

II eme siècle avant J.C, la culture de la terre, l’exportation du vin, de l’huile enrichirent la ville, le niveau de vie ainsi devint très élevé, certaines maisons étaient très luxueuses et richement meublées.

 

90 avant J.C : Révolution des villes Samnites contre Rome. Les romains prirent Pompéi

En 80 av J.C, Pompéi  définitivement dans l'orbite de Rome et  de Sylla (homme d’état romain, né en 138 avant JC, mort en 78 avant JC à Cumes), qui y transféra une colonie de vétérans en lui donnant le nom de Colonia Cornelia Veneria Pompeianorum. L'attribution de terres aux vétérans se produisit certes en défaveur de ceux qui s’étaient le plus âprement opposés à Sylla. Cependant, les événements politiques et militaires influèrent peu le bien-être et le commerce des Pompéiens qui dépendait surtout de l'exportation des vins campaniens souvent cultivé sur des terres reculées. 

 

Pour son climat et la facétie du paysage, la ville et ses alentours constituèrent même un agréable lieu de villégiature pour quelques riches Romains, y compris Cicéron qui y possédait une maison.

 62 après J.C : Pompéi subit un tremblement de terre qui occasionna beaucoup de dégâts. Toute la population imagina à cette époque, que le Vésuve était éteint pour toujours.

24 août 79 : Le Vésuve s’ouvrit en deux, alors que les restaurations n’étaient pas terminées. Une grêle de pierres s’abattit sur Pompéi, ; et des cendres envahirent toute la ville.

La précédente éruption du Vésuve  datait de 3500 avant J.C 

pompeio

La dynastie Julio-Claudienne est la première à avoir régné sur l’Empire romain.

Les empereurs Julio-Claudiens sont :

Jules César (49 avant JC - 44 avant JC)

Auguste (27 avant JC - 14 après JC)

Tibère (14 après JC - 37 après JC)  

Caligula (37 après JC - 41 après JC)

Claude 1er (41 après JC - 54 après JC)

Néron (54 après JC - 68 après JC)

 

L'exposition montre la reconstitution d'une maison à l'époque pompéienne .

A l'entrée,  deux maquettes des  maisons pompéiennes .

 

La domus, ou la maison a Atrium, elle est d’origine étrusque. Sa superficie variable, elle pouvait aller de 300 à 3000 M2, Les locaux donnant sur rue étaient souvent loués à des commerces, chaque domus abritait une famille et une famille d’esclaves.

Une fois dans la maison, un couloir conduisait à l’Atrium. Le maitre des lieux y accueillait les visiteurs, les affaires y étaient traitées. L’atrium possédait une ouverture au centre du toit, afin de recueillir les eaux de pluie dans un bassin qui alimentait une citerne souterraine, c’était la seule source existante avant la construction de l’aqueduc. Les murs étaient peints à la fresque et les sols composés d’un agglomérat ou bien souvent de mosaïque.

On découvrait rapidement le statut social de la famille, les symboles étaient mis en évidence, portraits des ancêtres montraient le prestige de la famille, le coffre-fort évoquait les richesses, le mobilier de marbre, l’autel dédié aux Lares sa dévotion.

Le triclinium,  destiné aux réceptions, banquets, il se situait au centre de la maison, il était orné de peintures très raffinées, les pavements étaient aussi plus somptueux et donnaient en principe sur le portique du jardin.

La Coena, rite important au sein de la société romaine : le maitre de maison présentait son statut social a ses invités. Les épouses jouaient un rôle important, dans l’accueil et la conversation. Les esclaves étaient chargés du service, de la musique et du spectacle de danse.

Présentation  d’une fresque en forme de médaillon, 'la ville et la mer', datée de 45-79 après J.C.

Autre pièce importante un coffre-fort.

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Le portrait d’un notable à la fresque début du 1er siècle après J.C.

Une bague avec un sceau.

Quelques statues, dont une statue d’homme en toge en marbre (époque Julio-claudienne) , le drapé est remarquable. Une statue honorifique de Jeune femme (époque Julio-Claudienne), un autre jeune homme en toge, époque claudienne.

3 petits tableaux représentent :

Amazone assise, Dionysos trônant et le Génie ailé tous datés de 50-79 après J.C.

Une table d’époque augustéenne, marbre blanc égéen.

Reconstruction d’un triclinium,  les murs couverts de fresques fond rouge, les motifs sont aériens dans les tons ocres et vert pale bien souvent ce sont des Ménades et satyres.

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Mensa Delphica 1er siècle avant J.C en marbre, table employée comme table d’ornement.

Quelques objets : un trépied en bronze 1er siècle après J-C. Un monopodium en bronze incrusté d’argent 1ersiècle après J.C.

Un panneau montrant la maison centenaire, de Jules-Léon Chifflot (état actuel du plan).

Un panneau enduit peint à la fresque, montrant Iphigénie et Tauride 1er siècle avant J.C.

Un autre représentant Narcisse 45-76 après J.C.

Présentation d’une margelle de puit, 1er siècle avant J.C, les motifs guirlandes et tête de cheval.

Dionysos apparaissant à Ariane 45.79 après J-C, enduit à la fresque.

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Une tuile d’angle en argile rougeâtre représentant une tête d’animal.

La religion domestique :

 La religion des habitants de Pompéi, dérivait du mélange d’anciennes divinités latines, grecques, étrusques, rentrées depuis longtemps au Panthéon romain. Chaque maison reflète la Pieta (dévotion) de son propriétaire. LeLararium (sanctuaire) prend la forme d’un petit temple ; ou sont placées les statuettes des Lares (divinités romaines, d’origines étrusques), deux jeunes gens dansant avec un seau et une corne à boire symbolisant l’esprit des ancêtres, elles sont souvent associées au culte des Pénates, ( protecteurs de la maison et de son patrimoine). C’est dans cette pièce qu’étaient officiés les rites domestiques, les rituels, les saluts matinaux et fêtes du calendrier. Des Laraires mineurs, souvent des petits édicules peints, sont situés quelques fois dans d’autres pièces de la maison, par exemple dans la cuisine qui abrite toujours le foyer des ancêtres. D’autres statuettes représentent les divinités protectrices du maitre de maison ou de la ville, Mercure, dieu du commerce, Vénus, déesse de l’amour, Bacchus dieu de la vigne, Hercule demi-dieu, Isis déesse égyptienne qui promet la vie éternelle après la mort. La superstition, la magie jouaient également un rôle important, de nombreux objets le prouvent, amulettes en pierres taillées en forme de serpent, des mains aux mains croisées, phallus etc……… ;

Dans une vitrine exposition de statuettes, 2 Lares, Hercule, Jupiter, Génie, Esculape, quelques brules parfum en bronze.

Un tableau représente  Atalante

Un panneau avec 3 médaillons de divinités daté de 45-79 après J.C.

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Une table en marbre avec Sylène et Dionysos.

Les moulages :

La découverte des corps des victimes de l’éruption, à coté quelques objets monnaie, bijoux, qu’ils avaient emporté dans leur fuite.

Quelques moulages en plâtre des corps de victimes et de leurs animaux, très impressionnant, l’instant de la catastrophe vésuvienne est fixée, les habitants en proie d’agonie, les corps sont complètement déformés par cette catastrophe.

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La Culina :

C’était uniquement un foyer sur le sol, des aménagements ont étés apportés, un comptoir maçonné sur lequel on y brûlait bois et charbon. Un trépied afin de poser les casseroles étaient posées sur les braises. On fabriquait le pain, dans des boutiques artisanales, les  pistrina.

Les romains faisaient 3 repas par jour, dont le dernier vers 15h, 16h, il durait jusqu’au soir.

Les convives après s’être lavé les mains avec de l’eau parfumée (souvent à la rose) s’installaient sur des lits  triclinaires, on mangeait demi-allongé sur le coté . Lors de grands repas, un chef était chargé de choisir les vins. Le repas était composé de trois sortes d’aliments :

Les hors-d’œuvre et amuses bouches  (gustatio) servi avec un vin miellé (mulsum), les plats de résistances suivaient (il y en avait 7), pour terminer d’autres amuses-bouches épicés. Le vin jouait un rôle très important, le plus cher était le Falerne.

En présentation :

Une peinture à la fresque, il s’agit d’un panier de figues

Une balance romaine en bronze datée du 1er siècle après J.C.

 

Quelques objets familiers tel que : pots, plats, bassins, marmites,

Une serrure circulaire datée du 1er siècle après J-C.

Une peinture murale enduit à la fresque avec une corbeille.

Laraires aux offrandes  1er siècle après J.C.

Une coupe en forme de coquillage, une poêle, un plat carré en bronze 1er siècle après J.C., des poids, passoires.

Poursuivons la visite  à l’étage du musée, dans un couloir,quelques aquarelles .

L’instrumentum domesticum ou instruments domestiques

La vaisselle en argent et en bronze

Les diners permettaient de faire étalage de sa richesse et de  son argenterie, signe d’une réussite sociale, mais aussi un capital. Les romains ont empruntés aux grecs cette forme de luxe, il existe différentes sortes de vaisselle, l’argentum potorium vaisselle utilisée pour la boisson, argentum escarlum  vaisselle pour manger. Les pièces en général étaient gravées du nom du propriétaire, elles portaient également une inscription. Les objets les plus fins étaient travaillés et signés par des orfèvres. Il y a peu de pompéiens qui possédaient de l’argenterie, des ensembles comme ceux de la villa de Boscoréale, qui comportent une très grande variété de pièces, sont exceptionnels. Les services en bronze sont plus répandus, mode venue également de Grèce.

Exposés : une balance, un support de lampe, des lampes à huile.  

L’instrumentum Domesticum :

La vaisselle en terre cuite et en verre :

La céramique était une tradition ancienne à Pompéi, une grande partie des ustensiles étaient en terre cuite. La ville possédait des fabriques d’objets et vaisselle de cuisine, d’office, de table, il a été retrouvé des fours, des moules. Le port facilitait le transfert de la terre venue d’Arezzo, d’autres produits venaient d’Egypte  comme la céramique glacée ou la céramique sigillée gallo-romaine (venue de La Graufesenque près de Millau), de la céramique orientale qui venait de Syrie, de Chypre,  de Tunisie et de l’Italie septentrionale. Des lampes, des vases.

En 79, vogue des objets de verre , l’ancienne technologie phénicienne et égyptienne de verre fondu s’est transformée durant le milieu du 1er siècle avant J.C. L’invention du soufflage à la canne ou dans un moule permet de développer une production en série, ce qui permet de rendre accessible des objets moins couteux. Pompéi et ses milliers de vases reflète, cette production. A Pouzzoles, l’importante communauté alexandrine et phénicienne donna naissance à un quartier de verriers et de parfumeurs. Au 1er siècle après J.C, on voit des vitres aux fenêtres, obtenues grâce à la coulée de verres dans des châssis de bois ou métal.

Les objets présentés : Onochoé en forme de tête de femme,

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4 petits panneaux avec petits amours musiciens, des cuillères, tasse à deux anses en argent fondu, coupelles, louches.

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Un panneau présentant le temple d’Apollon et édifice de Léon Jaussely daté de 1910 à l’encre de Chine, un autre panneau représente   la maison du centenaire du même artiste daté de 1903. Un réchaud en bronze et argent

Pour les thermes et les soins cosmétiques :

Les romains ont hérités de la Grèce Antique l’habitude de se laver et de faire de la gymnastique. Les cités Campaniennes possèdent depuis longtemps des structures publiques avec des apodytreria (ou vestiaires) et la succession de salles affectées aux frigidaria, tepidaria, calidaria, laconica (ou bains froids, tièdes, chauds et de vapeurs). Les plus riches disposent de leurs propres demeures de bains privés. Il y a même du mobilier, la lavatio (ou lavabo), baignoire en marbre, quelques fois en bronze, le nécessaire de bain composé de vases en bronze et en verre, ou argent, et de strigiles pour nettoyer le corps. Pour les femmes ces séances étaient de véritables soins cosmétiques, elles étaient enduites d’huile parfumées (généralement parfum à base de rose) par les esclaves. Une ornatrix (coiffeuse) qu’elle parait à la mode du moment, popularisée par les portraits officiels de l’Augusta régnante. Des teintures faites avec le cypros (henné) ou les herbes germaniques transformaient en rousses ou en blondes les brunes campaniennes. La séance de maquillage se terminait pour le choix des bijoux, fabriqués localement par des aurifices (bijoutiers).

Dans une vitrine,  en verre transparent bleu ciel, une coupe, un vase, des verres en verre soufflé bleu, et vert clair,  

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Les bijoux, collier, bracelet boucles d’oreilles, bague  avec émeraude.

Un tableau montrant la maison du faune détail de mosaïque de Louis Pascal.

Eros dans la maison

De nombreuses peintures érotiques existaient dans les bordels et dans certaines pièces de  maisons privées. Ces peintures sont le fruit d’une tradition, remise au gout du jour par la nouvelle littérature amoureuse romaine de Catulle à Ovide, dans l’Ars amandi (ou l’art d’aimer). Elle se lit sur les parois peintes de Pompéi, où Satyres, Ménades, Hermaphrodites, Mars et Vénus racontent des histoires qui remontent à l’époque d’Homère, les aventures érotiques des Pygmées sur les rives du Nil illustrent la période alexandrine.

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Jardins et Péristyles

A partir du second siècle avant J.C, grâce au commerce avec l’Outre-mer, la ville s’enrichit. Les premières villas romaines de la région introduisent une mode nouvelle, il s’agit de jardins qui s’intègrent aux maisons. Des portiques dessinent un ensemble inédit, le peristylium, autour on y trouve des salles de banquets, de réceptions, les thermes privés et quelque fois la bibliothèque. C’est un lieu réservé aux loisirs et se nomme l’otium, il est souvent richement décoré, c’est le symbole de la réussite du maitre de maison. On trouve un jardin fleuri, qui remplace le potager  que le topiarus (jardinier) a transformé, on y trouve aussi des arbustes bien taillés, des statuettes de divinités, d’animaux et de petits piliers décoratifs. Entre les colonnes, des oscilla sont suspendues, il s’agit de disques en marbre. Des statues de philosophes et de lettrés reflètent la culture du maitre des lieux. A l’époque augustéenne, l’aqueduc du Serino amenait l’eau courante, qui faisait son entrée triomphale dans les péristyles, avec des fontaines, des bassins et des nymphées ornés de rocailles et de  mosaïques polychromes en pâte de verre. Les abords des piscines, étaient décorées de fontaines de marbre et de bronze, et par de nombreuses statuettes aux sujets aquatiques.

Quelques peintures de jardins nous montre avec précision la beauté de ces lieux .

Une amphore en marbre blanc, des personnages dansant en font le décor. 

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 Une statue de Pittacos de Mytilène, II et I er siècle avant JC, une petite table de jardin dont le plateau est en mosaïque, elle a trois pieds léonins 1er siècle après JC. Dionysos et la panthère en bronze avec incrustations d’or 1er siècle après JC.

Quelques tableaux reconstitués montrent la vie à l’époque, présentation de  statues : enfant et dauphin, un cerf en marbre blanc 1 er siècle après JC, hermaphrodite,  1 er siècle après JC. Reconstitution d’une fontaine en mosaïque 1er siècle après JC.

En écoute en visitant cette salle, une musique de l’ancienne Rome "sympaulia ".

Extraits du livre de l’exposition

Magnifique exposition, elle nous plonge dans l'univers pompéien, et nous permet d'imaginer la vie à l'époque. Grand raffinement aussi bien dans l’art de recevoir, la décoration et les peintures .

Exposition à visiter au  musée Maillol à Paris jusqu’au 12 février 2012  

 

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4 novembre 2011 5 04 /11 /novembre /2011 12:44

Les Stein collectionneurs.

C’est L’histoire d’une famille américaine, originaire de Bavière, qui vint s’installer à Paris au début du XX eme siècle.

Daniel arrive de Bavière en 1841, il n’a que neuf ans lorsque sa famille s’installe à Baltimore aux USA. Les parents possèdent une entreprise de confection familiale, elle fera son essor pendant la guerre de Sécession en 1861, grâce à la vente d’uniformes militaires. Daniel   avec ses frères reprendra cette entreprise lorsqu’il sera adulte.

En 1864, Daniel épouse Amélia Keyzer et prend la filière Stein brother’s à Pittsburg, lieu ou leurs deux derniers enfants voient le jour, Léo en 1872 et Gertrude 1874.

1875, Daniel revend la part de son entreprise et entre à Vienne avec sa famille. En Europe, ils vont vivre une vie bourgeoise et aisée.

1878, la famille part pour Paris, les filles Bertha et Gertrude vont en pension et les garçons, Michael, Simon, Léo poursuivent leurs études, font de la musique, de l’équitation.

1879, Daniel décide de repartir aux USA avec sa famille, ils s’installent à Oakland. Il va effectuer différents petits métiers, et va pouvoir profiter du formidable  essor de San Francisco, il développe une compagnie gérant le réseau de  tramways, et en devient le vice-président. Son fils ainé Michaël le suit dans l’entreprise qui continue de prospérer. Ainsi la famille vie une vie confortable.

Daniel en 1891 et Milly en 1888 décèdent, c’est à Michaël l’ainé de gérer les affaires et l’héritage de ses frères et sœurs. Toute la famille s’installe à San Francisco, Michaël administrateur avisé, contribue à la fusion de la Cable car Company avec les autres sociétés de tramways. Il achète plusieurs immeubles, ce qui permet de faire fructifier l’héritage familial.

Bertha et Gertrude partent à Baltimore chez leur tante, Léo poursuit ses études à Berkeley jusqu’en 1892, ensuite à Harvard en auditeur libre, les frères et sœurs se retrouvent et se lient avec les sœurs Cone (Etta et Claribel, issues de famille américaine très riche, elles ont eues la plus grande collection de tableaux au monde).

C’est à cette période que Simon et Bertha disparaissent un peu du cocon familial. Gertrude poursuit ses études à Radciffe Collège, elle suit comme son frère Léo ; les cours de psychologie expérimentale de William James, fondateur de la psychologie américaine.

Léo voyage en compagnie de son cousin Fred Stein, ils se rendent au Japon, en Chine, Singapour. Ils font plusieurs allers et retours entre l’Europe et les USA.

Léo décide en 1900 de s’installer en Europe, Gertrude et une amie  Mabel Foote Weeks (rencontrée à Radciffe Collège) les rejoignent. Ils visitent ensemble, l’exposition universelle de Paris et vont passer l’été en Italie.

1904, ils achètent " Madame Cézanne à l’éventail " au Salon d’automne. Chez Vollard, ce sont des Renoir, Gauguin et Maurice Denis qu’ils achètent.

Le salon d’Automne existe depuis un an et remporte un grand succès si bien qu’il a déménagé au Grand Palais 33 toiles de Cézanne sont exposées, 62 d’Odilon Redon, 35 Renoir. Pour le public il s’agit d’une révélation.

 1905, Léo visite l’exposition Picasso aux galeries Serrurier, et achète avec  Gertrude  chez le marchand Sagot, leurs premiers Picasso, il s’agit de "Famille d’acrobates aux singe " toile datée de 1905 et, " Jeune fille avec un panier de fleurs " datée de la même année. Ces œuvres font parties de la période rose de l’artiste.

Léo fait d’autres rencontres d’artistes grâce à l’académie Julian, il se lie d’amitié avec le cercle littéraire de la Closerie des Lilas, il va beaucoup au spectacle de cirque c’est la grande époque du cirque Médrano et des Fratellini. Il fréquente les quartiers Montmartre et Montparnasse, il va au Bateau Lavoir et y rencontre Picasso, qui lui fait une très forte impression. Rencontre inespérée pour l’artiste, car Léo et Gertrude feront des achats régulièrement.

La même année, Léo achète au salon d’automne, " La femme au chapeau" de Matisse, Il décide de placer sa collection sous le signe de l’avant-garde.

stein la femme au chapeau matisse

Le salon de 1905 devait être inauguré par Emile Loubet, président de la République de l’époque, il refusa pensant que certaines œuvres seraient inacceptables  , Matisse présente " la femme au chapeau ", et bien d’autres tableaux, des Van Dongen, Derain, Manguin, Vlaminck,  c’est une nouvelle peinture, les formes sont simplifiées, les couleurs est violentes, le critique d’art Louis Vauxcelles s’écrie " Mais c’est la cage aux fauves ", le fauvisme était né. C’est la première grande révolution picturale du XX eme siècle. Les toiles sont qualifiées de " bariolages informes, du bleu, rouge, jaune, vert, des taches de coloration crues juxtaposées au petit bonheu"r. "La femme au chapeau" de Matisse suscite l’hilarité, mais la couleur triomphe.

Léo est devenu ami avec le peintre Henri Manguin, il lui a acheté un tableau. Grâce à Manguin il rencontre Matisse.

1906, Au salon des Indépendants, Léo achète " Le bonheur de vivre ".

 Le bonheur de vivre , le sujet est déjà traité dans un autre tableau " Luxe, calme et volupté " : Il s’agit d’un paysage d’Arcadie, nymphes, bergers nus s’étreignent, dansent jouent de la flute. Nous sommes dans le néo-impressionnisme, le bonheur de vivre, met en œuvre le principe du fauvisme : les couleurs vives, exaltées, pures, la puissance des rouges et  jaunes  insiste  sur la notion de plaisir. L’artiste abandonne l’idée d’imitation, les corps sont tantôt d’un rose proche du mauve, violet, ou bleu léger. Le paysage est traité de la même manière. Les silhouettes définies par un dessin synthétique. Les mouvements suggérés par des arabesques. Les formes simplifiées, le tableau se construit par la couleur. On pense à Gauguin pour la couleur dans cette œuvre et pour la composition à Ingres. Cette toile est vivement critiquée au salon. Mais les fauves sont quand même reconnus pout la première fois par la critique au Salon d’Automne en 1906.

Cette période est importante dans l’évolution de l’art, Picasso est a sa période rose, il vient de laisser le bleu. Il a vu ‘le bonheur de vivre de Matisse a son exposition chez Druet, l’artiste se lance dans une série de statues peintes sur ses toiles.

Matisse simplifie les volumes de ses sculptures, Derain porte une double réflexion sur le cézanisme et l’art nègre, il y découvre une parente, notamment sur la forme structurale et constructivisme. Ce lien va permettre de renouveler la peinture et la sculpture.

Ces artistes confrontent leurs travaux et leurs réflexions malgrè leurs cheminements différents. Ils vont rompre les liens qui unissent leur peinture à l’art imitatif.

Matisse va peindre " le nu bleu, souvenir de Biskra ", Derain " les baigneuses " et Picasso " les demoiselles d’Avignon".

  1907, Léo et Gertrude font l’acquisition du " nu bleu : souvenir de Biskra ".

stein nu bleu biskra matisse

 Ces acquisitions vont de paires  avec les réflexions sur l’art, dont Léo analyse les fondements. Pour lui, les artistes à qui, il fait les achats sont les piliers de l’art moderne.

Michaël et Sarah par l’intermédiaire de Léo rencontre également Matisse, ils vont le rencontrer à son atelier et lui achète"Une femme nue allongée", il s’agit d’un dessin.

Léo et sa sœur Gertrude (écrivain), s’installent 27, rue Fleurus à Paris.

Michaël l’ainé et son épouse Sarah, rue Madame.

Ils décident d’organiser des soirées"Les samedis soirs chez les Stein"

Le tout Paris, s'y presse le samedi soir pour admirer la collection, Picasso et ses amis du Bateau-lavoir s’y retrouvent, Apollinaire, Max Jacob, André Salmon, Jo Davidson (sculpteur américain), Elie Nadelmann, des critiques d’arts étrangers tel que : Alfred Stieglitz, Edward Steichen, Walter Pach, tous ont rendez-vous rue Madame chez Michaël et Sarah et rue Fleurus chez Gertrude et Léo un peu plus tard dans la soirée, pour voir les collections d’art moderne. Ces soirées permettent à Léo de développer ses théories sur l’art moderne français.  

Ainsi sur les murs du salon de la rue Fleurus, on y voit les œuvres tardives de Renoir, de Cézanne, périodes ou ces deux artistes vont au-delà de l’impressionnisme , les œuvres sont confrontées aux Picasso et Matisse,( deux grands rivaux), ils ont joué le plus grand rôle dans la peinture du XX eme siècle, l’un le chantre de la couleur faisant écho à l’autre, le briseur de formes. Cela à du provoquer de nombreux  débats et réflexions aux artistes présents à ces samedis, ces lieux devenus importants pour la présentation et  la promotion d’œuvres impressionnistes et fauvistes, lieux d’échanges culturels, non seulement on montre les œuvres, mais on éduque, on se lie  avec les artistes dont les Stein sont promoteurs et mécènes. Etre reçu rue Fleurus devient un rite d’initiation obligatoire pour ceux qui veulent comprendre l’art et la littérature moderne.

steint rue fleurus

Le 27, rue Fleurus, Matisse et Picasso s’y sont rencontrés grâce à Gertrude et Léo, on peut aussi y être vus, c’est pour cela qu’un bon nombre d’artistes s’y rendent au début de leur carrière.

C’était un face-à-face Matisse-Picasso, lequel des deux sera le plus présent chez les Stein, dans le lieu le plus emblématique, quelle sera la toile la plus emblématique, pas nécessairement la plus imposante, mais la plus forte, celle qui relègue le rival au deuxième plan. Picasso peint  le portrait de Gertrude et celui de Léo, Matisse ceux de Sarah, Michaël et, deux fois et en très grand, celui de leur fils Allan. Matisse se sent chez lui, et Sarah lui voue un culte quasi mystique. Rue de Fleurus  dès 1907, Picasso est souverain

Sarah et Michaël se lient d’amitié avec Matisse

Ils se sont rencontrés en 1905, grâce à Léo. Ils commencèrent par une correspondance assidue et cela pendant plusieurs années, témoignage d’une relation de confiance, une amitié Sincère.

Dès 1907, ils consacrent leur collection exclusivement aux œuvres de l'artiste, ils sont défenseurs de son travail aux USA. Sarah Présente à Matisse Edward Steichen (photographe américain), celui-ci fera   une exposition aux Etats-Unis en 1908, d’autres suivront en 1910 et 1912. Plusieurs amis du couple achèteront des Matisse.

L’artiste,influencé par leur collection d’estampes et d’émaux cloisonnés ainsi que par le gout de Sarah pour la décoration, tissus chinois et persans accrochés près des tableaux, "elle a une sensibilité exceptionnelle disait-il".

1908, Sarah incite Matisse à ouvrir une académie d’art, elle le pousse également à formaliser sa conception picturale. Elle rédige des notes à partir des enseignements du maitre. La même année, Alice Toklas, arrive rue Fleurus rejoindre Gertrude, sa compagne. C’est à ce moment là que Léo s’éloigne.

 1912, Sarah, Michaël et une amie Gabrielle de Monzie, décident de se faire construire une villa, ils vont vers le Corbusier, rencontré par l’intermédiaire de Gertrude, cette villa « les terrasses » située à Vaucresson en région parisienne. Le but, c’est de continuer de jouer leur rôle de Mécènes, prolongement de leur aventure dans l’art moderne, le style de la villa est puriste. Dans cette villa, il y a eu une exposition des arts décoratifs en 1925.

1913, Grande exposition internationale d’art moderne, les Stein prêtent plusieurs Matisse. Gertrude rencontre Picabia.

3 Avril 1914, départ de Léo, il quitte Paris définitivement et va s’installer à Florence.

1921, Léo épouse Nina Auzias.

1922, Gertrude rencontre André Masson et Ernest Hemingway, Michael et Sarah emménagent rue de la Tour à Paris.

1923, Gertrude achète trois Masson.

1924, Mariage du fils de Sarah et Michaël avec Yvonne Daunt, Alice et Gertrude séjournent dans l’Ain à Belley.

 1928,Le couple Sarah et Michaël, Gabrielle de Monzie et sa fille emménagent dans la villa « Les Terrasses » construite par Le Corbusier

1929, Léo présente un cycle de conférences à la New School for Social Research à New York. Alice et Gertrude, emménagent dans l’Ain pour 10 ans à Billignin.

1930, Matisse voyage aux Etats-Unis, à Tahiti.

Gertrude achète ses premiers tableaux de Francis Rose.

1934, Gertrude est auréolée de ses succès littéraires, elle a écrit le livret de l’opéra de Virgil Thomson, " Four Saints in Three Acts ". Elle va faire des conférences aux USA, ou ce fut un retour triomphal après 30 ans d’absence. Elle devient amie avec Juan Gris et Picabia.

1935, Sarah et Michaël rentrent aux USA à Palo  Alto en Californie, Gabrielle de Monzie et sa fille les suivront. Michaël décédera trois ans après.

1938, Michaël décède, Sarah en 1953, Gertrude en 1946, Léo en 1947, Alice Toklas (compagne de Gertrude) en 1967.

De 1904 à 1914, Gertrude et ses frères Léo et Michaël ,Sarah, l'épouse de ce dernier, sont les plus actifs et connaisseurs des avant-gardes parisiennes, fauvisme et cubisme.

Le parcours de l’exposition  se présente en différentes sections ,250 tableaux sont exposés, des petits cabinets dispersés çà et là, permettent aux visiteurs de découvrir chacun des collectionneurs, leurs relations avec les artistes, leurs activités, les soirées qu’ils organisaient, on peut y voir des documents, lettres, livres, photos, vidéos.

Dans chaque salle, une citation  correspond à la présentation des œuvres.

La première : "  The big four : Manet, Cézanne, Renoir, Degas, piliers de l’art moderne ".

Un petit cabinet, réservé à Léo Stein, premier collectionneur de la famille; présentation de quelques livres, des lettres, des photos décrivent l'atmosphère de l'époque. Pour Léo, les quatre grands de l'art moderne sont incontestablement Manet, Cézanne, Renoir et Degas.

 

Les Cézanne :

Les baigneurs grande planche et petite planche lithographies datées de 1896-97.

" 5 baigneurs " toile datée de  1892

"Baigneurs" 1898-1900

"La montagne sainte Victoire" 1900

"Sentier en forêt" 1882-84

Les Renoir :

"Tête de jeune femme" 1890

"Etude pour baigneuse" à la pointe sèche 1890

"Le fleuve Scamandre" eau forte de 1900

"Le chapeau épinglé" 1898

Les Degas :

"Etude de nu pour le mouvement" datée de 1897-98

"Danseuse baissée nouant son chausson" 1897-98

"Femme renversée sur le dossier d 'une chaise longue et se frottant les reins avec une serviette enroulée" 1897-98

Manet "Scène de bal ou bal à l’opéra "1873

Cézanne " Cinq pommes "1873

stein pommes

 

"L’art moderne et ses sources "

Un petit cabinet : quelques livres, des lettres de Léo, peintures et poésies en prose  datées de 1947, A Renoir, les albums d’art Druet 1948

Une encre sur papier de Picasso " Léo Stein " datée de 1905

Un livre de Léo "l’ABC de l’esthétique " 1927, Julien Meier Graefe (critique d’art et écrivain allemand) 1904, un livre de William James "les différentes religions, étude de la nature humaine "1902, de Bernard Berenson " l’étude des christianismes dans l’art italien ", des lettres de Picasso à Léo, de Léo à Matisse, des photos de la rue Fleurus.

stein lettre entre leo et picasso

Léo fait un tour du monde en 1895. Lectures philosophiques, histoire de l’art moderne de Julius, vont être son univers. De 1900 à 1902, il s’installe à Florence et fréquente les cercles érudits.

 

" La tradition classique à l’épreuve de la modernité"

stein esquisse musique matisse   Matisse "Une esquisse sur la musique" 1907

Quelques Picasso

" Femme à l’éventail" 1905

stein femme à l'éventail picasso

"Grand nu rose" 1906 

"Pierreuses au bar" 1902

"Nu assis" 1905

stein le meneur picasso  "Meneur de cheval nu" 1905-06


Un Lautrec "Au salon ou le divan"" 1893-94

"La sieste (l’atelier de l’artiste)" de Bonnard 1900

stein la sieste bonnard

"Nu bleu, souvenir de Biskra" 1907 de Matisse

"Grand nu allongé au coussin jaune" de Félix Vallotton 1904

"Mère au corsage noir", de Maurice Denis 1895

 

" La révélation fauve, le salon d’automne 1905 "

Un coin de cabinet pour évoquer le Paris des avant-gardes

Léo découvre les impressionnistes par le legs de Caillebotte au Luxembourg et par les rétrospectives du salon d’Automne. Accompagné de Gertrude, Michaël et Sarah, ils fréquentent les salons.

Exposition de quelques catalogues des différentes expositions temporaires datés de 1904, un du salon d’Automne daté de 1905 au grand Palais, catalogue de l’exposition Matisse des photos de la rue Fleurus domicile de Léo et Gertrude, Quelques livres tel que celui de Léonce Bénédicte, catalogue de 5 peintures et sculptures de l’école contemporaine.  De Picasso "Une très belle danse barbare", il s’agit d’une  lettre avec dessins datée de décembre 1904.

"Tournesols sur un fauteuil" Gauguin 1901

stein tournesols dans un fauteuil gauguin

"Etude de femme couchée" Manguin 1905

"La gitane" de Matisse 1905-06

stein la gitane matisse

"Portrait d’André Derain" par Matisse 1905

"La femme au chapeau" Matisse 1905


Sur un pan de mur une immense photo de Léo dans son atelier rue Fleurus.


"Les samedis des Stein"

Dans le petit cabinet, quelques photos décrivent l’atmosphère.

Les amis se pressent pour voir l‘accrochage des tableaux, les samedis soirs à partir de 18 heures chez Michael et Sarah, rue Madame. Confrontations, échanges etc……….. ;;;

A 21 heures, la soirée se poursuit  chez Léo et Gertrude, entourés d’amis que venaient voir les accrochages.

Un petit diaporama montre l’appartement avec les tableaux accrochés de Michael et Sarah

 

Des dessins à l’encre dont femme accoudée 1906-07, Marguerite en trois poses 1906, Nu couché 1906 de Matisse

De Picasso, Deux nus 1906, Nu debout étude de tête 1908, la coiffure 1906

"Garçon à la bouteille de lait gouache" sur carton daté de 1903 Picasso

"Etude pour l’acteur" 1904-05 Picasso graphite sur papier

"Apollinaire et ses amis", tableau  daté de 1909 par Marie Laurencin qui fut la compagne de celui-ci

stein marie laurencin apollinaire

"Portrait aux cheveux bouclés, pull marin"  ( il s’agit du portrait d’Allen Stein) 1907 de Matisse

"Portrait de Léo" gouache sur carton daté de 1906 de Picasso

"Portrait d’Allen" par Picasso 1906

"Autoportrait" daté de 1906 de Picasso  stein autoportrait 1906 picasso

"Un bronze de Pierre Matisse enfant" par son père

"Portrait du fils de Cézanne" daté de 1880, Cézanne

"Autoportrait" de Matisse 1906

 

" Matisse la cohérence d’une collection "

Le petit coin cabinet présente Michaël et Sarah, premiers Matissiens, ils s’installent rue  Madame en 1904, le mobilier est néo-Renaissance, les tapis persans, les Matisse et Stein sont proches et se rendent visite souvent. Vers 1907, la collection de Sarah s’organise autour de Matisse.

En 1914, elle fait un prêt de 19 toiles pour une exposition à Berlin………….

Des photos, lettres de Matisse à Sarah, photo de la famille Matisse en 1906, photo de Matisse et des Stein en bateau à Cavalaire dans le Var. Quelques estampes d’Hokusaï " Senju dans la Province de Musashi", il s’agit d’une estampe de la série des 36 vues du Fuji daté de 1831-33

stein hokusai

" l’ascension du mont Fuji" également d'¨Hokusaï , un pot cloisonné en émail sur métal dans les tons de bleu et vert.

"Femme assise au fichu" 1902 Picasso

Les Matisse :

"Fleurs" toile datée 1906-07,

"Etude pour Marguerite lisant" 1906

"Femme en kimono" 1906

"La japonaise au bord de l’eau" 1905

"Femme nue allongée" 1906

"Nu dans la forêt" 1906

"Nu dans un paysage" 1906

"Marine la moulade" 1906

"Bord de mer" 1906

 stein genets matisse    "Paysages, les genêts" 1906


"Paysage de Collioure", "étude pour le bonheur de vivre" datée 1906

"Nu assis" pastel de 1906

"Marguerite" 1901

"Les oignons roses" 1906-07

"Vue de Collioure" 1907-08

stein luxe Matisse  "Le luxe 1" daté de 1907

"Nature morte à la cruche blanche" 1900-02

"Bronze aux œillets" toile de 1907-08

"Paysage d’automne, la forêt de Fontainebleau" 1909

Dans une vitrine plusieurs bronzes sont exposés :

Tête de fillette datée 1906, Nu appuyé sur ses mains 1905, Nu couché 1 aurore, 1907, un vase en céramique peinte et une assiette datée de 1908 le motif  : un visage peint en bleu sur fond blanc, une autre sculpture de Madeleine II, datée de 1901, petite tête aux cheveux striés 1906-07, étude de pied en 1909 plâtre peint tous de Matisse

"Garçon au filet à papillons", huile sur toile datée de 1907

stein garçon au filet de papillons matisse

"Nature morte à la chocolatière" 1906-07

"Le pont Saint Michel" daté 1901-02

"Canal du midi "1898

"Buffet et table" autre technique en pointillisme , oeuvre datée de 1899 tous de Matisse

"La coiffure" de Manguin daté 1904-05

 

" L’Académie Matisse"

Petit coin cabinet réservé à cette académie :

1908, Sarah et Léo peignent et bénéficient des corrections de Matisse, cela incite l’artiste à ouvrir une académie, soucieux que ses recherches plastiques soient comprises il érige «  La grande revue » , (ce sont les notes du peintre). Au début il a 10 élèves, l’allemand Hans Purrmann, Oscar et Greta Moll américains, Patrick Henri Bruce et les Stein. Quelques photos montrent cette académie. Un carnet de notes de l’enseignement de Matisse appartenant à Sarah.

Quelques toiles permettent de découvrir les élèves de l’Académie

"Modèle dans l’atelier de Matisse" en 1908, "nature morte avec vase, oranges et citrons" 1908 de Hans Purrmann

"Apollon dans l’atelier de Matisse" 1908, Max Weber

"Autoportrait" 1908 Léo Stein

"Nu debout, le modèle" daté de 1901 Matisse

"Homme nu académie d’Homme" 1900-01 Matisse

"Un bronze le serf" 1900-03 Matisse

"Jeune fille lisant" 1925, Matisse

Quelques lithographies

Jeune fille accoudée au paravent fleuri, La robe mauve au ruban noir, Jeune fille en robe fleurie au col d’organdi, Odalisque à la culotte de satin rouge, Grand nu assis au fauteuil,1922-23 Thème et variation 1942 Matisse

Portrait de Michaël et Sarah Stein 1916

 stein sarah michael 

"L’Après Gurlitt – Berlin 1914 "

Le drame d’une vie, Michael et Sarah, perdent 19 toiles de Matisse, tableaux de la période de 1897-1909, ces tableaux étaient prêtés pour une exposition à Berlin, au déclenchement de la guerre, les tableaux sont mis sous séquestre, obligeant le couple à les vendre rapidement.

"Route du cap d’Antibes" 1926 Matisse

"Le thé dans le jardin" 1919

stein le thé matisse

"La baie de Nice" 1918

 

"Gertrude Stein et Picasso "

Petit coin de cabinet :

Une grande Relation d’amitié entre Gertrude et Picasso

Un livre de Gertrude, " portrait de Mabel Week à la villa Corona " en 1912, Tender Buttons en 1928, une lettre de Gertrude à Picasso évoquant une des peintures de l’artiste " la guitare "1918, des photos de l’atelier de Picasso à Horta de Ebro en 1909. Un autre livre de Gertrude "Three  lives "1945, le tableau " la guitare " daté de 1918,

Présentation des tableaux de l’artiste

"Buste d’homme" daté de 1908

"La femme de l’artiste" de Paul Cézanne

"Gertrude Stein" en 1908 par Picasso

stein gertrude par picasso

"Nu à la serviette" 1907 Picasso,

stein nu a la serviette picasso

Une série d’études de visages, tête de femme pour nu à la draperie 1907, tête de femme endormie 1907, un masque de femme en terre cuite Picasso.

Des photos par Man Ray:

Photographie de Gertrude dans l’atelier de et par Man Ray, en 1923

Gertrude et Alice Toklas, rue Fleuris 1921

Gertrude dans son appartement 1920

Portrait de Gertrude 1927

Une grande photo sur un pan de mur, Alice et Gertrude 27, rue Fleuris

Photo de Gertrude posant dans l’atelier du sculpteur Jo Davidson.

 

" Cubisme "

 De Picasso

"Verres et fruits" 1908, "Etude pour la dryade" 1908, "Vase gourde et fruits  sur une table" 1909, "Buste de femme, Fernande" 1909, La rue des bois," 1908, "Homme à la guitare" 1913,"Etudiant à la pipe" 1941(plâtre, sable, papier collé, huile, fusain)", daté 1914, "Guitare sur une table" 1912,"Le violon" 1912.

Juan, Gris :

"Fleurs" 1914, "Verre et bouteille" 1914," Livre et verre" 1914,

"La table de l’architecte" par Picasso en 1912

"Femme à la guitare" Picasso 1913-14

 

"1920-30- le post-cubisme et les néoromantiques "

Les fleurs de l’amitié collaborations artistiques, 

Dans un petit coin de cabinet : Une maquette de Florine Stettheimer pour costumes de "four saints in three acts " en 1934, un extrait est présenté en vidéo 'un soir de première'.

Gertrude entourée de jeunes américains, ils viennent se former dans la capitale artistique, les écrivains Fitzgerald, Hemingway, Anderson.

Quelques lettres, programmes de spectacles, un livre de Gertrude "Le monde est rond ".


"Nature morte à la bouteille de marasquin "1914 Picasso

"Guéridon devant la fenêtre" Par Juan Gris 1921,

stein gueridon devant la fenetre gris

"La femme aux mains jointes" 1924 Juan Gris

André Masson "Homme dans une tour et le Repas" daté de 1922-24

Pavel Tchelitchev " 3 têtes portrait de René Clavel " 1925

Picabia "Lodola" 1928,"Pa" 1932

Pavel Tchelitchev, "Panier de fraises" 1925

"Tal coat" 1934-35 de Gertrude Stein

"Les acrobates" de Picabia 1935

stein picabia les acrobates 1935

"Ecrits sur l’art"

 

Le petit coin de cabinet présente les écrits : L’autobiographie d’Alice Toklas en 1933, récit de Gertrude en forme de témoignages accessible de la vie de la collectionneuse et écrivain. Gertrude a écrit un livre sur Picasso, la préface d’un catalogue de Juan gris, des photos et vidéo d’Alice et Gertrude

"Hommage à Gertrude Stein" par Picasso 1909

"Une tête en bronze" sculpture de Jacques Lipchitz

"Gertrude" par Jo Davidson, elle est assise en tailleur sculpture en bronze.

" Hommages " :

"Le spahi et son cheval "1949 par Balthus

"Hommage à Gertrude Stein" par Francis Rose 1949

Pavel Tchelitchev "dDernière étude pour Phénoména" 1938

"Gertrude Stein" Picabia 1937

"Paysage perpétuel" de Jean Atlan 1945

"Portraits" :

Louis Marcoussis représente Gertrude et Alice en médaillon

Visage de Gertrude 1934

Portrait de Gertrude à Billigni en 1929 Eugen Berman

Gertrude par Cecil Beaton à Londres 1937

Des livres de Gertrude, une lettre à Cocteau, manuscrits de traduction de « dix portraits » de Georges Huguet

Berceau de Gertrude ou le mystère de le rue Fleurus par Georges Huguet.

Les plans de la maison construite par le Corbusier à Vaucresson, un petit film est présenté.

 Quelques extraits du livret de l'exposition.


A voir absolument, magnifique histoire de cette illustre famille, l’exposition permet de découvrir   chaque collectionneur, leurs choix,  l’achat  des  œuvres, leurs relations avec les artistes, car ils ne sont pas simplement mécènes mais découvreurs de talents.

Sarah et Michael ont une véritable passion pour Matisse, ils constituent une immense collection

Léo grand amoureux de l’art, et mécène prend ses distances avec Picasso lors de son passage au cubisme.

Tant qu’à Gertrude, elle se lie d’amitié avec l’artiste et est enthousiasmée par sa modernité, elle fait un rapprochement entre son écriture poétique et le cubisme.  

 

 Cette collection  comportait 600 œuvres,  aujourd’hui dispersée entre les musées et collections particulières.

Au Grand Palais à Paris jusqu’au 16 janvier 2012. 

 

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Published by Tinou - dans Exposition
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24 septembre 2011 6 24 /09 /septembre /2011 17:06

Au XIV eme siècle jusqu’à mi XV eme, le parchemin, luxueux, cher  était aussi répandu que le papier, il était utilisé au sein des ateliers d’artistes. La profession  comportait un grand nombre de métiers, peintres, sculpteurs, architectes, orfèvres, miniaturistes, ils pouvaient travailler tous dans le même atelier. Lorsque le papier est devenu moins onéreux, le dessin est apparu, au-delà des cercles artistiques.

Une phase de conception des projets, dans la pratique de la mise en œuvre, le dessin a tenu une place primordiale. Nous avons des témoignages.

Pour mettre en place une composition : il faut préparer la posture ou le drapé d’une figure, réactualiser la connaissance de la sculpture antique, donner les modèles que ce soit broderies ou vitraux. Les artistes utilisent tour à tour, la plume, la pierre noire et rouge, l’aquarelle et le rehaut de blanc posés délicatement au pinceau, sur le vélin ou le papier souvent coloré ou préparé.(  Cennini dans son traité du XIV eme siècle, nous indique que le papier était préparé pour son utilisation à la pointe de métal avec des fonds spéciaux minéraux ou organiques et polis à l’agate. Le fond pouvait être coloré en diluant la teinte avec une colle animale ou de la gomme arabique, ce qui rendait le papier plus résistant. On pouvait le teindre en brun, indigo, rougeâtre, bleu clair, gris, selon les artistes et les écoles)

Nous avons quelques exemples avec les livres de modèles, il peut s’agir de recueils de copies et de figures comme l’album Bonfiglioli-Sagredo-Rothschild dans sa forme originale de copies d’après des fresques d’Altichiero, ou bien des modèles d’animaux , comme celui de Rothschild.

D’autres livres sont liés aux grands artistes et leurs proches collaborateurs, dessins d’atelier, tel le livre de Benozzo Gozzoli.

Dès 1460, ces livres d’ateliers sont plus répandus : Marco Zoppo, Jacopo Bellini, mettent tous leurs soins à la mise en œuvre de ces volumes.

Nous savons que la préparation des fresques et tableaux d’autel sur bois incluait dans sa première phase l’exécution d’une esquisse, la sinopia des fresques, le dessin sous-jacent des tableaux, révélé par les méthodes scientifiques modernes. Grâce au développement de la fabrication du papier, la production de la gravure fut favorisée.

C’est le Florentin Maso Finiguerra qui est à l’origine de la gravure sur cuivre aux environs de 1460. Il fut suivi par l’orfèvre (également de Florence) Baccio Baldini, qui (faible en dessin), ne produisit que des reproductions de compositions inventées  et dessinées par Botticelli, Mantegna, avisé  de ce procédé à Rome, commença à graver un grand nombre de ses œuvres. Invention qui ensuite passe en Flandre.

L’esprit du Gothique international est présent dans les ateliers des graveurs florentins, les images représentent des scènes religieuses et des cartes à jouer. Le Quattrocento est tributaire d’une fusion des genres artistiques où l’estampe rivalise avec les autres arts : la peinture, sculpture, architecture et dessin.

sagredo anonyme carte à jouer sagredo carte à jouer

La production gravée est signée d’un grand maitre du Quattrocento Antonio Pollaiuolo, dans son combat d’hommes nus (présenté à l’exposition), ainsi que « l’ascension de la Vierge » ou" le jugement dernier ".

Le Nielle :

Technique particulière de l’orfèvrerie émaillée.

C’est au XV eme siècle à Florence dans l’atelier de Maso Finiguerra que le nielle, tué sur papier, offrit une modalité technique nouvelle à l’art de l’estampe. C’est avant tout un émail noir qui sert non seulement au niellage des métaux précieux  prêt à l’impression sur papier. Au Quattrocento les orfèvres italiens ont formé, du latin nigellum, par voie de contraction, le mot nello, francisé au début du XIX eme siècle et a été étendu de (émail noir) à l’objet émaillé lieu même et a ses dérives, dont l’impression de nielle sur papier.

La technique :

4 étapes viennent de l’incision du métal précieux à l’impression sur papier.

L’orfèvre gravait une plaque de métal précieux, souvent en argent. La plaque gravée était appliquée sur une argile très fine, qui recevait à la façon de l’empreinte déposée par un sceau sur de  la cire, le dessin (en négatif et en relief), de l’incision réalisée (en creux) sur le métal.

3eme étape : en vue d’une impression sur papier, consistait à réaliser une nouvelle matrice au moyen de soufre liquéfié, coulé sur la matrice d’argile. Une fois solidifié, le soufre était démoulé de l’empreinte d’argile et restituait (en positif et de nouveau en creux), le dessin incisé sur l’argent. Ainsi l’orfèvre disposait d’un double, en soufre, sur la plaque originale. On désigne par nielle en soufre ce type d’épreuve qui a reçu le niellage. Le nielle soit émail noir était enfin appliqué sur la matrice en soufre. Avant que le nielle ne sèche, l’orfèvre y posait un papier humide qu’il pressait au moyen d’un petit cylindre lisse. Sous la pression exercée par le rouleau, l’émail noir se transposait sur le papier créant une sorte d’estampe, appelée traditionnellement épreuve de nielle sur papier.

L’exposition présente des œuvres de différents artistes :

Maso Finiguerra, 1426-1464, orfèvre et graveur, il s'est distingué par son usage du niellage   sur des calices, patènes, reliquaires, poignées d'épées, bijoux en argent. Son maitre Lorenzo Ghiberti avec qui il travailla aux portes du baptistère à Florence.

A l’exposition :"  Le couronnement de la Vierge ", nielle sur papier

5 scènes de la passion dont :

"Jésus au mont des Oliviers ",

"La flagellation ",

" Le portement de croix ",

"La Pentecôte ",

" Le jugement dernier ".

 Epreuves uniques, provenant de Florence, cloître des Camaldules. Ces 5 compositions font parties d’une série de 14 soufres représentant la passion du Christ.

D’autres pièces sont attribuées à l’artiste : " Trois hommes soulèvent un âne ", " Hector armé par quatre jeunes filles ", " Le maître d’école ", " Le triomphe de la foi ", " Le sacrifice d’Abraham ", " La circoncision ", nielles sur papier. Ce sont des épreuves uniques, 

Peregrino da Cesena, actif à Bologne de 1490 à 1510, graveur.   

Les pièces présentées : " Le triomphe de Neptune ",nielle, " La résurrection ", " Arabesque avec un rapace et un griffon ", " Mucius Scaevala ", " Orphée ", " Saint Jérôme ". D’autres épreuves sont connues " La nativité " est une épreuve unique. 

Antonio Pollaiuolo 1432-1498 Rome, il apprend la peinture avec Paolo Ucello, la sculpture avec Donatello, il devient orfèvre avec Lorenzo Ghiberti, il est aussi graveur.

"La justice "lui est  attribuée, ainsi que "l’ange en adoration ", " Adam et Eve travaillant ", " Fontaine avec enfants ", "eune homme endormi ", "Diane et Endymion ", " un triton portant une Nymphe ", "Jeune homme nu assis sur un dragon ","  la Vierge avec l’enfant Jésus" ce sont des épreuves uniques.

sagredo combat palloiullo

 "Le combat d’hommes nus "

L’importance de la démarche que l’ artiste accorde au combat d’hommes nus, la composition est gravée et signée, une dignité comparable à celle des nobles arts de la sculpture, ou peinture, anticipe la revendication créatrice de Francesco Rosselli, celui fin du Quattrocento s’impose comme seconde figure majeure de l’estampe florentine après Baldini.

L’estampe acquiert définitivement un statut d’art majeur, comparable au dessin.

Le Maitre de l’album Soane de Londres :

Un artiste intervenant sur les feuilles plus anciennes à la fin du Quattrocento, est également l’auteur d’un recueil appartenant au Sir John Soane’s Muséum  (situé et étudié dans une ambiance milanaise vers 1500) . Cette partie est constituée de dessins d’architectures marquées par le goût à l’antique, qui a attiré l’attention des spécialistes du théâtre et des fêtes à la Renaissance. Ce dessinateur présente, l’actualité architecturale de l’époque (XV eme siècle) il cite Bramante, Filarète, les édifices de Mantoue, Venise, la cappella Colléoni de Bergame, le Santo de Padoue. Des motifs représentant des animaux et fruits apparaissent sur les feuilles les plus récentes

Altichiero : Peintre italien (Vérone, seconde moitié du XIV e s ). On lui attribue aussi la décoration de la loggia de l'actuel Palais de la province (autrefois Palazzo Scaligero), figurant des têtes monochromes d'empereurs et d'impératrices romains. Il fut l’un des derniers représentant  du Trecento, dont il concrétisa les grandes inspirations avant que n'éclose à Vérone le Gothique international.

Exposition de l’album Bonfiglioli-Sagredo-Rothschild, cet album comporte 20 folios.

sagredo

Quelques exemples :

Folio  1 : recto copiste d’Altichiero " Vue d’un palais ", encre brune et encres couleurs sur vélin, Verso : Maitre de l’album de Soane, « temple circulaire » encre brune et encres couleurs et blanc sur vélin

Folio 2 : recto copiste d’Altichiero "Architecture gothique, une pêche et un canard ", encre brune, encres de couleurs et tempera sur vélin. verso : maitre des études de figures et maitre de l’album Soane « Rinceaux fleuris et étude de figure en grande partie effacées et tabernacle à l’antique » pointe de métal, encre brune, , encre de couleurs et blanc sur vélin préparé en bleu-vert.

 Folio 3 : recto copiste d’Altichiero, "édifice orné de galeries, avec un jardin à l’arrière-plan et un écureuil ", verso : maitre de l’album Soane, »Saint Georges combattant le dragon », plume et encre brune et lavis brun, encres de couleurs et tempera sur vélin.

Folio 4 : recto copiste d’Altichiero, "Vue perspective d’une église ", verso : maitre de l’album Soane, « Autel avec décor sculpté », plume et encre brune  et encres de couleurs sur vélin.

sagredo1

Une série de 10 folios présente « le livre de modèle Rothschild » sur ces feuillets présentations d’animaux : un exemple, recto" Trois chèvres dans un paysage", Verso "  Lion attaquant un sanglier et deux chiens ".

De Sandro Botticelli, Florence 1445-1510, y travaille avec les peintres Antonio del Pollaiuolo   et Verrocchio,  quand son maître part pour Spolète.  Cet apprentissage de  l’orfèvrerie, de la gravure et de la ciselure influence la ligne de son dessin. Botticelli travaille beaucoup avec les artisans et notamment avec son frère Antonio, orfèvre avec qui il partage son atelier.

" Etude de jeune homme de profil " de Botticelli. Pointe de métal et rehauts de blanc au pinceau sur papier lavé beige rosé.

"Saint-Sébastien ", Pointe de métal et rehauts de blanc au pinceau sur papier lavé beige rosé.

 Il s’agit d’études préparatoires.

Baccio Baldini, Florence 1436-1487, orfèvre et artiste nielleur

"Le prophète Noé " burin en manière fine

" La chasse à l’ours " burin en manière fine.

"Médaillon avec quatre scènes d’amour et quatre animaux "entourés d’une bordure de fruits, burin à la manière fine.

De l’atelier de Baldini, Virgile fait apercevoir Dante à Béatrice. Burin à la manière fine.illustration pour la 8 eme édition de la Divine Comédie Dante.

La scène dite des " planètes " représente 7 planètes (dont le soleil considéré selon la physique ptolémaïque comme un satellite de la terre), du système solaire en fonction de leur influence astrologiques sur l’activité humaine. De Baccio Baldini vers 1436 à Florence

Elles révèlent : la main d’un orfèvre florentin qui essai d’adapter sa manière à l’expression graphique (couleur, perspective, mouvements) enrichissent par un jeu de contre-tailles, les contrastes des gris.

Cette série constitue (les planètes, l’un des premiers témoins de la naissance de l’art de la gravure dans la Florence du Quattrocento, nous nous situons aux confins de l’art des orfèvres et de leur  1ere expression gravée).  Baldini orfèvre lui-même, fut l’élève et le principal continuateur de l(art de Maso Finiguerra.

Une série de prophètes et celles des" Sybille"s, ce groupe d’estampes attribuées à Baldini d’après des dessins de Botticelli.

Agnolo Gaddi, Florence 1350-1396, peintre de l’école florentine de la pré-Renaissance, il fit de nombreux dessins et une trentaine de fresques.

" Scène de la vie d’un saint" plume et encre brune sur papier lavé rose.

"Figure trônant et deux personnages assis",plume et encre brune sur papier lavé rose.

Egalement D’Agnolo Gaddi, étude pour figure allégorique sculptée destinée à la loggia des Lanzi à Florence. Œuvre commandée entre 1383-84. A la plume, encre brune, sanguine, papier frotté à la sanguine, et une étude pour le décor de la chapelle Castellani à Santa Croce Florence de Benozzo Gozzoli.

Florence au XV eme siècle :

Quelques œuvres anonymes

"Jeune homme debout " XV eme , il s’agit d’une épreuve unique, nielle sur papier.

" Deux guerriers casqués ", autres épreuves connues.

"La Vierge et l’Enfant sur un trône entourés de saintes et d’anges". autres épreuves connues.

Italie du nord, peut-être Venise ?

" Dame en costume vénitien " , nielle sur papier. Autres épreuves connues

  Une œuvre de Francesco Pesellino, Florence  1422-1457, peintre miniaturiste de l’école florentine. Il travailla pour les Médicis.

" Etude du Saint évêque " Tempera en blanc et brun sur papier beige.

Benozzo Gozzoli, Florence 1420-1497,  il est l’un des peintres majeurs de l’école florentine. Il se forme auprès de Fra Angelico au couvent San Marco,   où beaucoup d'œuvres sont exécutées depuis les dessins du maître, puis entre 1444 et 1447 comme orfèvre dans l'atelier de Ghiberti  il travaille avec lui et son frère à la porte du Paradis du baptistère Saint-Jean 

En mai 1447, il accompagne Fra Angelico à  Rome appelé auprès du pape Eugène IV pour des décorations au Vatican   puis à la Cappella Niccolina de Nicolas V  . Sa grande renommée de décorateur commence avec les fresques (disparues) peintes durant ce séjour, à l’église  Sainte-Marie d’Aracoeli  " Saint Antoine et deux anges " et à Sainte Marie-Majeure. Il participe également aux travaux de fresques sur la voûte de la  cathédrale d’Orvieto  

 " Figure de moine dans une mandorle ", pointe de métal blanc au pinceau sur papier préparé en ocre brun

"Portrait d’homme coiffé d’un turban "  pinceau et encre brune, pointe de métal, rehauts de blanc sur papier préparé vert.

Quelques extraits du livre de l’exposition

Collection du baron de Rothschild

Cette exposition est exceptionnelle, elle met en relation les différentes techniques : les nielles qui précèdent les estampes, les dessins apportent précision, et raffinement. C’est aussi la découverte de l’activité des artistes florentins à l’époque du quattrocento.

Au Louvre jusqu’au 10 octobre 2011

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Published by Tinou - dans Exposition
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