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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 10:45

Histoire d’une famille grecque…………….

 

Sotiris Boulgaris naît à Paramythia (Grèce), en 1857, onzième enfant de la famille. C’est une famille d’orfèvre grec,  il apprendra  le métier avec son père, Après un parcours itinérant dans  différents lieux de Grèce.

En 1877 Georgis et Sotirio (nom italien de Sotiris) s’installent à Corfou.

Sotirio décide de partir en Italie nous sommes en 1880, il arrive à Rome en février 1881.

1884, il ouvre sa première boutique via Sistina à Rome, et le nom Boulgaris devient Bulgari, il vend des pièces d'argenterie, créations de style néo-hellénistique, mais aussi de véritables antiquités.

1886, il épouse Elena Basios, ils auront six enfants, deux survivront Georgio et Constantino, ils s’occuperont de l’activité  familiale.

Constantino nait en 1889, Georgio en 1890, plusieurs boutiques sont ouvertes à Rome la même année

1895, ouverture d’une succursale à San Remo

En 1905, avec ses fils Constantino et Giorgio, il inaugure la boutique de la Via Condotti, qui est aujourd'hui encore, la boutique phare de Bulgari , siège de la direction générale

A partir de 1925, ils sont connus dans le monde entier.

1932, décès de Sotirio Bulgari

1933, naissance de Lia,  fille de Giorgio, 1934 naissance d'un fils, Giani et 1937 celle de Paolo

Les frères Bulgari obtiennent la nationalité italienne en 1940

1941 naissance d’un autre fils chez Giorgio : Gianni

1944, début d’une longue collaboration avec le créateur Giovanni Battista Valli, elle va durer jusqu’en 1990.

1956, Bulgari créé les statuettes et les plaques en or qui seront les   trophées des quatre premières éditions du prix du cinématographique italien " David di Donatello "

Dès 1960 de nombreuses artistes se passionnent pour les bijoux Bulgari de Sophia Loren, Anna Magnani, Liz Taylor et bien d’autres.

1966, décès de Giorgio

1972, ouverture d’une boutique à New York, les années suivantes, celles de Monte Carlo, Genève et  Paris

1973, décès de Constantino

1984, réorganisation de l'entreprise, la troisième génération prend la suite de l’entreprise familiale,

1993, Fondation de Bulgari parfum à Neuchâtel

Dès 1996, naissance de la collection soie, en 1997 première collection maroquinerie.

2000, Bulgari achète les entreprises nécessaires pour la production de ses montres

 2001, Bulgari entre dans le secteur de l’hôtellerie de luxe en signant un accord avec Marriott, le premier hôtel ouvre à Milan en 2004 et en 2007 inauguration à Tokyo de la « Bulgari Ginza Towers »

2008, ouverture  d’une boutique avenue George V à Paris

En 2009, il y a 250 boutiques dans le monde

 

L’exposition montre l’évolution de la célèbre maison, 600 pièces sont présentées :

"Les origines"

"Les années 1920 à 1940"

"Années 50 à 60 la haute joaillerie de la Dolce Vita et la révolution de la couleur"

"La collection Taylor"

"Trophée di Donatello"

"Les années 70"

"Les icones"

"Les années 70-80"

 

La première salle " les origines" retrace l’évolution de la production, les  objets en argent que nous découvrons sont réalisés par Sotirio et par son père Georgis, ils évoquent le style néo-hellénique. Longue période qui va durer 25 ans.

 

Les années 20 à 40 "

 

Les bijoux des années 1920  sont inspirés par l’art déco aux dessins sont géométriques et aux motifs naturalistes stylisés. Les montures sont en platine, métal peu utilisé jusqu’à cette période.

Les années 1930, les bijoux ont des motifs géométriques plus accentués et sont plus imposants ils sont ornés de diamants de différentes tailles seuls  ou  associés avec d’autres pierres colorées comme le saphir, le rubis. C’est aussi la mode des bijoux transformables, un exemple les colliers se composent de plusieurs éléments, ils peuvent être portés séparément comme bracelets, broches, clips.

C’est dans les années 40 que la facture du bijou change, ils ne sont plus en platine avec des diamants, mais en or jaune  avec des pierres précieuses. Ces changements sont dus aux restrictions imposées par la seconde guerre mondiale. Les dessins qui étaient géométriques et rigides deviennent souples et naturalistes.

 

"Les années de 50 à 60" La haute joaillerie de la dolce vita

 

Le boom économique de l’après guerre amène un retour aux bijoux en platine et or gris, sertis de diamants très en vogue et de pierres précieuses, la haute joaillerie est toujours inspirée par la mode parisienne, elle présente des lignes plus douces, les motifs sont plus sinueux.

 

Les années 50, les années Cinecitta avec les films "la dolce vita"," les vacances romaines ", les magazines montrent les photographies de personnalités  sortant de la célèbre maison, la télévision, les paparazzis font la gloire de Bulgari. Les artistes portent les bijoux lors des grandes soirées, Sophia Loren, Ingrid Bergman, Gina Lolobrigida. A l’aube des années 60 Bulgari s’oriente sur les contours lisses, c’est la mode de l’époque, les pierres importantes taillées en cabochon ( c'est-à-dire polies et non facettées) un trait caractéristique du style Bulgari naissant.   

Une magnifique broche, des boucles d’oreilles tremblant en diamants, un collier de diamants cet ensemble fut porté par Ingrid Bergman dans le film «  La Rancune » en 1964.

 

bulgari b

 

Les tremblants ce sont des diamants de formes et couleurs différentes allant du jaune d’or aux tons cognac, rose, lilas, du bleu au vert. La maison Bulgari avait achetée une quantité de diamants. Bulgari créa une gamme de  broches à thème  floral appelé tremblant, car elles étaient réalisées d’après un mécanisme spécial à ressort. Ces broches sont à l’exposition elles représentent de magnifiques bouquets de diverses couleurs, des branches fleuries, des corbeilles avec des fleurs précieuses, diamants de toutes couleurs, saphirs, rubis, émeraudes.

La Princesse Soraya, Ingrid Bergman, Liz Taylor portaient ces broches dans leurs cheveux.

 

 

bulgari e

"Années 60 Révolution de la couleur"

 

L’Italie de l’après-guerre a fait sa renaissance dans le design, les voitures, la mode tout le monde achète italien

Dès les débuts des années 60, Bulgari se distingue de la mode parisienne et créé son propre style, les motifs floraux disparaissent et les formes deviennent plus structurées, symétriques et compactes, souvent réalisées en or jaune, la  triade chromatique formée d’émeraudes, de rubis et  les saphirs,  dont l’association est alors exclusivement réservée aux diamants .Bulgari de ce fait met au point une utilisation personnelle de la couleur, ouvrant la voie à des compositions nouvelles et surtout inédites. Elles sont simples avec des saphirs, plus audacieuses avec toutes sortes de pierres colorées de taille cabochon placées en position prédominante, dans un seul souci l’esthétique, c’est la véritable innovation,   inversion de tendances par rapport au XX eme siècle.

 

bulgari d

 

"La collection d’Elisabeth Taylor"

 

Cette collection est exposée pour la première fois en France, elle collectionnait de nombreuses icones, entre autres des bijoux en diamants jaunes et incolores, broche en émeraude le collier assorti. Elle aimait porter ses propres bijoux lors des tournages de ses films.. tel que la broche en diamants et émeraudes dans le film ‘Hôtel international », le broche tremblant en émeraudes dans « Boom », le sautoir en saphirs et les boucles d’oreilles ornées de perles dans « Noces de cendre »

taylor

 

"Trophée di Donatello"

En 1965, Bulgari associe son nom à l’industrie du cinéma en réalisant le trophée David di Donatello équivalent des césars. Il s’agit d’une version réduite de la célèbre statue du Sculpteur de la Renaissance Donatello, et aussi  autre version ,une plaque en or reproduisant l’image de la statue du sculpteur   Le premier fut attribué a Vittorio de Sica, Walt Disney et Gina Lollobrigida.

 

"Les années 1970  créativité éclectique"

 

Désormais la célèbre maison est dirigée par la troisième génération.

Années d’expérimentation,  de provocation et d’espérance, comme l’atteste la grande variété des créations de Bulgari, des réalisations d’inspiration orientale « pop » et « Optical », « Bannière étoilée »  ou d’élégants motifs inspirés de feux d’artifice, on remarquera l’utilisation de l’or jaune quelque soit la valeur des pierres utilisées, ainsi ces bijoux peuvent être portés avec décontraction. Cependant deux caractéristiques de cette période sont les éléments en or et diamants sertis  d’une pierre cabochon et la lourde chaine en or mailles recourbées, on trouve beaucoup de colliers sautoirs allant avec la mode de l’époque.

 

Les thèmes iconiques restent la grande caractéristique de l’œuvre de Bulgari : les serpents, le tubogas, les créations modulaires et le logo Bulgari.

Présentation de serpent et tubogas ils sont déclinés en bracelets, montres bagues et colliers,

Les serpents,  évoquent la tradition antique, réalisé à la main à partir d’une plaque d’or, les écailles du reptile formaient le corps des montres, des pierres précieuses créaient l’œil éclatant du serpent.

 

serpent bulgari

Les tubogas , il s’agit d’un assemblage manuel et sans soudure de deux longs rubans de métal relevés, chef d’artisanat. Superposant  jusqu’à 5 rangs, ornés de pièces de monnaies anciennes ou pierres précieuses. Icones de la maison dans les années 80.

Le logo Bulgari inspirée par l’épigraphie romaine date de 1977, partie intégrante du dessin de  montre et de bijoux.

 

Les années 1980-1990 "opulescence et couleur "

 

Les bijoux des années 80 sont moins conventionnels, ils sont adaptés à toutes les occasions, ils s’adaptent à la mode vestimentaire structurée, l’objet le plus représentatif reste le collier ras du cou, associés à de grandes boucles d’oreilles.

Les bijoux des années 90 restent fidèle à l’or jaune, ils se différencient par des associations de couleurs plus claires et des motifs, principalement dans les colliers, ils sont moins rigides.

Extraits du livret de l’exposition

bulgari a

 

Le parcours de l’exposition s’effectue dans la pénombre, les bijoux sont exposés dans des vitrines qui brillent de mille feux, diamants, saphirs, rubis, émeraudes, montés en bagues, colliers, bracelets, diadèmes, montres.

Un fond musical diffuse quelques musiques de  films italiens, des vidéos, des posters d’artistes ou princesses portant les parures, des projections de bijoux au sol. L’univers est créé, c’est l’évolution dans l’art du bijou, le travail des artistes et l’histoire d’une famille qui règne dans l’orfèvrerie depuis 125 ans.

A ne pas manquer jusqu’au 12 janvier 2011,  grand Palais Paris

     

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Published by Tinou - dans Exposition
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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 10:58

En France, nous sommes sous le régime de Napoléon III, régime autoritaire, la politique culturelle est complètement orientée sur la grandeur de l’empire.

Le second empire 1852-1870, devait marquer une rupture dans l’histoire artistique du XIX eme siècle en France, d’un coté  l’art officiel de l’autre coté l’art indépendant.

La politique culturelle de l’empire est pour un art académique représenté par Cabanel, Bouguereau et Meissonnier. Ils reçoivent les honneurs par le régime et sont à la tête de l’Académie des beaux arts. Ils n’apprécient pas l’art réaliste de Courbet, Daubigny, Rousseau, Millet.

La rupture va se manifester : politiquement,  presque tous les peintres réalistes ou naturalistes  sont républicains et opposant au coup d’état de Napoléon III. Esthétiquement, ils détestent les grandes peintures historiques ou mythologiques, ils veulent exprimer les beautés de la nature avec beaucoup de simplicité, la vie des contemporains humbles, ces nouveaux artistes sont issus de milieux populaires, et ne sont ni liés à l’aristocratie ni au pouvoir et vont vers les sites non industrialisés tel que Barbizon ou la Normandie.

 Corot aura une renommée tardive mais reconnu du public, peintre moderne il est précurseur des impressionnistes, ils en feront une source d’inspiration  et lui voueront une grande admiration. Ses portraits  sont expressifs, il excelle dans les paysages peints sur le motif. 

Nous sommes en 1860, dans la seconde moitié du XIX eme siècle. Une nouvelle peinture plus rapide et plus contemporaine va voir le jour en France, elle va évoluer partout en Europe. Certains peintres se nommeront selon le contexte et les années, "Indépendants", Intransigeants" ou "Groupe des Batignolles", et impressionnisme en 1874. Elle correspond à un monde nouveau, le progrès s’accélère, où les modes de vie évoluent rapidement. C’est le peintre Manet dès 1860 qui va faire admettre et reconnaître cette nouvelle peinture contemporaine, elle sera l’aboutissement d’une série de réflexions, d’intentions.

Le nouveau réalisme des impressionnistes postule d'abord la prépondérance de la vision par rapport à tout schéma conventionnel appris, et la relativité de l'œuvre qui en résulte : relativité des conditions sous lesquelles un même motif peut être observé (lumière, ciels, couleurs...), et relativité de la vision du peintre (les peintres ont une vision différente, en avance sur celle de leurs contemporains). Le souci de parvenir à une représentation traduisant la vision réelle du peintre dans toutes ses nuances, et non plus une quelconque construction selon des règles apprises, va les conduire à mener de multiples recherches picturales et à délaisser nombre de règles qui passaient alors pour immuables en peinture : un dessin et des contours précis, l'utilisation de couleurs plates et aux variations atténuées, le clair-obscur...

Les futurs impressionnistes vont introduire des  procédés picturaux nouveaux : l'utilisation de tons clairs, la division de ceux-là (un orange est représenté par la juxtaposition de deux couleurs pures le rouge et le jaune), l'obtention de la forme et du volume par les touches et les couleurs au lieu du dessin-contour, l'utilisation de l'épaisseur...

De nouveaux thèmes a paraissent, ils vont s’intéresser au monde contemporain. Ils choisissent aussi bien leurs thèmes dans la nature, dans le monde  quotidien dans lequel ils évoluent, fixer sur la toile une réalité environnante, une peinture d’un instant, une impression fugitive. L’artiste impressionniste est libre de choisir ses thèmes et  sa création personnelle.

Ils sont : Manet, Monet, Renoir, Pissarro, Degas, Caillebotte, Sisley, Gauguin, Van Gogh, Bazille et bien d’autres……………

Ce sont aussi les débuts des marchés de l’art. Avec l'essor économique, la peinture va connaître également une grande évolution libérale, ce n’est plus la peinture de cour comme par le passé  ou quelques mécènes passaient commandes  d’  œuvres auprès des artistes, Les artistes indépendants vendant leurs tableaux à des acquéreurs.

L'art rentre désormais dans une logique de marché : pour trouver un public et des acquéreurs, l'artiste doit pouvoir exposer ses œuvres, ce qui devint la préoccupation première et existentielle pour toute cette nouvelle génération d'artistes.

Grâce à quelques marchands d’art, c’est la naissance des salons parisien, Durand-Ruel, Petit, jouent un rôle important dans le marché de l’art, leurs magasins permettent aux artistes des possibilités de se faire connaître, modestement par rapport au « salon officiel » de Paris, lieu ou tout est décidé le succès, la cote des œuvres d’art ; il devient annuel dès 1863, composé de membres de l’Académie des Beaux-arts , ce sont les médaillés des précédents salons qui sélectionnent les œuvres exposées. Mais en 1863, 4000 œuvres furent refusées sur 5000 demandes faites par les artistes, cela conduisit à la création d’un nouveau salon ‘le salon des refusés’ inauguré par Napoléon III la même année. Certains impressionnistes obtinrent une première exposition au salon, mais furent refusés par la suite. Les mieux acceptés furent Degas et Pissarro qui exposèrent de 1865 à 1870, De Nittis y expose en 1870, Cézanne n’eut qu’une seule participation  en 1882. Mais ces artistes ont entre 20 et 30 ans, ils sortent des beaux-arts, ils vont connaître succès et échecs au salon des refusés, bientôt la guerre de 1870 et la Commune en 1871, Les impressionnistes continuèrent de travailler, libérés de la politique culturelle du second empire, espérant une reconnaissance et augmentation de leurs ventes, ils connurent plus d’échecs d’avant la guerre, la nouvelle III eme république est instable.

Les artistes décident de se passer de salon et de créer une société anonyme des artistes peintres et sculpteurs, soutenus  par Durand-Ruel nous sommes en 1873.

Caillebotte rencontre Degas, Monet et Renoir en 1873, et les aide en 1874 à monter la 1ère exposition des Impressionnistes, avant de devenir co-organisateur et co-financier de la plupart des suivantes.

La première exposition impressionniste eut lieu donc en 1874, boulevard des Capucines, dans un appartement prêté par le photographe Nadar, 31 artistes y participent dont Giuseppe de Nittis.

Le tableau de Monet « impression du soleil levant » donnant son nom au mouvement.

 Le pastel son histoire et sa technique :

Le pastel a été inventé en France et en Italie à la fin du XV eme siècle, il a été utilisé par Léonard de Vinci et en France par Jean Perréal, peintre français du XV eme siècle, enlumineur à Bourges en 1480, peintre, décorateur à Lyon en 1483, attaché à la maison de Bourbon, à Moulins. 

Il va connaître son âge d’or au XVII eme siècle, ses couleurs sont franches il imite les tissus, les textures et les lumières le rendent indissociable de l’art du portrait. Il est utilisé par de nombreux artistes tel que : Charles Le Brun, Robert Nanteuil, Rosalba Carriera.

Au XVIII eme siècle, il connaît son apothéose. Utilisé par Maurice Quentin de la Tour, le prince des pastellistes, qui met au point une méthode de fixation du pastel (cette technique n’existe plus aujourd’hui). Mais après la Révolution le pastel tombe en désuétude au profit du néo-classicisme et de la peinture à l’huile.

Il  n’a plus réellement trouvé sa place dans le monde artistique ; mais  il a continué à être utilisé par les impressionnistes, Degas, De Nittis, et par les nabis, Vuillard et Odilon Redon.

Sa technique s’apparente au dessin et à la peinture. Certains artistes utilisent une technique proche du fusain fondée sur l’utilisation des contours et l’estompage, d’autres une approche plus picturale en superposant des couches épaisses de couleur. Les possibilités du pastel sont nombreuses.

Les bâtonnets sont composés :

De pigments pour la couleur (le pigment étant une substance colorée, naturelle ou artificielle, d'origine minérale ou organique).

Pour les pigments minéraux : ocres, terre de Sienne, Lapis-lazulis

Pigments organiques : sépia, azoïques colorant synthétique donne des couleurs vivaces, phtalocyanines, colorant synthétique existe depuis 1938 (donne des gammes de verts et le bleus).

Pastels végétaux : pastels des teinturiers ou la guède plante qui pousse dans le sud de la France donnant des couleurs bleues.

D’une charge, qui est généralement de la craie ou du plâtre qui sert à donner sa texture.

D’un liant qui assure la cohérence et conditionne la dureté du bâtonnet. Il s’agit de gomme arabique pour les pastels secs, d’huile ou de cire pour les pastels gras.

Il existe différents types de Pastels : gras, sec, à l’huile, à la cire, diluables  à l’eau

L’artiste peut utiliser ses bâtonnets de différentes manières :

Avec le chant ce qui donne des traits précis, avec la tranche pour le travail des surfaces, écrasé pour étaler la poudre sur le support et produire une zone de couleur floue.

Ces trois techniques permettent une grande richesse de traits et de textures, mais sa force   reste la pureté et la vibration de ses couleurs. L’artiste peut utiliser des couleurs qui consistent à une application simple des bâtonnets, le mélange de couleurs par superposition et fusion (c’est-à-dire étaler une couleur sur une autre) et le mélange optique l’artiste superpose des traits de couleur.

Le pastel est très fragile et implique une technique de conservation particulière, il se dégrade à la moindre manipulation. La meilleure protection c’est l’encadrement sous verre, on doit aussi fixer les œuvres. Le stockage se fait à plat, la face peinte contre une feuille de papier cristal.

IL existe de nouvelles couleurs, des subtilités, de nouvelles techniques, Giuseppe de Nittis  va donc les exploitées sur des grands formats il est le  premier au XIX eme siècle. L’artiste est séduit par la facilité d’emploi du pastel, il lui permet de travailler rapidement et se prête aux effets de flou, de vaporeux dans lequel il excelle.

 

Giuseppe de Nittis, artiste peintre italien, nait en 1846 à Barletta, province de Bari dans les Pouilles, ses parents décèdent alors qu’il est encore très jeune et part à Naples  avec deux de ses frères, protégé par un comte, il rentre aux Beaux-arts en 1861, mai à l’école des Beaux-arts à Naples on travaille à partir du plâtre avec modèle, il y a une ligne de conduite on ne doit pas s’en écarter, en 1863 il est renvoyé, il est ainsi libéré et gambade dans la campagne italienne qu’il écume.

Il fait ses débuts auprès du peintre local Giovanni Battista Calo à Barletta.

1864, il fonde une école (L’école de Résina) avec d’autres artistes en réaction contre  la peinture d’histoire, ils veulent promouvoir une peinture de paysage, débarrassée de toute anecdote littéraire ou historique », on y fait du réalisme. 

  Dans ses premières peintures de paysages, particularité de l’école italienne (les macchiaioli.) ou tachisme, cette texture rappelle Barbizon. Ce qui est prédominance pour les italiens,  chez lui quelque chose se dégage, la perspective,  il donne une atmosphère c’est la lumière qui structure ce qui l’entoure, elle s’obtient part la couleur, donc il va rendre l’atmosphère par la nature, les ciels d’Italie, de Paris, de Londres vont l’influencer.

1867, il arrive à Paris et rencontre Ernest Meissonnier et Jean-Léon Jérôme. Il peint ' La traversata degli Appennini '

1869, en contact  avec la nouvelle peinture et les peintres (les indépendants), Manet, est aussi en contact avec les marchands français, Goupil important il commande des œuvres aux artistes pour le public, Goupil lui propose un contrat, donc possibilité, il est entre France et Italie. La même année, il rencontre une française Léontine Gruvelle qu’il épouse,  il va donc pouvoir s’installer, il épouse en même temps la France. Léontine influence ses choix artistiques.

Cette nouvelle peinture, les Intransigeants ou impressionnistes par la suite, la  travaillent par petites touches, Giuseppe va retranscrire l’atmosphère et le ciel donc cela donne un flou.

  Il fait son entrée dans le milieu artistique et intellectuel, il rencontre des collectionneurs passionnés par le japonisme. Edmond de Goncourt, Philippe Burty (qui donna le nom de japonisme au mouvement créé).  

Il constitue une belle collection d’œuvres d’art japonais, de grande qualité, qu’il expose au pavillon de Breteuil. Collection remarquée par les experts.

IL a un cercle privilégié, le samedi soir il reçoit  chez lui, on y rencontre les Manet, Goncourt, Zola, Degas, Caillebotte. 

Cette même année il peint  " Passa il treno " .

1870, date essentielle il vient de s’installer à Bougival avec son épouse Léontine, fille d’un vendeur de costumes d’apparat, (excellent pour lui, il aime se vêtir). Il expose au salon parisien dans la catégorie des peintres étrangers on parle de lui, c’est le salon ou il faut être exposé pour  exister.  

 Edouard Manet échange des tableaux avec lui, Degas est allé en Italie forte amitié entre les trois hommes.

1870, il peint " Lungo l'Ofant "

1872, date ou il est vraiment découvert avec un paysage c’est une scène de genre. Au salon il n’ya que des grands tableaux, le sien est tout petit, il s’agit de : " La route de Naples  à Brindisi "

1874, il va exposer chez Nadar, il présente 5 toiles à la demande de Degas et Caillebotte, mais ses toiles sont isolées pour mettre celles de Pissarro et de Renoir. Mais peu importe, le plus important c’est d’exposer au salon, ce qu’il fera chaque année, c’est le lieu ou l’on reçoit le prestige, on rencontre les dignitaires. Il peint cette année là « Vicence », c’est à la Grenouillère, lieu de villégiature on rencontre les demi mondaines, il est en contact  avec la technique impressionniste, les autres y sont aussi.

1874, il peint " Che freddo ! " 

1876, deux autres œuvres " Place des Pyramides" et " Ponte sulla Senna "

1878, il expose onze de ses toiles, à l’exposition universelle de Paris. Il peint, " La signora con il cane" , " Nubi su Westminster" . Il est au sommet de son art.

1879, il peint "Passa il treno " , " Passeggiata invernale ", " Tra i paraventi ".

1880, il peint : " Effetto di neve "," Figura di donna’"," Passeggiata in slitta ", "Pattinaggio"

1881, " Le corse a Auteuil"

1883 : "Signora in giardino" ,"Colazione in giardino ", " Le corse a Longchamp" , “Le corse a Auteuil”, ”Notturno capriccioso “  

1884, il reçoit la légion d’honneur, peint « Sull'amaca II »

 Il meurt cette même année à Saint-Germain-en-Laye frappé d'une embolie cérébrale, il n’a que 38 ans.

 

Macchiaioli mouvement pictural qui s’est développé à Florence, pendant la seconde moitié du XIX eme siècle. Ce terme a été donné par un critique, signifiant, le coté péjoratif des peintres tachistes. C’est un mouvement qui propose de renouveler la culture picturale nationale, en opposition au romantisme, néoclassicisme et au purisme de l’académie. Elle affirme que l’image du vrai est un contraste entre les taches de couleurs et le clair-obscur, obtenu au départ via une technique appelée « miroir noir » c’est-à-dire par l’utilisation d’un miroir noirci avec de la fumée permettant de rehausser les contrastes de clair-obscur dans le tableau. Cette technique synthétique était utilisée par les peintres historiques pour esquisser leurs tableaux, mais elle était ensuite complètement masquée par le travail final, qui ne devait pas laisser voir de trace de la main. Ces artistes prônent une "observation scrupuleuse et exacte des formes infinies et des caractères du monde contemporain." Comme les Impressionnistes   (les spécialistes se questionnent encore sur l'antériorité ou la postérité du mouvement italien par rapport au mouvement français), les Macchiaioli accordent une importance prépondérante au paysage, bien qu'ils aient aussi exécutés des œuvres représentant des scènes de la vie bourgeoise ou de l'histoire contemporaine de l'Italie, et à la pratique en plein air. La peinture contrastée qu'ils développent ainsi crée un style puissant, qualifié alors de "puriste" par les artistes eux-mêmes.

Des artistes peintres font parti de ce mouvement mais aussi des sculpteurs, écrivains.

Ce mouvement est né vers 1855, un groupe d’artistes s’est formé et se retrouvait dès 1866 au "Caffé Michelangiolo" leur lieu de réunion. Ce café historique de Florence du milieu XIX eme jusqu’en 1920 ; lieu de rencontre des artistes, des politiques  Degas vient les rencontrer à Florence, lors de ses voyages en Italie en 1856 et 1860, intéressé par leur travail. Les Macchiaioli font des séjours à  Paris  à partir de 1870 , en 1978 une exposition leur est organisée.

A l’entrée de l’exposition, une biographie de l’artiste et ses dates importantes.

Une citation de Jules Clératie écrivain (1840-1913), ami intime du peintre, ardent défenseur il empreinte à Baudelaire le thème de la modernité.

Il dira en 1875 " il reconnaît à l’artiste un genre personnel nouveau, il accueil la modernité, l’égalité".

Son "autoportrait", l’artiste est dans l’embrasure de la porte debout prêt à nous accueillir, il laisse découvrir son intérieur,  il fait parti de la bourgeoisie, c’est l’italien le plus français. Pastel daté de 1883

autoportrait

" Edmond de Goncourt dans son bureau", une grande bibliothèque derrière lui, une fenêtre donne sur un jardin qui est sous la neige 1881 pastel .

" Un portrait de Jules Goncourt " daté de 1861 au pastel

Encre et aquarelle pour un " autoportrait " petit format

Nous poursuivons la visite par la présentation de paysages italiens

" Déjeuner au Pausilippe" 1878, nous sommes au bord de la mer en Italie, des personnes assises à table, nous sommes au restaurant, derrières eux quelques chanteurs  dans le lointain un village. Evocation nostalgique de ses années de jeunesse

Une petite huile sur bois " Rendez-vous au bois de Portici ",entre ombre et lumière, elle passe entre le feuillage, d’ailleurs ce jeu d’ombre et de lumière devient le sujet du tableau, au-delà de l’anecdote de la promeneuse solitaire absorbée par sa lecture.

Plateau des Pouilles ; "sur les rives de l’Ofante" 1865 huile sur toile

"Le champ de blé",représentation de meules de foin, avec un ciel bas. Daté de 1875 

" Printemps ", dans la région des Pouilles il fait très chaud, il donne une vision de la terre aride, les amandiers sont en fleurs, les ombres sont colorées avec des opposés (il colore ses ombres).

  "Soleil rouge" 1864-66, dégradés de rouges dans le ciel tombant dans la mer

2 toiles sur l’étude des nuages 1868, étude pour la mer en tempête 1877,

" Mer en tempête" ; c’est une marine, les nuances de l’eau changent, la mer est déchainée   il faut reproduire cette fureur, ses touches sont apparentes, elles sont larges pas de couleur locale, la couleur est composée il réinterprète la nature par la couleur. Opposition sombre le ciel est la lumière il se jette sur la mer il amplifie le mouvement des vagues. Daté de 1877

  "Golfe de Naples" 1872

"Marine "de 1861

Notes de souvenirs de l’artiste :

L’atmosphère, voyez- vous, je le connais bien, j’ai du le peindre, je sais toutes les couleurs, tous les secrets de la nature de l’air, et du ciel.

Oh ! Le ciel j’en ai fait des tableaux, rien que des ciels avec des beaux nuages.

" Passa il treno " 1878, la fumée fait une diagonale au centre de la toile (vision mélancolique du paysage avec le panache qui structure le tableau) il montre le premier train en Italie, deux paysans regardent passer ce train, le ciel, la terre  ce qui créé la profondeur c’est la fumée du train, l’élément matériel permet la mise en place, c’est très réaliste, ce sont des touches subjectives qui créent le motif. La machine à vapeur c’est aussi la modernité

" La gardeuse d’oies" 1884

" L’Ofante "1866, un bœuf assis au premier plan, quelques animaux, des personnages, un chariot projette une ombre sur le mur.

De Nittis compose des paysages panoramiques où le ciel, l’eau et la terre sont peints en étroites bandes parallèles.

"Le long de l’Ofante ", Un personnage dans une allée, une route poudrée avec un jaune de Naples, les verts, les gris il fait un équilibre, l’harmonie est constante par touches il contrebalance les zones froides.

  route

" La route de Naples à Brindisi ", une route avec une calèche et des hommes marchants à coté , la luminosité est donnée par la route, il a capté un moment, atmosphère dans la lumière, il y a la précision c’est un travail de matière, touches de pinceau, il travaille par petites touches, chaque élément est rendu, quelques traces sur la route (il a creusé la surface picturale pour donner les traces des roues de la calèche), il a étudié avant de peindre. Daté de 1872

" Les salines de Marguerite de Savoie"1864 

Quelques études à l’aquarelle

"Tête d’homme " 1872,  " visage de femme de profil" 1871, "femmes mi-corps" 1871

Une série de 13 vues sur le Vésuve, probablement un clin d’œil à Hokusai qu’il admirait. (Hokusai a peint une série de vues sur le Mont Fuji). Modernité dans l’étude des rochers, des laves par des variations de couleurs, et formes proches de compositions abstraites.

" La descente du Vésuve" le pente fait une diagonale et sépare les personnages qui sont dans l’ombre d’avec un village qui lui est éclairé. Belle représentation du clair obscur.

" La pluie de cendres " l’énorme  nuage de cendre est le sujet principal.

vesuve

Une série de toile sur l’éruption du Vésuve.

 Notes de souvenirs de l’artiste :

L’amour du Vésuve de la montagne m’était venu comme il vient à tous, et  surtout alors, avant les ingénieurs qui ouvrirent un funiculaire sur ces laves et gâtèrent, d’un coup d’industrie, cette beauté, sauvage aux heures du silence, et superbe de gaité quand montaient les loures carrosses miroitants et les mules harnachées de poudre et de cuivreries.

 Un autre thème intitulé "en plein air"

1869, Giuseppe de Nittis est en France, il fait la connaissance des impressionnistes. Manet lui offre un tableau "Le jardin"pour le remercier de l’avoir accueillit dans sa maison de campagne.

 Au contact de ses amis il multiplie les scènes de plein air.

Un Bateau deux femmes avec ombrelles intitulé " au bord du lac " il reprend des motifs mais toujours lié avec la modernité constante dans sa peinture. en 1875,  

" Promenade au jardin "1875, une femme se promène dans un jardin, la luminosité de la robe donne le relief et devient le centre du sujet.

"Léontine au jardin "1874, il s’agit de son épouse.

"Heure tranquille promenade en barque" 1878

Il représente aussi la vie contemporaine, il décrit la modernité mondaine.

" Les ruines des tuileries",  il montre la réalité, les transformations de Paris, échafaudages et le chantier de reconstruction suite aux destructions de la Commune  et de la guerre de 1870 ; des personnes, deux élégants s’opposent aux mendiants ; l’espace est creusé, les Tuileries sont en ruines, la place est grande. Il reçoit une médaille pour cette toile,  daté 1882. L’état français achète ce tableau en 1883.

" Place des Invalides "1880 , " La porte Saint Denis" 1880, "Le bassin du Luxembourg" 1880

"La parfumerie Violet", émancipation de la femme, elle monte en amazone, elle promène son chien, elle achète du parfum (le grand spécialiste c’est Violet), il est situé face à Nadar, en vitrine da la parfumerie on peu apercevoir des éventails c’est la grande mode, la femme se parfume, le sujet c’est la boutique qui présente le nec plus ultra. L’atmosphère il a plu il y a des ombres développées avec du rouge et  violet, ombres chromatiques c’est très réel. Daté de 1880

viole

 

" Parisiennes sur la place de la Concorde"1880

concorde

" Place des pyramides ', on y voit Jeanne d’Arc statue de Fremier, des échafaudages, Paris a eu un traumatisme, Paris a été dévasté, en chantier avec Haussmann, la vie parisienne continue, elle est active, on y voit une marchande d’oranges, la couleur dominante de la toile, le reste dans des tons terre, il égaie par les affiches sur un mur ( çà aussi c’est moderne).Il reconstitue une réalité, il saisit le moment du passant). Mais l’atmosphère est donnée par le ciel, la lumière fait vivre l’œuvre. 1875

" La construction du Trocadéro "1876 aquarelle et gouache

Un thème très important les champs de courses

La différence avec Degas, il s’intéresse plus aux a cotés de la course que la course en elle-même, il détaille l’élégant public (interprète des modes féminines, il sait capter le transitoire, le fugitif, le contingent).

Il exécute des études pour les courses 1880

"Scène de flirt" un homme parle à l’oreille d’une femme, la foule regarde les chevaux passés, ils sont aux courses, Auteuil, Longchamp toute la société parisienne se retrouve on montre son gout vestimentaire, la mise en scène est photographique cet instant met aussi la lumière il y a un espace autour du couple qui met en relief, on fond des tâches rapides, l’atmosphère se retranscrit, les tâches sur les vêtements, sur le sol, jeu à  travers les feuilles apparaît. Le ciel de Paris en gris cendré, c’est ainsi qu’il le représente.

"Au courses d’Auteuil",la femme est sur un piédestal, il aine les femmes il est italien, là elle domine la composition, l’homme à coté est statique, la lumière subtile, le vêtement est noir uniforme (le costume signifie les classes sociales) le noir perdure, le moderne, challenge pour les artistes comment rendre le tissu monochrome, il y a plein de teintes dans les noires. Le clair /obscur donne le volume recherche dans le noir, les couleurs chaudes de l’automne, les dernières feuilles, c’est la manière italienne plus celle des impressionnistes.

Son parcours est une suite d’influences, plus sa personnalité, le peintre sait ou il va il fait de la recherche c’est sa vision.

auteuil

 

"La femme au chien" c’est après une course, il est au fond de la toile donc vide derrière la femme ce qui la met en relief, la touche est affirmée, elle est sensible lâchée transparence dans ses voiles, elle est seule accompagnée d’un gros chien, elle est indépendante émancipée (réalité) nous sommes en 1870.

 en 1878, "‘Le retour des courses"

" La course à Longchamp " des femmes debout regardent  la course avec des jumelles.

"Avenue du bois de Boulogne" 1882," Au bois de Boulogne"1973, "‘l’Amazone" 1874

Quelques toiles sous la neige :

" Sur la neige" 1875,   " La patineuse " 1875

" Effet de neige", le modèle c'est son épouse Léontine (regard sur le japonisme) équilibre entre le vide et le plein, le blanc, le sombre, les sapins sont esquissés, ce qui vient du japonisme c'est qu'elle médite sur la nature, le travail sur le monochrome existe déjà. L'idée de recherche d'une seule couleur (Whistler travaille sur le blanc), le dessin sur la droite du tableau, est le dessin de la toile qui apparait, il suggère le motif, il place le décor (on peut dire économie de moyens).

 

 

De Goncourt dira ; De Nittis est le vrai talentueux paysagiste de la rue parisienne. 

Il peint " Pont sur la seine ", il tourne le dos au Louvre, les éléments sont posés rapidement ; c’est une ébauche, deux diagonales, les ponts, un  vertical, l’arbre, il faut l’équilibrer, il met en place la fumée des Challans qui éclaire la composition, elle rappelle le mouvement du ciel, l’atmosphère, est rendue, c’est son sentiment celui d’un étranger il a un autre regard sur les choses.

  "Le long de la Seine" aquarelle 1876

Giuseppe de Nittis a chez lui des vues de Paris enlevées au pastel, qui m’enchantent c’est l’air brouillardeux de Paris, c’est le gris de son pavé, c’est la silhouette diffuse du passant.

Edmond et Jules de Goncourt

"Coucher de soleil nuageux "

" Dans le salon de la Princesse Mathilde"

Par l’intermédiaire d’Edmond de Goncourt il fait la connaissance de la princesse, nièce de Napoléon 1er, dans son

célèbre salon de la rue de Berri, elle reçoit écrivains, artistes et musiciens.

" Au salon " 1881, " Avant le bal " 1879, "Dans le monde" 1883, "Le salon de la Princesse Mathilde " pastel 1883,

salon

L’artiste nous fait entrer dans l’univers des salons parisiens, il donne une description des robes portées par les élégantes, on y aperçoit quelques objets d’art, il créé une atmosphère particulière, il plonge les invités dans une pénombre propice à la confidence et aux scènes intimes.

De Nittis présente plusieurs tableaux sur ce thème

"Intérieur à abat-jour" 1879, " rêverie en écoutant le piano " 1879,"Femme vue de face "1880

L'artiste est passionné par le Japon, il a peint quelques toiles sur ce thème. 

Notes de souvenirs de l’artiste en 1875 :

« Je suis comme une vision du Japon, de cette douce vie de rêveur,  à qui  suffit une couchée de choses blanches, pluie de neige ou pluie de fleurs, existence pour laquelle je suis fait, peindre, regarder, rêve »

 Il a le gout pour l’art japonais, aux cotés des Goncourt et de Philippe Burly il est un amateur d’art japonais, Goncourt dans son journal décrit la luxueuse demeure de l’artiste.

Il cite " C’est le petit hôtel, le domestique est en cravate blanche, l’appartement au confort anglais, où l’artiste se révèle par quelques japonaiseries  d’une fantaisie où d’une couleur adorablement exotique, c’est le gout du Japon qu’il partage avec Manet et Degas, cela se retrouve dans sa peinture de 1878 à 1881, des paravents à l’arrière plan de ses toiles, des peintures en forme d’éventails ou motifs et techniques d’inspiration japonaises".

" Entre les paravents " 1875, « La femme sur le divan rouge » 1875, "Figure de dame" 1880,  " Le paravent japonais "1878, "

japon japon

"Le kimono couleur orange", les touches sont rapides, superposition de couleurs, magenta, vermillon, jaune de Naples, couleur donc lumière, zone d’ombre à l’arrière, c’est l’intensité de la couleur qui apporte la lumière. 1884.

kimono

 Quelques tableaux aux formes d’éventails tel  que : "Les chauves-souris" 1880, " Nocturne capricieux "1881, "Nature éventail " 1883,"Paysage japonais"1880, " Feuilles de vignes" ; "chrysanthèmes et bambous" 1883. Motifs et techniques japonaises.

Dans les années 1878-1881, l’artiste représente des paravents dans ses toiles qui lui ont appartenu.

L'art japonais part du vide, la forme est dans le mouvement.

  Autre thème : "Modèles et figures"

Léontine Grevelle son épouse peinte à de nombreuses reprises.

" Journée d’hiver " Léontine (son épouse) pose, c’est un pastel sur papier, elle est assise devant une fenêtre, il y a jeu de matières c’est très réaliste, une nappe sur une table ou un plateau est posé, le papier est gris bleu, les touches sont fines, la couleur du papier fait ressortir son motif.

leontine

Un "portrait de Madame Hérédia", épouse du poète "des trophées " et mère de Marie de Regnier.1882

 "Sur le Hamac"1884,

"Le Bow Windows " 1880,

bow windows

"Déjeuner au jardin "1873, la place de l’artiste est disponible, tandis que son fils et son épouse son à table, juste son rond de serviette apparaît.

jardin

" Mme de Nittis avec son fils ",le visage est extrêmement travaillé, les taches colorées mettent en avant son visage, le mouvement de sa robe, le visage du fils est effacé, on croirait un tableau inachevé, c’est le peintre qui décide lorsqu’ un tableau est terminé. Daté 1876

 

" Promenade hivernale ",la femme est vêtue de noir, le fond c’est du pictural, tâches uniformes, elle a une présence, ce qui met le regard sur le visage, subtilité des tons. 1879

 

« Londres et la Tamise »

En 1873-74, De Nittis y effectue des séjours réguliers, il se lie d’amitié avec James Tissot, qui vit à Londres depuis 1871, il obtient des succès, il rencontre le banquier Kaye Knowles qui lui commande un certain nombre de tableaux, il a peint plusieurs toiles sur la ville de Londres, »L ‘amélioration de la ville moderne »avec une multitude de détails et une exigence du réalisme.

Il peint également une série de paysages atmosphériques, influencé par Turner et Whistler. 

Une de ses toiles " le palais de Westminster  et ses tours" représenté  noyé  dans la brume, 1878. La sensibilité rendue, la splendeur du ciel ouaté, étouffé, les brumes rousses sur un fond neutre.

londres

" Le dimanche à Londres " 1878, l’architecture est présente, les rues désertes

"La nationale Gallery" 1877," Trafalgar square" 1878. " La banque d’Angleterre à Londres" 1878, "Picadilly promenade hivernale "

Il montre l’animation de la ville, avec une multitude de détails et un grand réalisme

L’exposition se termine par la présentation d’œuvres littéraires ayant appartenus à l’artiste :

"Dépravée" d’Ernest le Blanc 1882 avec dédicace, " l’Art et les artistes français contemporains"de Jules Caretie 1876, "Poèmes d’Italie "Emile Blémont en 1870, d’Edmond et Jules de Goncourt "Zemganno "1879 lettres à Eugène Delacroix période de 1815 à 1863, « Renée de Mauperin » des frères Goncourt en 1884 » " Numa Roumestan "d’Alphonse Daudet 1881 et les "Notes et souvenirs de l'artiste".

 

Somptueuse exposition, l’artiste a traité différents thèmes avec beaucoup de délicatesse ,peintre moderne, il montre la réalité, il saisit l’instant, la reconstruction des monuments, la vie des boulevards, mais aussi l’atmosphère des salons parisiens mettant en avant la mode de l’époque, les courses hippiques et la bourgeoisie, son amour pour le Japon. Paysagiste sensible, il nous emmène dans le sud italien inondé de lumière, à Paris il nous montre les ciels brumeux, les brouillards londoniens , magnifique carnet de voyage.

A ne pas manquer au petit palais Paris jusqu’en Janvier 2011

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2010 1 15 /11 /novembre /2010 13:52

Nono, pièce de Sacha Guitry.

 

Sacha Guitry, est né à Saint Petersbourg en 1885, son père Lucien Guitry comédien, sa mère Renée de Pontry également comédienne. Ils arrivent en France alors que Sacha n’a que cinq ans.

Sacha devient très tôt un excellent  comédien,  il écrit ses pièces en peu de temps, dramaturge, metteur en scène de théâtre, réalisateur, scénariste.

 

 Très grand acteur de théâtre son œuvre est immense ce qui lui a apporté gloire et succès.

124 pièces de théâtre, 36 films, 32 ouvrages et rédige un certain nombre de préfaces pour divers ouvrages. Il signe des articles de presse environ 900 pendant une période de 50 ans. Plus des émissions de radio de télévision et a enregistré environ 30 disques.

 

Il a dessiné des centaines de caricatures , peint une dizaine de tableaux, et sculpté (3 bustes de Jules Renard)

De nombreuses pièces furent de grands succès et considérées comme des classiques du théâtre français.

Il a aussi beaucoup joué à l’étranger devant des têtes couronnées.

Amoureux des femmes, il se maria cinq fois.

 

Ses amis sont nombreux dont le peintre Claude Monet,( il possédait plusieurs tableaux ), il côtoya aussi  de grands écrivains, Alphonse Allais (rencontré en 1905 et avec qui il écrivit une pièce), Georges Courteline, Octave Mirbeau, Georges Feydeau, Tristan Bernard, Anatole France, Edmond Rostand

Il décède en juillet 1957 à Paris.

 

Quelques pièces parmi les plus célèbres :

Faisons un rêve  1916, Désirée 1927, N’écoutez pas mesdames 1942, Le mari la femme et l’amant 1919, Mon père avait raison 1919.

 

NONO

Nono, comédie en 3 actes créée en 1905, alors qu’il n’a que 20 ans.    

Au premier acte nous sommes dans un salon, une scène de ménage éclate, un homme de 40 ans veut se débarrasser de sa maitresse, Madame Weiss, qui a quelques années de plus que lui. Elle s’accroche, mais lui  est un mufle, un ami arrive avec sa maitresse Nono jeune femme ravissante  entretenue, elle est vêtue d’une robe rose avec des strass légèrement transparente et un somptueux décolleté qui fait tourner la tête de tous les hommes ;  mais l’amant doit s’absenter et il confit  Nono à son ami…………..

 

Le second acte nous emmène en bord de mer, proche de Trouville, galanterie, séduction, le regard tout est là, les domestiques sont les témoins privilégiés des fastes et disputes de leurs maîtres, Nono   dans tous ses états  devient la maitresse du meilleur ami de son amant...........

 

Au retour de son amant, Nono a le choix entre les deux hommes, mais elle est une manipulatrice entre  argent et désir. ………………….

 

Sacha Guitry se serait-il inspiré d’une scène domestique entre son père et l’une de ses nombreuses maîtresses ? Le jeune auteur se sert de son « vécu », le salon particulier, cadre du premier acte fut celui qu’il choisit pour inviter l’une de ses premières conquêtes.  

La côte normande, lieu de Villégiature par excellence pour les Guitry père et fils.

 

Toutes les pièces de Sacha Guitry nous font passer d’excellents moments, Nono est interprétée par la ravissante et  pétillante Julie Depardieu,

 

Les interprètes : Brigitte Castillon ,Sissi Duparc

Xavier Gallais ,Michel Fau, Roland Menou 

 

A voir au théâtre de la Madeleine Paris, jusqu’au 31 décembre 2010.

 

 

 

 

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 11:35

Antonin Artaud, nait à Marseille, le 4 septembre 1896, il décède à Ivry sur Seine en 1948.

Poète, romancier, acteur dessinateur et théoricien du théâtre français. Inventeur du concept du théâtre de la cruauté, dans le théâtre et son double ; il aura  tenté de transformer

 la littérature, le théâtre et le cinéma. Par la poésie, la mise en scène, la drogue, les pèlerinages, le dessin et la radio, chacune de ces activités a été un outil entre ses mains, un moyen pour atteindre un peu de la réalité qui le fuit.

Souffrant de maux de tête chroniques depuis son adolescence, qu'il combattra par de constantes injections de médications diverses, la présence de la douleur influera sur ses relations comme sur sa création. Il sera interné en asile, subissant de fréquentes séries d’électrochocs. 

    

En 1920, il rencontre Lugné-Poë , directeur du Théâtre de l'Œuvre.Engagé, Artaud révèle de grandes capacités d’acteur, il crée également les décors et les costumes pour "La vie est un songe "de Calderon de la Barca.

Max  Jacob lui suggère de rencontrer Charles Dullin,  qui vient de créer le Théâtre de l'Atelier et reprend les rénovations entreprises par Jacques  Copeau en 1913 « invention » du metteur en scène, et recréation d’une troupe de théâtre.

En 1923, il quitte Dullin   pour la compagnie de Georges et Ludmilla Pitoëff  installée à la Comédie des Champs-Élysées. Puis avec Roger Vitrac, Roger Aron   et l'aide matérielle du Dr René Allendy, psychiatre et psychanalyste, qui le soigne, il fonde le Théâtre Alfred  Jarry et définit une conception nouvelle de l'art dramatique dans le manifeste publié aussitôt :

 

« Si nous faisons du théâtre ce n'est pas pour jouer des pièces mais pour arriver à ce que tout ce qu'il y a d'obscur dans l'esprit, d'enfoui, d'irrévélé se manifeste en une sorte de projection matérielle. »

  

 Le théâtre d'Alfred Jarry présentera quatre séries de spectacles : " Les Mystères de l'amour" de Vitrac, "Ventre brûlé ou la Mère folle" d' Artaud et "Gigogne" de Max Robur (pseudonyme de Robert Aron), "Le songe" d'August Strindberg perturbé par les surréalistes en 1927, et le troisième acte du "Partage du midi" de Paul Claudel. Il s'ensuit une brouille avec Jean Paulhan et la reconsidération des surréalistes en 1928. "Victor et les enfants au pouvoir" de Vitrac sera la dernière représentation en décembre 1928.

 

 

Il fera de nombreux films en tant qu’acteur.  Mais c’est dans l’univers du  théâtre, chez Dullin qu’il

rencontre une comédienne d'origine roumaine, Génica Athanasiou , qui va partager sa vie de 1922 à 1927.

 

Génica nait en 1897 à Bucarest et décède en 1966 à Lagny.

En 1919 elle quitte la Roumanie pour devenir comédienne à Paris, elle étudie avec Charles Dullin.  Dès 1921, elle fait partie de la nouvelle troupe de celui-ci et participe à son premier spectacle. Un jeune acteur, nouveau membre de la troupe tombe sous le charme de sa beauté il s’agit d’Antonin Artaud. Une passion nait entre eux, chaque jour où ils sont séparés, Artaud lui envoie des lettres intenses, des poèmes, il écrit qu’il a trouvé  l’amour parfait, céleste qu’il  avait rêvé. Et il dira : Génica est le seul être avec qui je puisse être moi-même.

Elle fut le grand amour d’Artaud.  

 

En 1927, Génica joue dans "La coquille" et le "Clergyman"   réalisé par Germaine Dulac   sur un scénario d'Antonin Artaud. Dans les mois qui suivent, après cinq ans de passion et de tourments, les deux amants se séparent.

 

Sa carrière de comédienne se poursuit. Parallèlement au théâtre, elle se tourne vers le cinéma. En  1928 et en 1929 , elle joue dans deux films : "Maldone"  et "Gardiens de phare  , films du réalisateur Jean Grémillon , dont elle devient la compagne. Leur relation dure plus de dix ans.

 

Toujours fidèle au théâtre, et à la troupe de Dullin, auprès duquel elle restera durant toute sa carrière, elle abandonne pratiquement le cinéma à la fin des années 1930.

 

bouquet

 

 

C’est au théâtre de l’Atelier, lieu de rencontre d'Antonin Artaud et Génica Athanasiou que  cette lecture musicale est interprétée par Carole Bouquet, ce sont des extraits de la correspondance d’Artaud. Dans cette correspondance l’écrivain se livre, l’amour qu’il a pour Génica, sa jalousie mais aussi sa maladie, sa folie. 

 

Une chaise au centre de la scène  devant un rideau de fer (rideau coupe-feu),  la comédienne apparait  sous un faisceau lumineux, vêtue d’une robe sombre, seule en scène elle donne le ton à cette lecture, la passion et l’amour qu’Artaud avait pour Génica , elle partage même la souffrance de l’auteur, tantôt debout, tantôt assise feuilletant de gros cahiers comportant ces lettres qu'elle connait très bien, quittant la scène à plusieurs reprise laissant  le temps de passer quelques extraits musicaux.

La comédienne séduit, excellente performance. 

 

 Très belle soirée,   Jusqu’au 11 novembre 2010 théâtre de l’atelier Paris

 

 

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 11:40

Pour fêter cet événement au programme :

Carl Maria von Weber, ouverture du Freischütz

   

Fréderic Chopin, concerto pour piano et orchestre no1 en mi mineur, opus 11  

Allegro maestoso

Romance : larghetto

Rondeau : vivace

 

Ludwig van Beethoven

Symphonie no5 en ut mineur, opus 67

Allegro con brio

Andante con moto

 Scherzo : allegro

 

Allegro

  wyung

Myung-Whun Chung, chef d’orchestre coréen, reçoit très jeune le deuxième prix du concours Tchaïkovski de Moscou. Il poursuit son apprentissage à New York  à la Julliard School, il devient assistant de Carlo Maria Giulini à l’orchestre philarmonique de Los Angeles en 1979 et devient associé dès 1981.

 De 1984 à 1990 il dirige l’orchestre symphonique de la radio à Sarrebruck, il est invité à la tête du théâtro communale de Florence de 1987 à 1992.

De 1989 à 1994, il est à la direction musicale de l’orchestre de l’opéra de Paris.

Jusqu’à 2005, il est le chef principal de l’orchestre de l’Académie Sainte-Cécile de Rome.

Depuis 2000, il est directeur musical de l’orchestre philarmonique de radio France. Après avoir obtenu en Italie le Premio Abbiati et le prix Toscanini, nommé l’artiste de l’année, 1992, il reçoit la légion d’honneur. Primé aux victoires de la musique en 1995 et 2002, en 1996 il reçoit de la Corée le Kumkuan ; récompense la plus élevée décernée par le gouvernement coréen pour sa contribution à la vis musicale de son pays. Il a le titre honorifique d’ambassadeur pour la culture de la Corée.

  Tiempo

Sergio Tiempo, Pianiste, d’origine argentine, né à Caracas (Venezuela) en1972.

Il prend ses premières leçons de musique avec sa mère Lyl Tiempo à l’âge de deux ans et sa première apparition en publique à l’âge de trois à la Fondation pour le pianoforte en Italie

Dès l’âge de 7 ans, il joue ses premiers en Europe, à Menton et à Londres

 Mais c'est son concert au milieu des années 1980 dans la série des Grands Pianistes au Concertgebouw d'Amsterdam qui lui a valu l'amorce d'une reconnaissance au niveau international.

Sergio Tiempo a joué à la Philharmonie de Berlin, au Palais des Beaux Arts de Bruxelles, au Conservatoire Verdi de Milan, à la Salle Pleyel à Paris, à l'Académie Liszt de Budapest, au Théâtre Colón de Buenos Aires, à l'Ambassador Hall de Los Angeles, au Kennedy Center de Washington, au Suntory Hall de Tokyo, au Symphony Hall de Osaka...

Il joue avec les plus grands dont Martha Argerich, Il a effectué une tournée en duo avec le violoncelliste Misha Maïsky.

Sergio Tiempo forme également un duo avec sa sœur la pianiste Karin Lechner. Il a remporté en Allemagne le Prix Davidoff 2000 .

 

Soirée d’exception avec Sergio Tiempo, excellent pianiste trop rarement en France.

Ce  concert proposé  au  public  parisien à la salle Pleyel il y a quelques jours, sera diffusé ultérieurement à la télévision sur France 2 à ne pas manquer.

 

 

 

 

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 16:23

Nous sommes à la fin du  XIX eme siècle. La France est profondément transformée par la révolution industrielle depuis 1850. 

 A Paris on entreprend de grands travaux, création de boulevards, on construit de nouvelles avenues avec des trottoirs et des arbres.

  Le contexte économique est prospère. Le developpement des techniques d'imprimerie est en marche, en particulier la lithographie. La diffusion des images est importante, l'illustration est omniprésente dans la vie quotidienne, les affiches, les livres, journaux, c'est la libération de la presse. Les magasins contribuent à l'intensification des échanges.

 Le chemin de fer est récent, le tourisme apparaît avec les stations thermales, Vichy, Aix les Bains, la Côte d'Azur se développe ainsi que la côte Normande. De nombreuses affiches apparaissent dans les gares et font la publicité des ces destinations en vogue.

 C'est l'époque de la grande bourgeoisie d'affaires, les Rothschild, les Pereire célèbrent la vie parisienne. Les fêtes sont nombreuses, les spectacles, les cabarets : Folies Bergères, Moulin Rouge, l'Opéra comique, le cirque, le café-concert, les théâtres, des affiches par milliers présentent les artistes de ces célèbres établissements.

clown

 Les impressionnistes exposent, les affiches en font la publicité. On prépare l'exposition universelle de 1900.

 C'est la belle époque, Jules Chéret est au coeur de cet essor.

 

 La lithographie :

Chaque lithographe a sa technique. Le tracé peut être exécuté directement sur la pierre, tracé au crayon lithographique, à la plume ou au pinceau avec de l’encre lithographique que peut être étendue à la manière du lavis. On peut aussi avoir recours à diverses techniques afin d’obtenir des matières particulières. Soit gratter certaines parties du dessin, on peut aussi procéder à un report du dessin par un calque ou un papier report. Le tracé exécuté, la pierre est humidifiée pour l’impression, étant poreuse, la pierre calcaire retient l’eau. L’encre grasse est déposée au moyen d’un rouleau de caoutchouc, elle reste sur la pierre aux endroits imprégnés du gras du dessin tandis qu’elle est repoussée par l’humidité tout autour, (l’encre grasse est hydrophobe). Une fois la pierre assez encrée, on pose le papier et on passe sous presse. Pour l’impression en couleur, il faut recommencer l’impression de la même feuille, en redessinant chaque fois, sur une pierre différente, le motif en fonction de sa couleur, et en tenant compte des superpositions de couleurs qui donneront les teintes mixtes. Il y a une difficulté, il faut repérer le positionnement  de la feuille sur les pierres successives, car la feuille étant humectée tend à subir des variations dimensionnelles. On commence par les teintes les plus claires, pour terminer par les plus sombres et le noir.

 

 Selon certaines techniques, on utilise qu’une seule pierre, en ré-préparant la pierre et y redessiner chaque nouvelle couleur, en se basant sur le premier dessin qui subsiste sur la pierre. Dans ce cas la on ne peut refaire de nouveaux tirages, la pierre ayant été modifiée pour chaque couleur successive.

Les techniques évoluant, Engelmann a mis au point une méthode à la fois théorique : l'emploi des trois couleurs primaires : le bleu, le rouge, le jaune, auxquelles on ajoute le noir, pour obtenir toutes les teintes et nuances possibles. 

Et pratique : la mise au point des presses lithographiques munies de systèmes élaborés pour obtenir un bon repérage des impressions successives.

C'est le procédé de chromolithographie, il facilite le repérage et ne nécessite plus d'humidifier les feuilles, ainsi les difficultés sont résolues.

La lithographie est dite impression à plat, parce que le relief n'intervient pas dans le processus d'impression lui-même, et d'autre part, par opposition aux techniques modernes de l'offset.

Elle est adaptée à la production d'oeuvres d'artistes aux techniques variées, et à des tirages en quantité limitée.

Jules Chéret,

Il prend des cours à l'école des beaux arts et effectue le voyage typique d'une formation artistique de l'époque : l'Italie. Il est un admirateur du peintre Watteau.

Artiste peintre, lithographe, décorateur affichiste, et une grande qualité de coloriste. Il  se réfère à la tradition néo-rococo, il puise dans l’art du Japon, il participe à l’élaboration des rythmes de la vie moderne.

Il aborde  différentes techniques avec aisance.

  

  Il créé l’affiche artistique, devenu un maitre dans cet art, il est la figure majeure du musée de la publicité. Il tient sa place aux arts décoratifs par sa contribution à la décoration intérieure de la belle époque.

 

 Le personnage fétiche de ses affiches : une femme joyeuse, élégante qui semble toujours en mouvement. On la reconnait facilement et elle est une des caractèristiques du style Chéret : c'est la "Cherette".

  Cheret-Fete des Fleurs

 

Jules Chéret naît en 1836 à Paris. Son père est typographe.

 

Dès 1849, il reçoit une formation de lithographe et travaille plusieurs années comme ouvrier dans une entreprise spécialisée dans les images religieuses. Inscrit au cours du soir à l'école nationale de dessin, son maître Horace Lecoq de Boisbaudran ( professeur aux beaux arts) lui apprend l'esquisse de mémoire et le dessin de mouvement.

 

Il va à Londres en 1854, dès 1858 il réalise une affiche qui fut très remarquée, pour une opérette d' Offenbach

 " Orphée aux enfers".

 

1859, il repart à Londres, il va admirer les oeuvres de Turner et Constable, il rencontre le parfumeur Eugène Rimmel ( il a créé avec son père en 1834 le premier produit cosmétique non toxique, le mascara), il devient son ami et mécène pour lequel il exécute des étiquettes et des décors floraux.

 

1866, Jules Chéret ouvre son premier atelier de lithographie à Paris, il réalise de nombreuses affiches.

 

1881, il cède son imprimerie à la société Chaix (imprimerie de la SNCF), il en devient le directeur artistique.

 

1889, il présente sa première exposition personnelle d'affiches, pastels, gouaches au théâtre de la Potinière à Paris. Il obtient une médaille d'or, à l'exposition universelle.

 

1890, il reçoit la légion d'honneur, et débute son activité d'artiste peintre. Il rencontre un grand collectionneur Joseph Vitta, il devient son mécène.

 

1895, il commence son oeuvre décorative par l'exécution de décors monumentaux dans des lieux privés et publics.

 

1898, il part s'installer à Nice avec son épouse. Il reçoit des commandes importantes à partir des années 1900, tel que le rideau du théâtre du musée Grévin et la décoration d'un salon de l'hôtel de ville de Paris de 1896 à 1903.

 

1905, c'est la décoration de la Taverne de Paris.

 

1906-1907, il décore également la salle des fêtes de la Préfecture de Nice, dont le thème est la fête et le carnaval.

 

1925, il arrête de peindre, il est atteint de cécité.

 

1932, il décède à Nice.

 

Il a influencé les artistes peintres tel que Toulouse Lautrec, Pierre Bonnard, Edouard Vuillard.

 

 L'exposition est réalisée par le musée des arts décoratifs.

 

 Nous sommes dans la pénombre, l'éclairage orienté sur les oeuvres de l'artiste pour la mise en valeur.

 Dans la première salle on découvre quelques pastels sur toile daté de 1895-1900 " les jeux" et "tambour et clairon" , des affiches concernant la décoration de l'hôtel de ville de Paris .

 

Son idée de représenter un spectacle panoramique reprenant les thèmes Devel dans ses papiers peints. Son univers est inondé de lumière, de fleurs de personnages rappelant la comédia del arte. Femmes, fleurs il nomme cette composition "le bouquet harmonieux" assemblage de tâches de couleurs.

 

 

 

 Présentation de "La commédie" datée de 1891, La "danse"  et la " Musique" la même année, ainsi qu'une lithographie représentant la "Pantomime".pour le baron Vitta

 

la danse.

 

 En 1892, époque où Evian devient un lieu de villégiature très prisé, le Baron Jonas Vitta, riche banquier et soyeux lyonnais, décide de construire une résidence au bord du lac. Elle est de style du  quattrocento florentin inscrit au Patrimoine de France.  Elle est décorée par de nombreux artistes : Cheret fait les peintures murales, " Les saisons" été", "hiver "  pour un panneau de  porte de la salle de billard, Brasquemond (bois), et Charpentier (dessin du mobilier) pour cette même salle. Rodin sculpte les dessus de porte en pierre de l’Estaillade aux motifs des Quatre Saisons.

 

Un autre projet de cheminée pour la villa de Maurice Fenaille à Neuilly (pionnier de l’industrie pétrolière, mais aussi amateur d’art, mécène et collectionneur, également membre de l’Académie des Beaux-arts) ; les éléments "la terre" et "l’air". En 1920 il décore la villa.

 

 1892, une autre lithographie "Hippodrome"

 

 

 Il fait l'étude du rideau du musée Grévin en 1900, présentation de "Pierrot et Colombine".

grevin

Dès l'hiver 1894-1895 une lithographie "Redoute des étudiants".

 redoute

 L'affiche est dans toutes les maisons. Le développement de la publicité est important ou l'affiche à largement sa place.

 L'exposition présente également le travail de décorateur de Jules Chéret qui a conçu de nombreuses fresques et tapisseries ainsi que du mobilier.

Le salon présenté est composé de panneaux décoratifs, pendules,vases destinés à la chambre de la villa d'Evian( exécuté par Botta) en 1905, un paravent dont les peintures représentent "pantomimes, la musique et la danse" d'après les cartons de Jules Chéret 1913, un tapis en laine, les tons pastels représentent des guirlandes de fleurs "allégorie à la sculpture" de Chéret daté de 1925, tapisseries en laine et soie toujours d'après Chéret de 1911, le printemps et les roses 1909, tapisserie représentant déesses et roses ( suite des artistes du XVIII eme siècle).

 Dans une autre salle plus intimiste quelques tableaux, " le portrait de Katherine Smith épouse de Jules Chéret et deux enfants 1866 ", " le fumeur de narguilé" de  Jean Lorrain 1894, "la femme en noir au manchon 1885 ". Une vitrine présente les objets personnels de l’artiste, une plaque offerte lors de sa remise de légion d’honneur en 1890 par Goncourt,une  toile d’Emile Blanche le représente dans son atelier. Une revue illustrée, des livres, des dessins quelques photos et son buste. Un portrait de la baronne Vitta daté de 1908 qu'il a peint et celui de Marie Chéret daté de 1885 et son autoportrait en 1915.

En poursuivant la visite, on découvre les affiches qui illustrent l'art de la rue, on imagine très bien l'émerveillement du regard des passants à l'époque, elles donnent de la gaité, avec ces affiches on arrache la rue à la monotonie, elles attirent l'oeil et offrent un feu d'artifice de couleurs. Mais il y aussi le texte qui a son importance,c'est le spectacle de la vie parisienne, on présente la mode, les innovations, tel que la transformation de l'éclairage.

Cheret Casino de Paris

Une publicité pour les magasins du Louvre " jouets et étrennes pour 1891", Félix Potin dont un slogan vente les produits "expédition en franco dans les gares", le magasin Aux buttes Chaumont, représentent des mannequins en complets pour cérémonies, Chatriot "comestibles, gibiers, volailles, primeurs, avec un slogan "Ne quittez pas Paris sans faire vos provisions".Un David Coperfield par Dickens pour Hachette et cie. Félix Potin, précise  "transport vers la banlieue",

theatrophone Réservez vos places de spectacles avec théâtrophone daté de 1890.

 

 Le courrier français 1200 dessins originaux à l'Elysées Montmartre. Les affiches présentées dans les gares tel que :  Fêtes de Nice datée de 1907, préparation du carnaval, les chemins de fer d'Auvergne, Vichy,Royat, Cjerlont-Ferrand.

auvergne

Mais revenons aux affiches de magasins "Au Buttes Chaumont, jouets et objets pour étrennes",

chaumont

  Diorama au jardin des Tuileries, oeuvre de l'union franco-américaine.

 

Un autre sujet, les affiches illustrant les spectacles : Yvette Guibert au concert parisien, elle est représentée sur l'affiche. les folies bergères, le cirque, les hippodromes, le bal du moulin rouge.

moulin rouge

exposition universelle de 1889, le pays des fées.

fées

Saxoleine pétrole de sécurité d'éclairage, une élégante vêtue d'une longue  robe allume la lampe.

saxoline

Une autre salle est réservée aux études, des publicités sur les romans d'Emile Zola "la terre", "l'argent" de beaux livres illustrés de l'époque sont présentés, dans une vitrine. Lulu, la gomme, les étoiles de Félicien Champsaur. Des revues de presse comme le Miriton

le mirlitonfelicien

 Toujours des affiches TA RA Raboum polka américaine illustration de 1893.

Quinquina Dubonnet , une femme assise avec son chat blanc sur ses genoux, tient un verre d'une main, une bouteille dans l'autre main.

quinquina

Un tableau, Emilienne d'Alençon, aux folies bergères, fusain et gouache daté de 1893,

Dans une vitrine on peut voir des oeuvres délicates tel qu'un  carnet de bal, des enveloppes pour cartes parfumées datées de 1873, elles sont agrémentées de fleurs, des roses, des violettes, un almanach décoré d'artistes peintres, le livre des parfums illustré par Jules Chéret. Il représente des femmes et des fleurs, des affiches de l'Opéra comique pour Mignon de Thomas opéra en trois actes, un autre pour Orphée aux enfers d' Offenbach.

orphéeSes premières oeuvres ou les débuts Paris-Londres-Paris,

Son séjour anglais de 1859 à 1866, quelques partitions musicales, des calendriers, puis c'est à Londres qu'il découvre l'affiche murale, deux le rendent célèbre après son brevet en 1866 "Orphée aux enfers" et "La biche au bois".

Pour terminer cette magnifique exposition, une vidéo présente l'artiste à Paris, en Bretagne à la villa Ker Lamnec sa propriété, à Nice sur le perron de sa grande villa ou il est photographié avec sa famille.

Un grand interêt pour cette exposition, elle nous plonge dans le Paris 1900, par la mode, la nouvelle manière de s"éclairer, les publicités  commerciales, les affiches des spectacles, les illustrations des livres en vogue, la décoration de certaines villas. C'est la gaité, la joie de vivre, les affiches sont animées, la femme est belle, c'est une explosion de couleurs. 

 

  A voir aux musées des Arts décoratifs à Paris,  jusqu’au 7 novembre.

 

 

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1 octobre 2010 5 01 /10 /octobre /2010 16:47

Montfort L’Amaury,  45 km de Paris dans les Yvelines, le premier comte de Montfort a pris le nom d’Amaury 1er. La Maison   des seigneurs de Montfort (l'Amaury)   fut impliquée dans plusieurs crises du Moyen Âge. Elle est une branche cadette de la Maison de Hainaut .

Cité historique dès 989, le fils d’Hugues Capet, Robert II (972-1031) dit le Pieux, fit construire le château-fort en 996 sur la butte de Montfort. Fief de la famille de Montfort depuis le XI eme siècle avec Guillaume de Hainaut, fils d’Amaury 1er (1028-1053), qui lui fit construire les remparts que nous pouvons encore voir aujourd’hui.

La seigneurie de Montfort-L’amaury fut érigée en comté au profit du fils de Simon Iv (1165-1218).

Destruction du château par les anglais, pendant la guerre de cent ans (1337-1453).

Le comté de Montfort fut également lié au duché de Bretagne, suite au mariage de Yolande de Montfort avec Arthur II de Bretagne en 1292.

Il Sera rendu à la couronne de France en 1547 lors de la réunion définitive du duché de Bretagne à la France par l’accession au trône du duc Henri II, après qu’Anne de Bretagne (1477-1514)  eut épousé successivement les rois Charles VIII, Louis XII avec qui elle a eut une fille Claude de France ( 1499-1524) qui a  épousé François 1er.

Ci-dessous tour Anne de Bretagne

 

tour montfort

 Maurice Ravel nait à Ciboure en 1875. Son père d’ascendance Suisse et savoyarde, était un ingénieur renommé, il travaillait pour l’industrie automobile. Sa mère Marie Delouart-Ravel était basque, descendante d’une famille espagnole. Maurice eut un frère, Edouard.

1875, la famille se fixe à Paris. Son enfance fut heureuse. Ses parents sont attentionnés et cultivés, familiers des milieux artistiques, ils surent très tôt que Maurice avait un don musical et l’encouragèrent. Il débute l’étude du piano à 6 ans et reçut ses premiers cours de composition de Charles René (harmonie et contrepoint). Nous sommes fin XIX eme siècle, le climat est plutôt artistique et musical, il y a des pianos dans de nombreux  appartements à Paris, ce qui va convenir à l’épanouissement de l’enfant.

Il entre au conservatoire de Paris en 1899, il fut l’élève de Charles de Bériot (fils de Maria de Malibran), il se lit d’amitié avec le pianiste espagnol Ricardo Vines.

Il aime la musique de Chabrier, d’Eric Satie, admirateur de Mozart, Saint Saens, Debussy, du groupe des cinq. Il fut aussi influencé par la lecture de Baudelaire, Poe, Villiers de l’Isle-Adam et de Mallarmé.

Il manifeste très vite un caractère affirmé, un esprit musical indépendant. On le ressent déjà dans ses premières compositions, empreintes d’une personnalité et d’une maitrise.

 

maurice ravel

Ses œuvres :

« Ballade de la reine morte d’aimer », et « Sérénade grotesque «  en 1894. ‘Menuet antique » (L'influence de Chabrier)  en 1895, ainsi que deux Sites auriculaires œuvre pour deux pianos, autre œuvre Habanera et Entre cloches en 1897.

En 1897, il entre dans la classe de contrepoint d’André Gedalge et Gabriel Fauré devient son professeur de composition, il eut comme condisciple Enesco.

EN 1899, fin de ses études, Ravel compose une ouverture symphonique « Shéhérazade », pour un projet d’opéra.

De 1900 à 1905, Ravel et le prix de Rome. Les 5 échecs du compositeur, il n’obtient qu’un  second prix en 1901 pour sa  cantate   « Myrrha » inspirée du Sardanapale   de Lord Byron .

Cependant sa période féconde date de 1901 à 1908, il a le gout pour les sonorités hispaniques et orientales, pour l’exotisme, le fantastique, le raffinement mélodique, il est le virtuose du piano.

1901, il compose sa pièce « les jeux d’eau », c'est chez  Liszt   (Au bord d'une source, 1855 et Jeux d'eau de la villa d'Este, 1883) qu'il faut chercher les sources du compositeur.

1902, Il compose « le quatuor  à cordes en fa majeur », dédicacé à Gabriel Fauré, alors professeur de composition de Ravel

1903, il compose les trois poèmes de « Shéhérazade  » pour voix de femme et orchestre, et " la  Pavane pour une Infante défunte ",pièce pour piano, (il existe des versions orchestrées), elle évoque la danse d'une jeune princesse à la cour d' Espagne  dédiée à la Princesse de Polignac.

1904, « les mélodies de Shéhérazade » sur des poèmes de Tristan Klingsor (poète, musicien, peintre et critique d'art français).

1905, « miroir », cinq pièces pour piano et « Sonatine », dédiées à ses amis Cipa et Ida Godebski.

1906, « l’Introduction et allégro pour harpe », clarinette et quatuor  à cordes, sur une commande du fabricant de harpes à pédales à double action Erard .

« Les histoires naturelles « en 1906 également, recueil de cinq mélodies : Le paon, le grillon, le cygne, le martin-pêcheur et la pintade. Textes extraits des Histoires naturelles  de Jules Renard. 

1908, « La rapsodie espagnole »,  influence hispanique de sa mère. L'œuvre a été dédicacée à Charles Wilfrid de Bériot,professeur de piano du compositeur.

La même année, il compose la suite pour piano « Ma mère l’oye », cette œuvre fut composée d’après les contes de Charles Perrault, dédiée aux enfants de ses amis Ida et Cipa Godebski.

Toujours la même année 1908, « Gaspard dans la nuit » Fantaisies à la manière de Rembrandt et de Callot est un recueil de poèmes en prose d’Aloysius Bertrand (poète, dramaturge et journaliste français,il serait l’inventeur du poème en prose).Dont l’auteur s’est inspiré.

1909, Maurice Ravel part effectuer une série de concerts à Londres.

La même année il créé à la demande de Serge Diaghilev, dont les ballets triomphent à Paris,  "Daphnis et Chloé ", cette symphonie chorégraphique  est une vision de la Grèce antique.

Dès 1910, avec Charles Koechlin et Florent Schmitt (compositeurs, ils fondent une société musicale indépendante, pour promouvoir la musique contemporaine, en opposition à la société nationale de musique, qui était plus conservatrice.

En 1914, il composa le trio en la majeur, interrompu par la guerre, ne pu être engagé car de taille trop petite.

1916, il tombe malade.

1917, six pièces pour piano regroupées sous le titre du « Tombeau de Couperin », suite en forme d'hommage aux maîtres du classicisme français , oeuvre dédiée à des amis tombés au front.

En 1919, deux commandes l’une de la part de Diaghilev, » la valse », poème chorégraphique dédiée à Misia Sert (était une pianiste, égérie de nombreux peintres, poètes, et musiciens du début du XXe siècle).L’autre commande de Rouché (mécène français, il dirigea l’opéra de Paris, le théâtre des Arts et dirigea la Grande revue, publication juridique),  « l’enfant et les sortilèges », poème chorégraphique, le livret écrit par Colette .

La guerre terminée, la « Belle Epoque » se profile. La musique européenne est à l’honneur avec Stravinsky et Prokofiev, et va vers un style néoclassique auquel Ravel  va  contribuer, il va s’ouvrir aux innovations rythmiques et techniques venues de l’étranger, en particulier d’Amérique du Nord.

Après le décès de Claude Debussy il est considéré comme le plus grand compositeur français.

En 1920, il est fait chevalier de la légion d’honneur. Harassé par l’agitation de la vie parisienne,  Maurice Ravel se décide à quitter Paris, afin de trouver une maison ou au calme il pourra continuer son œuvre.

Cette maison se situe à l’orée de la forêt de Rambouillet sur les hauteurs d’un village, comme nous l’avons vu, au passé prestigieux, il s’agit de Montfort l’Amaury.

Dans cette maison, le compositeur va y rester jusqu’à son décès en 1937.

Ses  nombreux amis viennent lui rendre visite tel que  l’écrivain Léon-Paul Fargue  , les compositeurs Maurice Delage, Arthur Honegger, Jacques Ibert, Florent Schmitt, Germaine Tailleferre, les interprètes Marguerite Long, Robert Casadesus, Jacques Février, Madeleine Grey, Hélène Jourdan-Morhange, Vlado Perlemuter, le sculpteur Léon Leyritz,et les deux fidèles élèves de Ravel, Roland-Manuel et Manuel Rosenthal. Il  organise des repas très festifs pour eux. Sa  vie sociale y est riche.

  maison ravel

« Le Belvédère », nom de la maison de Maurice Ravel, elle est assez modeste et exiguë, sur une hauteur elle offre une vue sur la ville d’où son nom, un balcon domine  la forêt de Rambouillet.

Les pièces sont petites, à l’origine la maison avait quatre pièces, Ravel en fit faire dix.

Il en a fait un véritable musée, on y voit de magnifiques porcelaines asiatiques  dont il possédait une belle collection, des horloges et plus surprenant des jouets mécaniques.

Dans l’une des pièces, son salon de musique, émouvant, son piano, un demi queue Erard, on imagine très bien le maitre entrain de composer, un métronome, un portrait de sa mère. Dans les autres pièces des objets personnels ses meubles.

Lorsque l’on visite cette demeure, une atmosphère toute particulière se dégage, on sent la présence du compositeur.

Un magnifique jardin, un  rappel des jardins japonais avec un bassin, la pelouse est entourée de galets.

C’est dans cette maison qu’il a créé ses œuvres à partir de 1921

C’est  aussi au Belvédère qu’il va composer " Chansons Madécasses"   sur des poèmes d’Evariste de Parny (1923).Elles sont dédiées à Elisabeth Sprague-Coolidge, mécène américaine  du musicien.

En 1924, Tzigane, rhapsodie de concert pour violon et orchestre,commande de la violoniste hongroise Jelly Aranyi .

En 1928, grande année pour le compositeur qui effectue un grande tournée aux Etats-Unis, Canada ou il obtint un immense succès. A New York il rencontre Gershwin  dans un club de jazz. A son retour il compose le « Boléro », musique de ballet pour orchestre  en do majeur et créée  le 22 novembre de la même année à l’ Opéra Garnier  par sa dédicataire, la danseuse russe Ida Rubinstein. Ravel fut fait docteur en musique honoris causa  à l’ Université d'Oxford.  

1931, il compose le 'concerto pour la main gauche", en ré majeur, pour piano et orchestre.commandé par le pianiste Paul Wittgenstein, il était manchot, ayant perdu  son bras à la première guerre mondiale.  

 Une autre commande pour le chef d'orchestre Serge Koussevitzky , qui s'apprêtait à célébrer les cinquante ans de l' Orchestre symphonique de Boston, pour qui il allait composer le "Concerto en sol"

Dès 1933, l’état du compositeur se détériore. Il décède en 1937.

 

Il fut une des figures les plus influentes de la musique française de son époque avec son aîné Claude Debussy, le principal représentant du courant impressionniste  au début du XXe siècle. Son œuvre  est le fruit d'un héritage complexe s'étendant de Couperi  et Rameau  jusqu'aux pionniers du jazz  et d'influences multiples dont celle, récurrente, de l' Espagne.  

 

Les « journées Ravel » tous les ans en octobre, festival de musique classique qui se déroule dans différents lieux, châteaux, églises. 

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Les  1/2/3 et 7/9/10 octobre

 

site internet  : www.lesjourneesravel.com

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 16:47

Une nouvelle saison commence pour les concerts du dimanche matin au théâtre des Champs Elysées

 

Yasmina Reza , femme de lettres et actrice née à Paris en 1959, son père ingénieur mi-russe mi-iranien, sa mère violoniste hongroise.

Son œuvre est variée, théâtre quelle a étudié, romans, essais.  Elle a reçue deux Molières pour ses pièces : "'Art " et "Conversations après un enterrement".

 Elle a suivi le président de la République pendant sa campagne électorale et a écrit un livre-enquête intitulé "L'Aube le soir ou la nuit".

Tous ses livres sont traduits dans une trentaine de langues ainsi que  ses pièces de théâtre -- qui ont reçu entre autres les prix anglo-saxons les plus prestigieux comme le Laurence Olivier Award (Grande-Bretagne) et le Tony Award (Etats-Unis), elles sont jouées dans le monde entier.

 

Ses pièces : "Conversations après un enterrement", "La traversée de l'hiver"  ,"Art"," L'homme du hasard", "Le dieu du carnage" , "Adam Haberberg ".

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Frank Braley, pianiste français né en 1968. Après des études au conservatoire, Il obtient le premier prix de piano et de musique de chambre. En 1991, il obtient le premier prix et le prix du public du Concours musical international Reine Elisabeth-de-Belgique.

Invité régulièrement au Japon, aux Etats-Unis, au Canada et dans toute l'Europe, Frank Braley se produit avec des formations telles que l'Orchestre national de France, le Philharmonique de Radio France, les orchestres de Bordeaux, Lille, Montpellier et Toulouse, ainsi que l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig, le London Philharmonic, les orchestres de la Suisse romande et de la Suisse italienne, l'Orchestre de la radio de Berlin, l'Orchestre national de Belgique, l'Orchestre royal de Copenhague, l'Orchestre de Trondheim, le Tokyo Philharmonic, le Boston Symphony Orchestra.

 

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En hommage à son père disparu, qui fréquentait souvent la salle de ce prestigieux théâtre des Champs Elysées pour assister à des concerts.

Yasmina Reza, est venue nous lire quelques extraits de ses œuvres «  nulle part » et  Hammerklavier »…….., l’auteur nous met en situation et nous donne le temps de la réflexion par ses silences. Accompagnée par le talentueux pianiste Frank Braley qui a interprété quelques  belles pages de Schubert, Bartók, Bach, Chostakovitch, Beethoven.

 

Rencontre entre lecture et musique. La force des mots à la rencontre de la musique des grands compositeurs.

Un excellent moment à la rencontre de deux grands talents.

 

Frank Braley a interprété :

 

Impromptu en do mineur no1 op 90 de Schubert

 

Danses populaires roumaines pour piano  no  3, 5, 6 Bartók 

 

Moment musical  en fa majeur no 3 op 94 de  Schubert

 

Concerto italien en fa majeur BWV 971 de  Bach 

 

Préludes et fugues op 87, no 4 en mi mineur, no 8 en fa dièse mineur, no 5 en ré majeur, et no 16 en si bémol mineur de Chostakovitch

 

Sonate no3  op 2 no 3 de Beethoven.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 17:50

 Tahar Ben Jelloun

Ecrivain et poète franco-marocain. Né en 1944 au Maroc.

 Elu membre de l’Académie Goncourt, il  fût lauréat du même prix en 1987, pour  "La Nuit sacrée "

Son œuvre est importante.

Il est l’un des écrivains le plus traduit dans le monde.

Lettre à Delacroix

  livre

 

L’auteur  rend hommage à l’artiste, il nous emmène dans son univers et fait le lien entre la peinture et le Maroc.

Excellente description, à la lecture on voit les tableaux baignés de lumière et les couleurs d’Afrique du nord, tout en voyageant à travers les paysages marocains.

C’est également à cette période que nait le mouvement orientaliste.

A lire absolument.

Aux éditions Folio

 

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26 juillet 2010 1 26 /07 /juillet /2010 13:23

Le Gandhara, royaume ancien de l'Afghanistan et du nord-ouest du Pakistan, centré sur la vallée de la Swât et de la Khaboul, deux affluents de l'Indus.

Les villes principales Taxila, Peshawar, Kapishi, aujourd'hui Begrâm, étaient des centres culturels importants, sous l'autorité des satrapes (gouverneurs d'une région) indo-grec, allant de la période -30, puis sous celle des kouchans allant au moins jusqu'au III eme siècle.

 Ces villes étaient aussi des centres commerciaux entre l’Inde et l’Occident.

  Les satrapies, instituées par Alexandre, lors de la conquête de l’Inde. Satrapie de l’Indus supérieur donc  le Gandhara, gouvernée par Nikanor, l’Indus moyen, comprenant le royaume de Taxila et l’ouest du Panjâb dirigée par Philippos, et l’Indus inférieur couvrant le Sind, et la côte, pouvoir partagé par Oxyartès et Péithon.

 

Le royaume indo-grec est né pendant la période hellénistique, qui a conduit les grecs jusqu’en Asie du sud, où ils ont établi le royaume indo-grec. Son territoire s’est étendu du nord et nord-ouest du sous continent  indien. Ce royaume a existé pendant deux siècles, et a connu trente souverains avant de disparaître à l’époque de l’avènement du Christ.

Les rois indo-grecs, régnèrent sur une civilisation composite, cette civilisation, a su faire la synthèse des différentes influences qui présidèrent à la formation de leur royaume, cela s'est traduit dans l’écriture, le langage, la monnaie, la religion et la pensée. A la croisée des mondes bouddhistes, hindous et hellénistiques. Cette culture a disparue à l’époque des indo-scythes, ( les indo-scythes, branche des Saces ou scythes, indo-européens qui ont migrés de la Sibérie du sud en Bactriane (Bactriane, région importante de l’Asie centrale comprenant, l'Afghanistan, le Pakistan, la Chine, du  Tadjikistan, de l'Ouzbékistan et un peu du Turkménistan, située entre les montagnes de l'Hindu-Kush et la rivière Amou-Daria), en Sogdiane (Sogdiane, région historique recouvrant en partie l'Ouzbékistan, le Tadjikistan et l'Afghanistan , englobant les villes historiques de Samarcande et Boukhara et la vallée irriguée de Zeravchan , elle se situe au nord de la Bactriane), au Cachemire jusqu’en Arachosie (Arachosie, région antique située au sud-ouest de l'Afghanistan ), puis en Inde, du milieu du II eme siècle avant Jésus Christ au 1er siècle avant Jésus Christ.

L’Empire Kouchan, fut un État qui, à son apogée, vers 105-250, s’étendait du Tadjikistan  à la mer Caspienne et à l'Afghanistan, et vers le sud, à la vallée du  Gange. Il disparut à l’invasion des Huns Hephtalites au V eme siècle. La dynastie Tokhare qui s’y était établie au 1er siècle avant Jésus-Christ favorisa l’essor, de l’art gréco-bouddhique du Gandhara.

Cette zone était  fertile et peuplée depuis longtemps, parsemée de reliefs aux forment abruptes où se trouvaient bien souvent les temples bouddhiques.

Les fouilles eurent lieues sur le royaume voisin de Taxila, Alexandre Legrand y avait été accueillit. Plusieurs villes furent découvertes, les monastères bouddhiques de différentes époques se situaient dans les collines autour.

Les fouilles ont apportées des découvertes importantes : abondance des monnaies, des bas-reliefs en schiste quelque fois en stuc. Un monde paradoxal par la diversité des sources d’origines différentes qui ont su en parler, des textes grecs et chinois.

Pour le pèlerin chinois, le Gandhara est terre de légende, seconde terre du bouddhisme.

L’art du Gandhara est célèbre pour son style bouddhique,. Fusion d’influences indiennes et hellénistiques au cours des siècles, qui suivirent  l’expédition d’Alexandre Le Grand en Asie centrale au IV eme siècle avant Jésus Christ. Dès le 1er siècle, sous la dynastie Kouchane on trouve le style Gandhara, Il disparaît au V eme siècle avec l’invasion des Huns blancs.

Le bouddhisme du Gandhara, est un mélange d’influences indienne, perse et Hellénistique, il a vu la naissance du Mahayana et a influencé le bouddhisme de l’Extrême-Orient.

Les premiers missionnaires en Chine, les sutras provenaient des régions indo-grecques et kouchanes.

Une influence aussi s’exerça sur le bouddhisme tibétain. Les manuscrits bouddhistes les plus anciens viennent du Gandhara ; ils sont écrits en gandhari, langage du royaume, cette langue est dérivée du sanskrit

 Le fondateur du bouddhisme tibétain serait né au Gandhara, à Padmasambhava.

 

A l'exposition, nous allons découvrir cet art gréco-indien empreint au monde Hellénistique.

 Le site de Taxila, Fouillé dès 1920 (John Marshall), il se situe proche d’Islamabad. C’était un centre d'étude bouddhiste antique, relié à la  route de la soie par le passage de Khunjerab, il attirait des étudiants de l'ensemble du monde bouddhiste ancien. Le site est en plein épanouissement entre le 1er et le V eme siècle, ainsi que Peshawar. 

il abrite 3 villes :

Une gréco-indienne : Bhir Mound

Les ruines de la ville forment une zone irrégulière mesurant 1km du nord au sud et 600 m de l’est en ouest.

La couche des ruines la plus ancienne date de l’origine au  V eme siècle avant notre ère ou :

Niveau IV- 6, 5 avant JC

La seconde couche du IV eme siècle avant JC, elle existait au moment de l’invasion d’Alexandre Le Grand ou :

Niveau III- 4 avant JC conquête d’Alexandre

La troisième couche est de la période de la Maurya, roi de l’Inde III eme siècle avant JC ou :

Niveau II -3 eme avant JC

La quatrième période, les constructions  après la période de  Maurya ou :

Niveau I- 2 eme avant JC et plus.

 

Une autre Gréco parthe : Sirkap

Site sur la rive opposée de la ville de Taxila, construit par les gréco-bactrien . Ce site  a été construit selon les hippodamien (Hippodamos de Milet, architecte grec, urbaniste), les plans caractéristiques grilles des cités grecques, organisé autour d'une avenue principale et quinze rues perpendiculaires, couvrant une surface d'environ 1200x400 mètres, avec un mur d'enceinte 7.5 mètres de large et 4,8 kilomètres de long. Les ruines sont de caractères grecs, semblables à ceux d' Olynthe en Macédoine.  

Niveau VII – pré-bactrien

Niveau VI – Début des bactriens

Niveau V – bactriens 190-90 avant JC

Niveau IV – Saka indo-scythes

Niveau III – Saka

Niveau II – Saka tremblement de terre 30 avant JC, domination Parthes.

Niveau I – fin des Parthes vers 5 eme siècle après JC

La troisième  Kouchan : Sirsukh

Cette ville a été fondée par les Kouchans, la dernière des grandes villes de Taxila. Le mur de la ville est d'environ 5 kilomètres de long et environ 5,4 mètres d'épaisseur. Il couvre une superficie d'environ 2300 x 1000 mètres en direction est-ouest, il est aménagé dans un style typiquement d'Asie centrale, avec des banlieues. Cette ville n’était pas habitée lorsque les Huns blancs envahirent le Pendjab au Ve siècle. 

 Autour des fondations bouddhiques plus tardives. Développement de l’art du stuc, proche de celui d’Hadda (Afghanistan).

 

Les œuvres présentées à l’exposition viennent pour la plupart de Taxila, de Sirkap, de Lahore. Environ 200 pièces, soit en or, en stuc, en schiste. De grandes photos permettent d'avoir une vue sur certains sites.

Ci-dessous Taxila.

site tax

On découvre :

Un Ivoire de Nisa (capitale des Parthes 250 avant JC), imprégnée de l’influence hellénisante de la Badriane grecque.

L’Athéna du musée de Lahore (ville du Pakistan), vraie ronde-bosse.

Bas-reliefs du Gandhara témoignent d’une atmosphère perméable aux apports venus de l’Occident, dans leur sens du mouvement de la profondeur. Le souvenir des grecs s’est gardé jusqu’à l’époque Kouchane, du temps de l’empereur Kanishka 120-146.

En suivant le parcours de l’exposition, dans la première salle:

Un bas relief "la légende d’Asoko ", un  stupa et un reliquaire (trois joyaux du bouddhisme) décor palmettes.

Un autre bas relief montre la retraite de Bouddha et un autre le culte de stupa.

Une vitrine est réservée au centre de Taxila :

Une femme debout, une feuille de vigne, patère à manche époque niveau II, une tête de faune Sirkap

Un miroir, une bouteille et un pot à fard.

Une autre vitrine présente des pièces de la période Sirkap II, Aphrodite, pendentif décor de cavalier, une bague, une divinité aux lions, fragment de femme assise, Harpocrates (ci-dessous).

tax

Les soldats de Mare, décor motifs floraux (ronde-bosse) du Gandhara motifs sur d’autres pièces de Lahore, stèle avec les soldats.

Autre bas-relief, "les frères Kasyape éteignant l’incendie de Mare".

bouda gandhara Bouddha de Ganghara

Dans une vitrine : un reliquaire en forme d’architecture, lion (Taxila), l’adoration du stupa, Bouddha assis style de Mathura, reliquaire en forme de boite.

Des boucles d’oreilles en or ainsi qu’une  broche Amour et Psyché, broche à motif de croissant, pendentif, figurine femme debout époque (Sirkap niveau III)

Une reproduction en photo du site de Peshawar en fond représentation d’un banquet, une tête de femme de Taxila, tête masculine, une tête de moine , lotus, Taxila.

Stupa de Sikri  Lahore.

Dévot portant un reliquaire de Taxila au Swat.

Dynastie Kouchane 1er et 3 eme , empire nomade qui s’installe sur les débris de la Bactriane grecque (statue).

Quelques bas-reliefs, un ascètes sur arcature indienne (Butkara III), dévots et Bouddha assis, l’école, visite en palanquin, musique et danse. Fragment de torchère, tête à turban (en vitrine)

 pak

 

Le retour au palais (Swat), la conversion du naga Apalala.

Photo du site de Ranagat.

Représentation de la femme à la fleur, statue en pied tenant des lotus. Buste de femme Bukkara (I) Harmika, scène de la vie de Bouddha, tête de Bouddha Bukkara (I). Dévot avec putti et guirlandes.

Reliefs de la vallée du Swat, ce site évoque le temple de Bel à Palmyre, style graphique, atmosphère romane. Le sommeil des femmes bas-relief, lion, Sahghao.

Yraksa (II) Taxila dans une vitrine un couple de Yakse, une torque, un collier niveau III, encensoir (IV), palette à fard, Apollon et Daphné (IV) Taxila.

D’autres bas-reliefs : chapiteau décor de quadrige Buthare (I), vendanges, scènes érotiques.

Le thème du vin et des vendanges est évoqué.

Thème trouvé fréquemment au Gandhara, souvent paradoxale au contexte bouddhique (période ancienne) rapportés des légendes grecques.

Augrupèdes musiciens.

Jataka légende bouddhique.

Gandhara veut dire peuple. Situé au-delà de l’Hindus kush.

Chronologie :

IV avant JC

III empire mauriya

II Royaume indo-grec

I invasions scytho-parthes.

Athos assis, palette à fard, Athos buste, Dieu du fleuve en vitrine

Des bas-reliefs représentent des scènes de banquet.

stele Aphotéose bouddhique

Extraits du catalogue de l’exposition.

Très belle exposition à ne pas manquer qui permet de découvrir ou redécouvrir cet art métissé.

AU Musée Guimet Paris - Jusqu’au 16 aout 2010

 

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Published by Tinou - dans Exposition
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